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Gilles Janssen

Gilles Janssen

Amoureux de la vie et passionné par la finance, ma conception de la vie est qu’elle ne se vit pleinement qu’à condition d’être libre, càd libre de nos schémas mentaux et donc également des attentes diverses, internes et externes, qui pèsent sur nous. Est-ce réellement atteignable ? Aucune certitude… mais s’en rapprocher me passionne.

Pour les attentes internes, chacun sa m***** et doit créer sa propre voie. Pour les attentes externes, je ne vois que trois façon d’y arriver : L’acceptation totale de sa condition, se retirer loin de tout (idéalement en groupe qui partage ta vision) ou l’indépendance financière. Je me suis lancé dans cette troisième option.

Plus pratiquement, j’ai 15 années d’expérience dans la finance et quelques expériences d’entreprenariat, dans l’immobilier principalement mais également une en e-commerce.

Chacun doit construire sa vérité, que ce soit en ce qui concerne la gestion de son patrimoine ou dans la vie en général, et j’espère que mes réflexions vous permettront d’enrichir les vôtres.

« L’expérience compte plus que le résultat… …qui de toute façon nous dépasse et ne nous appartient pas »









 

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Gérer son patrimoine en 2020 : Compte en banque, placements… et émotions !

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Cet article repose sur les constats et conclusions énoncés dans mon article précédent :

http://www.objectifeco.com/economie/politiques-economiques/banques-centrales/le-grand-reset-a-l-oeuvre-la-suite-des-operations.html

Avant toute chose, je tiens à préciser que :

- Je ne suis pas trader et je ne vise pas de détention d’actif à moins de 6 mois en général. Je ne joue donc pas les rebonds techniques et autres mouvements de court terme.

Par nature, le futur est incertain et que savoir prédire l’avenir est un don que je n’ai pas. Ce qui importe c’est d’avoir plus souvent raison que tort, ainsi qu’un money management approprié.

Chacun ne doit agir qu’en fonction de ses convictions, cela parait évident, mais également de manière détachée de ses émotions. Pour cela, il est important de se connaître et de connaître les biais cognitifs humains afin de mener une analyse hors de l’émotionnel. Je partage un tableau des principaux biais ci-dessous pour ceux que cela intéresse. Enfin, n’hésitez pas à challenger vos opinions auprès d’autres personnes compétentes, si possible ayant des positions opposées aux vôtres.

 

Pour en revenir à la situation actuelle, il est important de comprendre que la durée du confinement va avoir un impact important sur vos décisions en gestion de patrimoine. En effet, si la récession de la zone euro ainsi que des USA ne semblent faire aucun doute à ce jour, il est important d’être conscient que si le confinement devait être prolongé ou revenir par vague, on assisterait à un fort risque de dépression en zone euro. 

Tout l’intérêt est actuellement d'arriver à redéfinir une stratégie d’investissement à moyen terme qui prenne en compte les bouleversements actuels (taux US à 0%, pétrole à 25USD, évolution des politiques monétaires,…). Cela demande un travail en profondeur pour arriver à identifier les fondamentaux qui pourront soutenir cette nouvelle stratégie. J’y travaille. En attendant, je vous partage la liste de ce qui me semble à peu près certain qu’il ne faut surtout plus avoir en portefeuille:

1. Crédit à taux variable, peu importe la devise. Dans le cas contraire, à hedger ou refinancier impérativement à taux fixe en EUR. Pour les plus averses au risque, soldez-le si vous en avez les moyens et que cela concerne votre résidence principale.

Sur le point du crédit, il me semble important également de réfléchir au-delà de sa petite personne. Je m’explique : Pour faire simple, le boulot d’une banque est de récupérer l’épargne des plus âgés pour le prêter aux plus jeunes. En fonction de la qualité de vos relations familiales, il peut être intéressant de jouer ce rôle entre vous. Par exemple, les (grands-)parents disposant d’un patrimoine en banque qui souvent ne rapporte rien, voire s’érode, pourraient le prêter à leurs enfants dans le cadre de leur résidence principale. Cela présente l’avantage de mettre le patrimoine familial en dehors du circuit bancaire et de faire en sorte que les intérêts ne soient pas payés à un tiers mais qu’ils reviennent dans le patrimoine familial. Il faut évidemment que les parents aient davantage confiance en leurs enfants que dans leur banque et que les deux parties voient cela comme une situation win-win pour éviter que cela ne génère des tensions familiales. Vos relations familiales sont clairement ici plus importantes à considérer que l’aspect financier. Enfin, je recommande fortement de faire encadrer cela par un notaire (équilibre entre frères et sœurs, problème d’impayés, de décès,…).

2. Obligations en euros (attention à vos contrats d’assurances)

3. Obligations high yield ou de sociétés fortement endettées. Attention à toutes les sociétés ayant fait des LBO récemment.

4. Actions de sociétés présentant des ratios d’endettement fortement supérieurs à la moyenne du secteur d’activité.

5. Actions de sociétés générant une part significative de leur CA dans la zone euro et/ou dépendant directement ou indirectement de financements publics.

6. De l’immobilier locatif en zone euro (à moins d’être en cash flow largement positif, d’en faire de la location saisonnière et d’en accepter les contraintes)

En attendant d'y voir plus clair, il me parait essentiel de se séparer de ces actifs et, avec le reste, la seule stratégie valable est évidemment de n’avoir que du cash – réparti en plusieurs devises -, dans une banque solvable, et de l’or. Mais vous ne m’aviez évidemment pas attendu pour savoir cela. 

J’en profite pour partager un classement des banques les plus sûres de 2018 (pas trouvé de plus récent):

https://www.gfmag.com/magazine/november-2018/worlds-safest-banks-2018

Je ne me suis pas intéressé à la solvabilité des brokers mais si quelqu’un à des infos là-dessus, ce serait intéressant de les partager.

Aussi, il me semble plus indispensable que jamais de prendre le temps d’investir sur soi, pas seulement sur l’aspect intellectuel et matériel, mais également sur la gestion de nos émotions et de nos biais cognitifs car c’est ce qui fait une grande différence en gestion de crise.

Enfin, pour ceux que cela intéresse, notez qu'il n’y a pas de meilleur moment pour faire un don à des causes qui vous semblent importantes. En effet, le risque de perdre de l’argent par la dévaluation/les impôts ou votre banque (taux négatifs, faillite,…) n’a probablement jamais été aussi présent ces dernières années donc à choisir, je préfère soutenir une cause qui m’est chère. Comme la fondation Clinton ou celle de Bill Gates par exemple :-) ahahah

Plus sérieusement, la conscience collective ne s’élève que de manière globale et certaines causes méritent certainement qu’on s’y intéresse. 

A bientôt pour la suite…

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