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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

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Si j'étais président, mon programme serait...

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Nombre de commentaires : 5 réactions

Globalement on peut dire, à la louche, que les dépenses publiques se décomposent en trois grands postes

            - Les dépenses de l'Etat: 350 Milliards d'euros

            - La SECU: 450 Milliards d'euros

            - Les collectivités locales: 200 Milliards d'euros.

Le total est de 1.000 Milliards d'euros. Le PIB de la France est de 2.000 Milliards  d'euros. Donc l'Etat dévore 50% de la totalité de notre produit national. Je ne suis pas sûr qu'il intervienne favorablement dans ma vie pour 50%. Il est clair que c'est un peu trop. Mais aussi, c'est mal fait, de façon injuste pour le moins. 

Si nous partons de ces chiffres et que nous essayons de clarifier la situation pour éviter, les mêmes causes produisant les mêmes effets, de finir par une révolution comme celle qui coutât la vie au roi Louis XVI endetté à ce niveau, voilà ce qui pourrait être fait:

            Suppression de la SECU. Tout en maintenant des dispensaires pour les soins aux démunis et une retraite minimum accordée à tous. Le reste doit dépendre d'assurances privées. Economie 300 M€.

            Diminution générale  de l'intervention de l'Etat centralisé ou décentralisé (collectivités locales) économie 200 M€.

Le budget global se trouve ramené à 500 M€. Soit un peu moins de 30% du PIB. Voilà qui devient raisonnable.

Nous conservons la TVA qui rapporte 200 M€.

Il nous reste à trouver l'assise des 300 M€ restant. C'est là que nous pouvons rêver.

            1° Acte: Suppression de tous les impôts et charges: sur  salaire, sur capital, sur immobilier, sur carte  grise, sur les transactions, sur les produits pétroliers…. Tous sauf la TVA, restant à son taux actuel.           

            2° Acte: Prélèvement de 30% sur le PIB. Ce prélèvement se ferait de deux façons:

A) Un impôt unique de 30% sur tous les salaires, sans progressivité. Cet impôt  taxerait tous les revenus.

B) Ensuite les entreprises collectives  ou unipersonnelles devraient inclure dans leur capital, 30% de parts pour l'Etat. Ainsi l'Etat serait actionnaire à hauteur de 30% de tous les moyens de production. Ces parts ne lui donneraient pas de droit de vote, donc pas de droit sur la conduite de l'entreprise qui resterait la prérogative de l'entrepreneur. A travers cette solution l'Etat percevrait 30% du PIB. Mais son prélèvement ne toucherait que des bénéfices distribuables, les entreprises conserveraient intacte leur capacité d'investissement et de développement.  

Le capital ne serait pas imposé, il est l'outil essentiel de l'économie.

            3° Acte: Nous avons levé 600 M€ sur le PIB (30% de 2.000 M€), et 200M€ de  Tva, soit en tout 800 M€. Il  devra être intégrer une règle constitutionnelle qui obligera l'Etat à diviser son budget en trois parts, un tiers de fonctionnement, un tiers d'investissement et un tiers d'économies ou fonds souverains qui ne pourront être ni dépensés ni donnés en garantie.

Au final, l'Etat disposerait de: 266 M€ pour son fonctionnement, 266 M€ pour ses investissements et il mettrait 266M€ de côté tous les ans.

Ce n'est pas un beau rêve ça...et de plus complètement réalisable. Un peu trop simple vous dirons nos cranes d'œuf de l'ENA, nos Inspecteurs Généraux des Finances…laissons les dire. Nous ont-ils fait rêver... ne serait-ce qu'une fois ?

Cordialement. Henri Dumas 

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5 commentaires

  • Lien vers le commentaire Henri Dumas jeudi, 06 octobre 2011 22:35 Posté par Henri Dumas

    Il y a de nombreuses années, un jour, à l'île Maurice, client du Club Méditerranée, je fus transporté de l’aéroport au village, en compagnie d'une centaine de touristes, dans deux bus. Pendant le trajet les conducteurs se mirent à faire la course, allant jusqu'à couper les moteurs dans les descentes, pour gagner en vitesse. Face à cette folie, je me suis insurgé. J'étais le seul, on m'a recommandé de "la fermer", on était en vacances pour rigoler. Effectivement tous encourageaient la course des chauffeurs. C'est un peu ça votre encouragement à l'entretien de l'Etat providence, une bande de joyeux lurons qui foncent avec joie vers le mur.
    Vous confondez charité, amour de son prochain, respect du groupe et de la nation, avec la fête à Neuneu.
    Hayek explique parfaitement la nécessité pour l'économie d'être libre. Effectivement l’interventionnisme de l'Etat nous mène à la ruine. La discussion n'est malheureusement pas possible, pour discuter il faut être deux et avoir au moins quelques bases communes. Sinon il y a lieu de parler de polémique. Ce n'est pas mon objectif en essayant d'imaginer une simplification à une organisation qui nous tue à petit feu et nous entraîne vers une ruine commune, vers des choses déjà vues, que personnellement je ne souhaite pas revoir. Pour finir, je n'ai pas besoin de votre compassion et je ne partage pas votre mépris. Le fait que vous ne distinguiez pas clairement l'avenir ne me donne pas envie de vous mépriser.J'ai du respect pour tous les hommes, y compris pour ceux qui se trompent.
    Cordialement. H. Dumas

  • Lien vers le commentaire Henri Dumas jeudi, 06 octobre 2011 17:49 Posté par Henri Dumas

    Bonjour,
    je répondrai à vos questions par des questions:
    Pourquoi votre retraite serait un problème mis sur le compte de la collectivité? Pourquoi votre assurance maladie serait-elle aussi mise sur le compte de la collectivité? Ne vous sentez vous pas responsable de votre vieillesse et de votre santé? Etes-vous un bénéficiaire de l'Etat providence? Pensez alors à ceux qui payent pour vous, ont-ils le droit de refuser d'être ruinés pour vous?
    En réalité, rien ne justifie cet affrontement stérile. Soyons plus simples. Souhaitons simplement la richesse pour le plus grand nombre. Cela ne peut se faire qu'en laissant l'économie libre. Il sera ensuite temps d'aider, sans les juger, les plus démunis.
    Cordialement. Henri Dumas