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Charles Dereeper

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115 ans de cours boursiers pour gérer correctement son argent en cas de BREXIT agité (édito écrit)

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Nombre de commentaires : 2 réactions
J'aime beaucoup les perspectives historiques économiques. Cela permet de se recadrer, de sortir la tête du guidon et de réfléchir SYSTEME loin de tout le brouhaha humain.

Ci dessous, je vais vous présenter un premier graphique qui représente 115 ans de cours boursiers aux USA.

115ans cours boursiers


Ce graphique calcule la progression des actions américaines en déduisant l'inflation mais en ne prenant pas en compte les dividendes (les dividendes qui n'intéressent pas grand monde en France représentent pourtant la moitié des bénéfices à long terme. Il faut croire que les épargnants préfèrent s'illusionner avec la valeur faciale des indices boursiers qui montent, dans le vide pendant que la monnaie dévalue avec l'inflation... sinon il y aurait beaucoup plus de chasseurs d'actions à dividendes dans le monde ! Je vous rappelle la formation de Loïc ABADIE sur comment apprendre à sélectionner les bonnes actions à haut dividende ici et ma lettre perso sur les 3 portefeuilles pour être rentier grâce aux meilleurs dividendes ici)

J'aime beaucoup ce graphique car il nous rappelle à quel point les périodes de pure création de valeurs à partir de la hausse des cours (donc inflation déduite et sans dividende) dans l'histoire sont rares et précieuses en tant qu'investisseur.

Donc indirectement, il nous rappelle à quel point investir en mode passif dans des trackers ne mène nulle part...


Et aussi à quel point, vouloir gagner de l'argent avec un capital est élitiste et complexe.

Entre 1900 et 1950, il n'y a pratiquement aucune création de valeurs. Ensuite, les USA vont connaître seulement deux grosses périodes de croissance de la valeur des actions. Voilà tout ce que la meilleure économie au monde a à offrir aux investisseurs... 40 ans de hausse sur 115 ans. Même pas une chance sur deux !!!!

Si vous croyez que l'immobilier est différent, c'est en réalité la même chose mais en pire. L'immobilier ne créé presque pas de valeur depuis 115 ans en net d'inflation. Et je parle du temps qui passe sur 115 ans. Peut être 20 ou 25 ans au maxi du maxi de croissance des prix. Le reste des années, il n'y a pas de création de valeurs. Ce n'est qu'une compensation de l'inflation et de la rentabilité sur loyer. Donc indirectement, la stratégie qui consiste à acheter pour revendre rapidement et encaisser un petit bénéfice reste aléatoire.

Revenons au graphique des actions américaines.


On s'aperçoit que les périodes de croissance alternent avec des périodes de récession qui dure une vingtaine d'années. Au cours des périodes de récession, la baisse de la valorisation des actions atteint 60% sur le Shiller P/E !

Il se trouve que sous l'action des banques centrales et leur politique monétaire, alors que nous sommes aux portes de la déflation, pour la première fois depuis 115 ans, nous avons une création de valeurs pour les actifs financiers et immobiliers en pleine période de récession !!! Le dernier bras de hausse des actions américaines depuis 3 ans est unique dans l'histoire puisque nous avons dépassé le plus haut !

La raison est à chercher du côté des politiques monétaires à intérêt négatif qui rendent les possibilités de placements très limitées.

taux et hausse des actions


En terme de valorisation, nous atteignons désormais un record qui ne bat juste pas la bulle internet des années 2000 ni 1929. Autrement dit, c'est le troisième plus fort excès des 115 dernières années de valorisation des actions.


Doit on alors dans ces conditions placer son argent sur les actions en ce moment en tant qu'investisseur ?

La réponse est clairement NON ! Une toute petite partie éventuellement.


On ne peut séparer les indices boursiers de la croissance économique.

Au niveau du marché de l'emploi et des variations du PIB, l'analyste de la Société Générale Albert Edwards nous propose un graphique qui a prévu l'ensemble des récessions économiques depuis 1975. Un signal de récession est en cours de formation, ce qui confirmerait le graphique de la tendance long terme des actions et de la phase RECESSION toujours en cours.

recession avec chomage


Que penser de la situation économique ?

Les banques centrales peuvent empêcher des marchés baissiers sur les actions, mais elles sont dans l'incapacité de contrer la déflation démographique qui va durer jusqu'à 2022. En outre, elles ne parviennent pas ni à créer de l'inflation sur la consommation ni de la croissance économique. Ces variables dépendent purement de la démographique et des gains de productivité du travail et non de la politique.

productivite


La productivité stagne, comme si on avait touché un plateau. Les nouveaux gains deviennent faibles. Il faut attendre une nouvelle révolution techno comme la robotisation généralisée.


Quelle question je me pose ?

On comprend bien que dans ces conditions, l'écart entre les cours boursiers artificiellement haussiers et la réalité économique ne peut tenir qu'à la condition de ne pas dépasser un certain niveau.

Si la récession économique s'enclenche comme le montre le marché du travail, les bénéfices des entreprises vont chuter et augmenter mécaniquement les niveaux de valorisation si les actions ne baissent pas.

Le dilemme va augmenter pour les investisseurs. Qui écouter ? L'argent gratuit des banques centrales ? Ou l'ajustement mécanique des prix boursiers à la baisse ?


Mon pronostic

Je ne suis pas pessimiste comme le sont la majorité des analystes qui nous parlent de fin de système. Regardez le nombre de fois que chaque mois, la fin du monde a été annoncé. Cela dure depuis des années. Et rien... Même en 2016, la fin du monde n'a pas eu lieu. On pourrait même dire qu'on a plutôt la paix avec la crise.


Je pense une énième fois que la fin du monde va piéger les investisseurs.

Un marché baissier de court terme est nécessaire. Entre 10 et 20%.

Cela va être le rush intellectuel. Ca y est, la fin du monde est en cours. La crise de la crise que tout va s'écrouler. Le Bitcoin va monter, l'indice VIX va exploser et si la Fed est sympa, elle va laisser l'or monter un peu.

A -20%, les gens vont se faire pipi dessus et là, au milieu de nulle part, sans qu'il n'y ait aucune news, à nouveau, les banques centrales vont siffler la fin en silence et vont remonter les indices boursiers au forceps.

Tout ce délire va bien nous occuper 6 mois...

Au niveau économique, les médias deviennent dingues dès qu'on a une récession économique. Avez vous noté que ces récessions sont ridicules, genre -1% de baisse de PIB sur 12 mois ?

Nous pourrions plus sérieusement parler de stabilisation et de plateau.

Même à -2% de baisse de PIB sur 12 mois.

Une vraie récession comme la Grèce ou l'Espagne, c'est du -10 à -30% sur 3 ans.


Quelle est la probabilité que l'Europe et les USA fassent un -20% sur 3 ans de leur PIB ?

Avec quel trigger ?

Une crise de la dette ?

On le voit avec le Japon, les banques centrales peuvent imprimer massivement sans perdre le contrôle de l'inflation grâce à la démographie.

Non, désolé, mais je ne vois pas de vraie récession à l'horizon, juste des stagnations capables de faire faire aux indices boursiers -20 à -30% en mode panique, DONT IL FAUT ABSOLUMENT SAVOIR PROFITER EN ACHETANT !

Charles Dereeper

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2 Commentaires

  • Lien vers le commentaire amaury jeudi, 23 juin 2016 02:20 Posté par amaury

    Il faut prendre en compte les dividendes. Jeremy Siegel, qui a ecrit d'excellents ouvrages sur les marches actions, a demontre que sur le long terme, les dividendes constituent 80-90% du rendement des actions. Un epargnant qui se constitue un pactole pour sa retraite sur une periode de 30-40-50 ans doit avoir la discipline de reinvestir tous les dividendes.

    Un excellent article sur le sujet, il date un peu, mais le principe reste inchange.

    http://www.dividendgrowthinvestor.com/2008/08/dow-370000.html

    Meme cette grosse merde de CAC 40 est a plus de 10000 si on prend en compte les dividendes, soit 2 fois et demi le niveau actuel.

    https://www.euronext.com/en/products/indices/QS0011131834-XPAR

  • Lien vers le commentaire david mercredi, 22 juin 2016 19:41 Posté par backlash

    Bonjour Charles, 

    Si on regarde dans le rétro, effectivement, et par exemple :
    CAC MARS MAI KRACH

    ... on pouvait deviner - dans les grandes lignes - ce premier semestre.
    Je n'ai pas ré--actualisé le graphe mais on s'apperceverait que je me suis planté d'un mois : il ne faut pas lire mars 2016-3830/4028 pts mais février 2016-3892 pts, et avril 2016-4607 pts au lieu de mai 2016-4556 pts.

    Bon ça peut paraître simple comme ça, après coup,  puisqu'on sait maintenant depuis quelques semaines qu'on est dans un range bien précis, mais je ne voyais pas (dès début février) beaucoup plus haut que 4600 pts. L'avenir (et peut être dès cette semaine) me donnera peut être tort ....

    J'ai d'ailleurs publié hier des graphes comparatifs permettant de comprendre pourquoi ces 4600 pts ont été atteints justement en avril et non en mai (comme je le pensais donc il y a quelques mois) ... c'est une triste histoire d'anniversaire !

    Bref tout ça pour dire que : oui, je pense qu'on est en séquence baissière; mais je pense néanmoins d'une ampleur supérieure à ce que vous imaginez.

    Le hic ! c'est que je ne suis qu'un profane, non un professionnel des marchés; donc je me méfie grandement de mes observations :-)

    Cordialement