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Voici comment des fraudeurs dissimulent une partie de leur capital dans les transactions immobilières

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Imaginiez que vous disposez d'un capital important en liquide que vous voulez trouver une façon de l'utiliser dans l'optique de diminuer l'ISF.

Quelle solution peut éventuellement s'offrir à vous ?

Dans le documentaire publié sur complément d'enquête, un journaliste d'investigation s'est mis dans la peau d'un riche contribuable. Il s'est lancé dans la prospection de maisons avec un agent immobilier sur la côte d'Azur.

Acheter avec du liquide un bien immobilier est il possible ? C'est ce que nous allons voir !

Première visite, la demeure est estimée à 1 200 000 €. Le propriétaire s'est vu proposé 200 000 € en liquide de la part de l'acquéreur, notre cher journaliste. Le vendeur accepte directement sans fioritures.

Lors de la seconde visite, nous avons cette fois ci un bien estimé à 1 800 000 €. L'acheteur a proposé le double pour un règlement en cash, c'est à dire 400 000 €. L'agent immobilier va même décider d'augmenter cette somme à hauteur de 500 000 €.

Plus tard dans la voiture, ce dernier évoque la pratique comme "courante" de régler partiellement ces biens en cash dans le secteur. Pas besoin de justifier de l'origine des fonds. Selon lui, il n'y aurait aucun problème. Il affirme qu'il est tout de même préférable de lui en parler au préalable, avant de rentrer dans le vif de la négociation avec le vendeur, car cela s'avère plus avantageux pour le futur acquéreur.

Au total, quatre visites seront effectuées dans la journée. Pour toutes, le résultat se relèvera hautement positif : l'argent liquide est le bienvenue dans le cadre d'une transaction immobilière !

Le reportage devient encore plus passionnant quand il aborde le sujet des transactions opaques. Eric Vernier est un spécialiste fiscaliste dans ce domaine. Pour lui, il n'y a pas de doutes. Certains quartiers de la côte d'Azur seraient touchés de plein fouet par ce phénomène. En majorité, ce sont des richissimes russes qui œuvreraient dans ces pratiques obscures.

Notre spécialiste nous explique aussi l'intérêt pour certains contribuables aisés, d'acheter une villa puis de la revendre mais moins chère que son prix initial.
Par exemple, le fraudeur achète une maison pour 3 000 000 € (argent dont on ne connait pas l'origine des fonds). Il la revend ensuite à 2 000 000 €.

Mais pourquoi donc ? Selon Eric Vernier, l'argent salle n'a aucune valeur marchande. Le but de cette manœuvre est de laver son capital et de le rendre propre aux yeux du fisc. Pour arriver à ces fins, le vendeur serait prêt à perdre 20 à 30 % de la valeur faciale initiale du bien.

Dans le cas évoqué précédemment, on enregistrerait un déficit d'environ 33 % !

Si vous n'avez pas d'argent à laver, mais que vous souhaitez investir dans l'immobilier sur le créneau des biens luxueux, cela peut être intéressant de racheter un bien à ces vendeurs qui offrent une large décote.

William Finck








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