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Charles Dereeper

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Rédacteur, éditeur, entrepreneur, trader...

Je vis en fonction de l’intuition, du coeur et de la possibilité de mourir à chaque instant. Pas de vie sans création quotidienne !

Je vis en contraste extrême entre Bangkok la sauvage torride et la jungle encore préservée du sud pacifique du Costa Rica. 

Je mets à la poubelle la culture chrétienne et le reste des religions pour neuneus attardés qui veulent nous faire gober qu'il existe trois dieux uniques (car 3 = 1, ben oui quoi, c'est un truc religieux, nous les quiches, on peut pas comprendre, c'est que eux) dont en plus, nous serions séparés (ben oui, si dieu est déjà en nous, on n'a plus besoin de se soumettre à des religieux assoiffés de domination... leur seule solution consiste à nous raconter qu'on est tout seul et dieu est ailleurs. Bien sûr, on peut lui dire bonjour, mais à condition de prendre une carte de membre...).

En fait, en considérant que nous sommes tous connectés ensemble nous les humains basiques, la vie retrouve son sens perdu et on peut se passer sans souci de cette morale catholique bidon...

Sinon, j'ai tenté du mieux que j'ai pu, d'effacer ce que m’ont raconté les profs gochos de mon enfance (yavait du boulot), l'éducation plus qu'inefficace de mes parents et toutes les âneries que l’Etat français a tenté de m’imposer pour me tenir en laisse...

Je suis totalement contre le dogme du profit maximal, qui égare la majorité des humains et qui détruit tout !

J'ai besoin autour de moi de gens électrons libres, insoumis aux normes sociales vicieuses et visqueuses et insoumis à leurs propres peurs !

Un spécial remerciement éternel pour Alain qui en 2001 / 2003 m'a offert le plus précieux des cadeaux.



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Qui est assez fou pour acheter la dette émise par la France ? Réponse : vous à travers l'assurance vie ! L'impact des robots sur les équilibres économiques ! Les bases pour réussir en trading... fin de ma conversation avec Jean Christophe Bataille

Audience de l'article : 5020 lectures
Nature de contenu : Edito
Nombre de commentaires : 3 réactions
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Hello tout le monde

Voici la troisième partie de mon long entretien avec Jean Christophe Bataille.

Dans notre conversation, Jean Christophe m'a fait prendre conscience d'un truc énorme. La dette de la France est achetée par les compagnies d'assurance qui vendent des contrats d'assurance vie sponsorisés fiscalement par l'Etat, que ce soit par une absence d'impôt ou par le biais d'une défiscalisation en héritage.

Comme à chaque fois que je regarde le système France, je retombe sur la même conclusion : les bureaucrates français crééent des systèmes ultra nocifs pour leurs utilisateurs. La santé coûte désormais une fortune en France. Et si on souhaite s'affranchir de la sécu en couvrant son risque médical à l'aide du secteur privée qui coûte beaucoup moins cher bien que les gochos cherchent à nous convaincre du contraire (le méchant, c'est le patronnat qui veut faire du bénéfice...), la violence administrative derrière est énorme. L'Etat français a également favorisé à fond l'achat de logements principaux. Résultat, tous ceux qui ont acheté un logement principal depuis 2007 se font littéralement tondre par rapport à l'option location - 7 ans de stagnation des prix immobiliers rendent les équations négatives. Même logique avec la gestion de l'épargne. Des milliers de milliards sont investis par les français dans l'assurance vie (contre une centaine de milliards dans les PEA), canalisés par les fonctionnaires qui ont besoin de la manne de l'épargne privée pour équilibrer les comptes du pays. Ce sera forcément à terme un piège à con, l'assurance vie va forcément se révéler nocive à terme comme choix. Comme le sera la retraite également. Quoique la retraite, on commence déjà à sentir l'odeur du roussi... Finalement, quand on regarde les grandes missions, on pige rapidement que les fonctionnaires français sont parfaitement incapables de produire des services d'intérêts publiques de manière compétitive. Cela se fait systématiquement au détriment des utilisateurs. C'est renversant de voir ces deux clans s'affronter, toujours au bénéfice du premier qui est théoriquement au service du deuxième clan, alors qu'en réalité, dans les faits, le clan de la fonction publique est comme une tumeur maligne qui est là pour détruire.

A titre perso, je crois aux entrepreneurs et au capitalisme. Je pense sincèrement que si les fonctionnaires équilibraient leur budget et ne cherchaient pas à financer leur trou financier par la force des incitations fiscales, nous pourrions router lénorme épargne des français vers les entreprises au lieu de la stériliser dans de la dette sans fin, des obligations d'états achetées par les compagnies d'assurance qui ne sont que de vulgaires collecteurs de cash pour le compte de l'Etat.

Dans le jeu des grands équilibres économiques, l'entreprise française est la grande perdante, alors que c'est elle qui fournit du boulot aux actifs. Je comprends bien quand les socialistes annoncent créer 50.000 emplois de merde. Evidemment, ils détournent tellement d'argent dans l'appareil d'Etat qu'ils sont mécaniquement obligés de compenser sur le marché du travail l'énorme biais qu'ils introduisent.

Mais pourquoi faire aussi compliqué ? Pourquoi ne pas laisser les entreprises faire le job ? Qui plus est, pourquoi faire confiance à un fonctionnaire qui se fout complet de l'économie et du business ? Notre pays est devenu tellement absurde !

Je ne comprends pas que la France ne saisit pas à quel point les fonctionnaires français détruisent littéralement par leur choix notre économie et volent en toute impunité la sphère privée. Cela me dépasse complet cet aveuglement.

C'est en écoutant les réponses de Jean Christophe Bataille que tout ceci m'est venu en tête ! Il m'a pété le crâne le Jean Christophe. Je le rappelle pas avant un an...

Charles Dereeper



INTERVIEW


Question. Dans le genre de question qui me laisse très perplexe : Qui achète de la dette aujourd’hui ? Qui est assez siphonné pour acheter de la dette de la France ?

Si ! Parce que tant que la France est classée « AAA+ » ; non elle est classée « AAA » ou « AA ». A partir de là, les compagnies d’assurance qui sont obligées de coller de la dette de ce niveau-là, pour un certain pourcentage, tu sais le sovereign etc… elles collent de la dette française dans les supports euro. Je te confirme que je n’ai aucun support euro dans mon patrimoine.


Donc, c’est que de l’indiciel ? C’est que de l’indiciel  pur ? Pour toi, c’est que de la réplique ?

Ce n’est pas de l’indiciel. Ils achètent des obligations et ils les amortissent jusqu’au bout, ce qui pose un vrai problème pour les compagnies d’assurance. Ça, c’est un autre sujet. Comme ils amortissent jusqu’à échéance, si les taux montent, leurs rendements eux vont baisser par rapport aux taux qui sont en vigueur. Tu es d’accord ? C’est pour cela, d’ailleurs, qu’ils ne peuvent garantir les taux. Mais cela veut dire aussi qu’il peut y avoir une espèce de sortie, de bank run, sur les assureurs qui vont vouloir récupérer leur argent, pour le placer sur des obligations qui rapportent plus. C’est pour cela d’ailleurs qu’il ne faut pas que les taux montent. C’est pour cela que la banque centrale européenne ne laissera pas les taux monter, tant qu’on aura une dette en aussi piteux état.

Tout en fait est lié. Tu sais qu’il y a des gens qui ont acheté de la dette italienne, avec des taux à 6-7 %, qui en sont très contents, puisque les taux ont baissé ensuite grâce à l’intervention de la banque centrale européenne. Et qui ont fait du rendement avec une dette qui va être relativement sécurisée par le QE de la banque centrale européenne.


Tu disais tout à l’heure que les détenteurs obligataires seront floués avec l’arrivée d’un QE puisqu’il faut rembourser la dette et qu’il vaut mieux préserver le futur, les générations et les populations, plutôt que de rentrer dans un cycle de déflation et de récession. Tous ces gens-là, tous ces assureurs qui possèdent la dette, ils vont le prendre dans la tête ?

Je crois qu’il y a des petites clauses dans les contrats d’assurance qu’il faut bien lire. Je te répète que je n’ai pas de support en euro. Il est possible un jour que les contrats soient bloqués, par décision de l’Etat, et que l’on ne puisse pas sortir des contrats comme ça. C’est quelque chose de possible. Je n’ai pas dit probable mais possible. Ça dépend combien de temps les taux restent bas, à quel taux d’inflation on va être, etc… Le système, aujourd’hui, de l’amortissement des compagnies d’assurance sur les supports en euro, sur les obligations – parce qu’en gros c’est de l’obligataire, ce n’est pas autre chose –, il n’est pas inquiétant mais il est dangereux. Mais il faut qu’on soit bien d’accord. Je reprends ma phrase : « Avec une déflation, tu tues tout le monde, c’est-à-dire qu’en gros l’économie s’effondre et, là, plus personne ne gagne. Avec de l’inflation ou un peu d’inflation, tu vois l’inflation des années 70, les gens qui ont emprunté dans les années 70 à taux fixe, ils finançaient leurs biens avec des queues de cerises à la fin… Il faut dire que cela a beaucoup aidé l’ensemble des acteurs économiques, qu’ils soient privés ou commerciaux professionnels, parce que l’inflation érodait leurs dettes. Il n’y a pas mieux pour l’investissement que de faire un peu d’inflation. Sans inflation, l’investissement est très difficile.

C’est vrai que les dindons de la farce seront les créanciers obligataires. Alors pas nécessairement de façon aussi nette que l’on dit. Tout cela va s’étaler sur un certain nombre d’années. Tu sais que l’inflation et un impôt indolore, tu me l’as dit d’ailleurs, il me semble que je l’avais lu quand tu l’avais écrit sur ton blog. L’idée, c’est que l’inflation est un prélèvement sur l’économie complètement indolore mais qui nous permet de bien se développer.




Sans rentrer dans le détail. Tu as eu une vie passée d’entrepreneur. J’imagine qu’un entrepreneur, même qui a arrêté, a toujours le doigt sur la gâchette : Est-ce que tu as repéré des secteurs où entreprendre aujourd’hui ?

Par exemple, je surveille en ce moment la robotique, parce que je me dis que cette histoire de robot qui va remplacer le travail humain, c’est quand même plus que probable. Donc, je surveille ça, plus l’impression 3D. Est-ce que tu as des secteurs que tu surveilles ?

Ce que je dis, c’est qu’il faut créer une entreprise dans laquelle on a une vraie compétence.


On peut s’associer avec les gens qui ont les compétences ?

Oui, si tu fais du commerce et que tu as une compétence à côté, oui. Moi, je te dirais le truc qui va le plus progresser : c’est la science médicale.


La biotech ?

Ah oui ! Avec les manipulations génétiques et tout cela. Ça va être énorme. Enorme !


Au niveau entreprenariat, santé, biotech, etc., j’en discute beaucoup avec Sacha, parce que c’est une encyclopédie vivante de tout ce qui est biotech. C’est incroyable et passionnant. Donc ça, tu y crois énormément ?

Je pense qu’on va avoir des révolutions. Tu sais, les gens n’ont pas envie de mourir. Ils n’ont pas envie de tomber malade. On a de nouveaux champs d’investigation, de nouveaux terrains de jeux. Là, l’ouverture elle est forte parce que tu as toute la génomique… C’est énorme. Regarde ce que fait Google : ils veulent empêcher les gens de vieillir. Il y a des choses qui sont jouables. Donc, oui.

Les robots ? Peut-être ? Je ne sais pas.


Ça va tout péter en l’air l’économie en gros. Ça va détonner ! Les premiers vont démarrer en 2015, cela va être quelque chose.

Je ne sais pas s’il faut être optimiste pour cela. Même pour le progrès médical d’ailleurs. Là, il y a une vraie fuite en avant, bien au-delà de la monnaie. Il y a des choses qui sont inquiétantes. Cela va donner lieu à tout un tas de débats et de dérives. Je ne sais pas si tu partages cet avis-là ?


Je pense que cela va foutre en l’air l’économie. C’est les Japonais qui développent cela actuellement, parce qu’ils ont un problème démographique majeur. Ils vont quand même avoir leur population divisée par peut-être 1,5 sous 30 ou 40 ans. J’ai commencé à regarder. Il y a des robots qui font de l’agriculture, qui exécutent des tâches de plus en plus complexes. Je pense qu’il n’y aura plus de travail en fait dans de nombreux secteurs. Il y aura un problème de partage de la valeur ajoutée. Il n’y aura plus de demande solvable en fait. À terme, cela va poser un énorme problème.

Là où tu as raison, c’est : si cet argent va vers des entreprises privées, ces entreprises privées vont faire beaucoup de profit, assez important puisque le coût de main-d’œuvre va diminuer. Mais ces profits, elles vont les redistribuer aux actionnaires et pas à la population. Cela veut dire que la population, elle, va demander une augmentation de l’impôt, puisque qu’il faut bien qu’elle vive. Alors les gens vont consommer mais n’auront plus d’argent pour consommer. C’est terrible !


Je pense que l’on va vers cela. Les robots, cela pose une vraie question. Je pense que les politiciens ne vont rien comprendre et, le jour où ils vont comprendre, ce sera trop tard. Le Japon est extrêmement en avance là-dedans car ils ont une contrainte démographique, encore une fois. Je pense sincèrement qu’il va y avoir un souci économique majeur, parce qu’eux ne l’auront pas, mais ils vont exporter la techno. On le voit de toute façon. Ils ont repris 10 % du marché mondial dans les plasmas… avec Panasonic, il y a 15 mecs qui gèrent 10 hectares d’usine. Tout est fait en automatique là-bas. Pour moi, on est siphonné de ne pas mettre le nez là-dedans. Nous, on est là, à développer des entreprises de services à la personne... C’est dément de passer à côté de cela ! J’ai vu des robots qui cueillent des concombres, des fraises… C’est impressionnant l’outillerie agricole qui est en un train de se développer déjà. Evidemment, on en est qu’au début mais avec ce que l’on sait déjà faire aujourd’hui. J’ai vu des robots avec reconnaissance visuelle pour les concombres, qui doivent avoir une certaine taille, et dès que cela a une certaine taille – crac –, il le met dans le panier. Il circule tout seul 24 heures sur 24 dans la serre. Il n’y a plus aucun travail manuel.

Cela veut dire qu’il faut être propriétaire terrien.


Je ne sais pas ce que cela veut dire mais cela veut dire qu’il faut avoir du pognon.

Avec de la main-d’œuvre pas chère, tu vas pouvoir sortir tout ce que tu veux. Plus de charges sociales, plus rien. Mais tu sais, les Etats vont nous trouver des charges sociales sur les robots. Cela va se finir comme cela. En gros, l’Etat va ponctionner un maximum. Toute la valeur ajoutée, il va la ponctionner.


Je voudrais juste terminer. Tu disais au début de l’interview, « pour le trading, il faut être très précis ». J’ai une idée très précise de ce qu’il faut faire pour réussir en trading. Je voulais juste que tu me parles un peu de ton expérience de tradeur, de tes conclusions, de ta pratique.

Je vais te donner quelques pistes qui sont vraiment importantes. Et après, cela dépend aussi des gens. Tu sais, c’est comme quand tu joues au golf. Entre un type qui est à 36 de handicap, qui sait comment jouer au golf, et un type qui est négatif… Il y a quelque chose qui se passe qui n’est pas explicable.

Le truc très important. Déjà, tu sais qu’on dit : « Laisser courir ses gains, minimiser ses pertes ». Il n’y a pas de réussite en dehors du suivi de tendance. C’est impossible. Tous les contrariens se font laminer.

La deuxième chose, c’est : tu suis la tendance, c’est bien. La tendance se poursuit longtemps, en tout cas elle se poursuit un certain temps, alors que le marché ne se retourne qu’une fois, c’est dire à quel point en contrarien ont est mauvais. La deuxième chose c’est que : tu es soumis, à part les flux mécaniques entre acheteurs-vendeurs, que tu peux appréhender plus ou moins en faisant du scalping – et là, tu gagnes un peu d’argent, mais pas beaucoup, si tu es très bon -, tu es soumis au hasard. C’est-à-dire que le day trader, il est mort d’avance. Parce que là, les flux n’existent plus. Les flux mécaniques sont parasités par tout un tas de trucs, les nouvelles de la journée et, puis, la moindre chose. Du coup, pour moi, ce sont des gens qui jouent au casino. Même en suivi de tendance sur la journée, à mon avis, c’est mort. La seule chose qui te permet vraiment d’orienter ton trading, c’est le fondamental. C’est-à-dire quand je dis « le dollar va chuter parce que si, parce que là… », je suis à peu près certain que quand je commence en dessous de 1,40, et que je vois que l’on commence à parler de QE en Europe, alors que l’Amérique projette d’enlever le sien, je suis à peu près certain qu’il y a une divergence au niveau des valorisations monétaires et je commence à trader sur 1 000-1 500 pips. Donc, là, je ne suis plus dans le hasard. Je suis dans un suivi de tendance longue. C’est-à-dire que je ne trade donc pas en N30 ou H1 mais je trade en W1 ou au minimum en M1. Ma base de suivi, elle est hebdomadaire si tu veux.

Ensuite, un troisième point qui est très important, c’est que je laisse vraiment courir mes gains. J’ai un money management qui me permet d’encaisser des reversal et des consolidations, parfois fortes, avec des méthodes –alors là, c’est plus compliqué à gérer – pour pouvoir repartir de plus belle dans le sens de ma tendance.

Voilà, ce sont les trois axes absolument fondamentaux d’un trader qui gagne de l’argent.


Donc, le timing tu le détermines à partir de tes opinions macroéconomiques. En ce moment, les devises sont plus lisibles que les indices boursiers. C’est pour cela que tu es sur les devises en ce moment ?

Ça avait été plus mais on arrive dans une période de turbulence. Parce que l’on arrive sur un support qui est très important, qui est le support à 1,20–1,22, et je te dis : Il y a un rebond possible du dollar ou évolution en latéralisation ou en range. La plongée immédiate ce serait l’annonce du QE par la banque centrale européenne, en décembre. Je n’y crois pas. D’ailleurs, ils sont en train de se battre. Draghi veut faire un rachat d’obligation corporate, ce que l’Allemagne ne veut pas et porte cela devant la justice, donc cela va prendre du temps. Il n’y a que quand l’Allemagne sera exsangue qu’ils commenceront à dire « finalement, on a compris : Il faut faire du QE ».

Donc non. Je pense que le dollar, aujourd’hui, peut fluctuer dans une fourchette très large. Il peut reprendre 900 pips, comme évoluer sur un range de 300 pips. Cela va dépendre, aussi, des décisions qui sont prises et de l’évolution des stats. Parce que, malgré tout, on sait qu’il y a un grand thème, qui est celui de la divergence des politiques monétaires, qui fait baisser l’euro par rapport au dollar. En revanche, tout cela peut se modifier au gré des stats, de l’efficacité des QE, la reprise, les niveaux d’inflation, à quel point l’Europe plonge - et Dieu sait si elle plonge. Donc là, il faut être très réactif. Là, c’est vraiment de la gestion très fine et cela dépend de la technique de chacun. Cela n’est pas descriptible.


Ecoute, on a fait le tour : immobilier, or, devise, économie, trading… Impôt ! C’est vrai que l’on n’a pas parlé « impôt ». C’est vrai que les Français ont une obsession sur les impôts.

Il y en a trop ! Mais oui ! Il fallait baisser les dépenses publiques. Il fallait laisser les impôts tel quel et baisser les dépenses publiques. Là, on avait une économie beaucoup moins récessive et beaucoup plus efficace, avec un budget équilibré, ce qui permettait de démarrer le QE beaucoup plus tôt.


Je te remercie. Cela a été très instructif pour moi. Tu as une opinion pas banale et plutôt originale, qu’on ne lit nulle part ailleurs. Je vais bien y réfléchir.

L’opinion sur le QE, c’est celle de tous les économistes qui tiennent la route. Il n’y a que sur internet où l’on trouve des gens alternatifs, genre Zero Edge. Dans le paysage financier, ils passent pour des originaux. Je ne partage pas ça.

Tu prends des gens comme Edouard Carmignac, qui gère quand même des fonds énormes, ce sont des gens qui font du placement financier toute la journée. Carmignac, je l’ai connu quand il avait prévu le krach de 87 à Paris. Quand il avait prévu le krach boursier de 87, il démarrait sa boite à Paris. C’est un type qui est excellent ; il faut le lire un peu. En termes de perspective, il est toujours dans main street. Il ne se perd pas dans des idées… C’est un type qui n’a pas raison trop tard… ou trop tôt. Il est toujours dans le timing du truc. Cela me fait rire de le lire, parce qu’il place beaucoup d’actifs et qu’il pense exactement les mêmes choses que les miennes. C’est-à-dire, en gros : A quand le QE européen ? Parce que là, cela ne peut plus tenir.

Mais il y en a d’autres. Tu prends un type comme Krugman qui est vilipendé par des gens qui ne savent même ce que c’est qu’un QE. Franchement, Krugman, c’est un prix Nobel ! C’est une autre pointure que les types qui parlent sans savoir. C’est mon avis.


J’ai trop d’avis underground et pas assez d’avis comme le tien autour de moi.

Honnêtement, je pense. Tu prends un type comme Bernanke, ce n’est pas un imbécile non plus. Les gens qui gouvernent la banque centrale américaine, ils ne sortent pas de nulle part. Ils n’ont pas pour objectif de faire le mal. Ils essaient de sauver leur pays, parce qu’ils savent ce qui est bon ou mauvais.

En l’occurrence, les solutions déflationnistes prônées par certains, c’est-à-dire l’effondrement total. Les théories de Schumpeter : on repart à zéro, à l’âge de pierre… A un moment, il faut réfléchir ! Pour moi, cela ne tient pas du tout.


Merci beaucoup. Franchement, c’était très instructif.

C’était très sympa aussi. A bientôt.



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3 Commentaires

  • Lien vers le commentaire Harry Haller dimanche, 30 novembre 2014 16:29 Posté par harry

    C'est bien d'avoir de la pensée mainstream intelligible en réponse aux contarriens et alarmistes. Deux réactions :


    1) Au moment où finalement, ça va, ça tient, alors peut-être que... les fondamentaux ne changent pas, c'est juste de la psychologie, ça a pa pété donc ça ne pètera pas ? Ah ?


    2) Endettement, niveau d'imposition, technocratie, paupérisation, tout ça tourne à bloc, ok les mecs vont tenir le système parce qu'ils sont pas cons mais surtout ils ont le pouvoir. Bon. Les payes riches continuent de faire la loi par la force, les libéraux disparaissent derrière le capitalo-collectiviste de propagande. Mais c'est pour passer les chocs en douceur, de la gouvernance de précision au poil de cul. On vit dans quoi, dictature éclairée, et c'est bien comme ça alors ? Autant dire les choses.

  • Lien vers le commentaire Balthazar vendredi, 28 novembre 2014 11:20 Posté par balthazar

    Merci pour ces interviews (merci à Charles et à J C )


    C'est très enrichissant

  • Lien vers le commentaire Francois Catala vendredi, 28 novembre 2014 03:14 Posté par Glude

    Salut Charles, tu connais Jean-Pierre Chevallier?


    Le QE europeen existe deja, ca s'appelle les Titres de Creances Negociables


    http://chevallier.biz/2013/10/tcn-french-qe/


     


    Par ailleurs, j'ai du mal a comprendre ton ALL IN sur l'Euro, ca me semble etre un pari du meme style que l'inversion de courbe sauce hollandaise.


    Rien ne presage d'une amelioration en eurozone, les desordres vont croissant...