Vous n'êtes pas membre (devenir membre) ou pas connecté (se connecter)
Jean Christophe Bataille

Jean Christophe Bataille

Je suis le chroniqueur économique et financier : http://futures-trading.fr/

Mes faits d'armes : avoir conseillé d'investir largement sur le marché boursier en mars 2009 alors que le CAC 40 était à 2500 et avoir prévu le délitement actuel des monnaies.

J'anticipe une sortie de la crise actuelle par la stagflation."

promospeciale

Stratégie sur EUR USD en pleine salade grecque

Audience de l'article : 1180 lectures
Nombre de commentaires : 0 réactions
Les négociations avec les grecs prennent un tour nouveau avec la proposition de referendum d’Alexis Tsipras pour le 5 juillet. Les européens sont appelés à maintenir leur programme d’aide jusqu’au jour de la consultation populaire. Le Melenchon grec, qui comme tous les gauchistes de la planète, pense que l’argent tombe du ciel, refuse catégoriquement de pratiquer une politique plus libérale. Le nouveau programme de réformes proposé par Athènes, proche de celui de Francois Hollande avant l’arrivée d’Emmanuel Macron, repose principalement sur des hausses d’impôts directs et de cotisations sociales et non sur des économies, ce qui est profondément récessif. Ce programme n’obtient pas l’accord des européens qui demandent une assiette plus large des prélèvements et des économies budgétaires plus substantielles. Le plan de réformes des créditeurs repose sur un recul de l’âge de la retraite, de nouvelles baisses de salaire dans la fonction publique, une augmentation de la TVA et la fin des exemptions fiscales dans les îles.

Les télévisions grecques rapportent que des files d’attente se sont formées devant des distributeurs d’argent de la capitale après l’allocution de Tsipras. Le bank run a largement commencé et les banques du pays manquent cruellement de liquidités.

Je ne me prononcerai pas sur les perspectives de résultat du vote mais il nous faut affiner notre stratégie de trading en tenant compte de cette nouvelle convocation aux urnes. Nous avons jusqu’à présent anticipé un accord boiteux avec prolongement des négociations, qui ferait baisser progressivement EUR USD. Alexis Tsipras semble être allé au bout sa logique et a bien compris que ses promesses électorales irréalistes ne pourraient pas être tenues devant la fermeté des créanciers. La partie de poker est terminée.

Trois nouvelles positions short ont été prises pour le compte Futures vendredi soir à la clôture avant d’avoir eu connaissance du referendum qui a été annoncé une heure plus tard. Bizarrement, le cross qui formait un biseau, est remonté de façon inattendue en haut de canal 11 h 56 … J’ai shorté sur l’oblique supérieure.

Cela fait en tout cas une construction de 10 lignes en tout, acquises en pyramidant depuis 1.1280.

Que va-t-il se passer dimanche soir sur le Forex ?

Si les investisseurs anticipent un rejet de la proposition des créditeurs au referendum, le compte est prêt à profiter du plongeon.

Mais si les marchés restent dans l’incertitude ou anticipent un oui au referendum, la volatilité va encore fortement augmenter.

Les stops sont en place partout sur le compte Futures. Stop loss sur les positions basses, stop break even sur les moyenne et stop win sur les plus hautes. Il est possible qu’ils soient activés dimanche soir ou les jours suivants et il va donc falloir adapter les positions.

Contrairement à certains analystes, je pense qu’en cas d’accord entre les grecs et leurs créditeurs lors du referendum, EUR USD risque de baisser après une hausse symbolique saluant la fin du conflit.

Il est en effet possible que le marché vende rapidement la nouvelle après une victoire le 5 juillet et que la théorie de la divergence reprenne ses droits en faisant chuter la paire. Avec la baisse de l’aversion au risque, les taux obligataires européens pourraient se détendre, les spreads de taux avec les US augmenter et EUR USD chuter malgré tout. Rajoutons qu’une résolution du problème grec procurerait beaucoup plus de sérénité à la FED pour déclencher la première hausse des taux américaine.

Ensuite, les actifs en euros ont été largement couverts contre le risque de change avec la crise grecque. En cas d’issue favorable, les dénouements de positions de couverture pourrait créer des flux négatifs sur l’euro et faire baisser la devise au lieu de la faire monter.

Je souhaite donc plutôt rester dans une stratégie short, la plus sensée jusqu’au niveau 1.1070, bas du canal ascendant en base journalière.

La seule difficulté serait d’absorber la montée transitoire du cross en cas d’anticipation d’une victoire du oui au referendum par les marchés. Il faudrait dans ce cas gérer les positions pour sortir systématiquement en break even ou en stop win et shorter à nouveau dans la rechute de la paire. Si, au contraire, les marchés continuaient à évoluer dans le pessimisme, il suffirait de laisser filer. L’incertitude reste majeure …

Bonne semaine  !
Poster un commentaire