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Michel Delobel

Michel Delobel

Gestionnaire de portefeuille sous mandat via une société de gestion agréée, trader pour compte propre et formateur au trading et à l'investissement en bourse, je suis aussi fondateur du site Fenêtre sur Cours et de la société ACGest, via laquelle j'accompagne également mes clients dans la constitution et le développement de leur patrimoine, la préparation de leur retraite ou encore l'optimisation de leur fiscalité.

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Fonds d’investissements et hausse de la volatilité : comment la baisse appelle la baisse

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Ceux qui me lisent régulièrement savent que je ne suis pas un fan des fonds d’investissement (cf. « Les fonds d’investissement sont-ils une bonne solution pour qui souhaite déléguer la gestion de son portefeuille » ). Voici une nouvelle raison de rester critique.

J’écoutais BFM en fin de semaine dernière, quand le sujet des venu sur les fonds d’investissement diversifiés, les contraintes auxquelles ils sont soumis, et les conséquences en cette période de marchés baissiers et volatiles. J’ai naturellement dressé l’oreille, et voilà ce que l’intervenant expliquait : dans les périodes de forte volatilité, comme c’est le cas actuellement, les fonds d’investissement diversifiés ayant une part investie en action sont contraints de réduire leur exposition aux actions, ceci afin de respecter les critères de gestion du risque propres à chaque fond.

Quoi de plus normal me direz-vous : les actions deviennent plus risquées car plus volatiles. Afin de rester à un niveau de risque conforme aux spécifications du fond, les gérants du fond diminuent donc la part consacrée aux actions.

Seulement voilà, là où ça se complique et où ça devient pervers, c’est que hausse de volatilité rime toujours avec baisse marquée des marchés. Autrement dit, lorsque les marchés baissent fortement, comme cela a été le cas cet été, la volatilité augmente également sensiblement, ce qui contraint les gérants de ces fonds diversifiés à vendre, ce qui fait baisser les marchés, maintient la pression sur la volatilité, et ainsi de suite…

Un joli cercle vicieux potentiel… N’est-ce pas magnifique ? Et le plus formidable, c’est que cela fonctionne également à la hausse : lorsque les marchés montent, la volatilité baisse la plupart du temps, poussant ces mêmes fonds à augmenter leur part investie en actions.

Résultat : alors qu’on pourrait penser qu’en bonne gestion, un fond devrait acheter quand les marchés sont bas et vendre quand ils sont hauts, il se retrouve contraint par des règles de gestion du risque pourtant tout à fait légitimes, à faire le contraire de ce que le bon sens recommanderait…

Et si vous passiez vos PEA, comptes titres et assurances vies en titres vifs ?

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