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La recherche de rendement pour nos patrimoines financiers est de plus en plus compliquée à concrétiser.

Les banques centrales ont lancé une énorme guerre au cash et à la rente. En clair, plus rien ne rapporte.

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Comment devenir capital-risqueur et investir dans les startups quand on n'a pas beaucoup d'argent ?

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Une des questions les plus fréquemment posées aux capital-risqueurs (ou VC pour venture capitalist) est – justement – comment devient-on un capital-risqueur. De plus en plus d’étudiants fraichement diplômés de MBA et des vétérans de startups veulent entrer dans le jeu de l'investissement. Malheureusement, il n’y a que très peu d'emplois de capital-risqueur disponibles, ce qui la rend la perspective d’en devenir un peu probable.

Si vous voulez être un VC, le premier conseil est de tout simplement se lancer. Vous pouvez faire le travail d'un VC sans un dollar à votre nom. Officiellement, vous n’avait pas besoin d'un diplôme spécifique, pas plus que d’une liste de compétences particulières sur votre CV, ni des masses d’argent de votre famille pour faire le travail d'un capital-risqueur. Presque tout le monde en mesure de lire cet article a les capacités cognitives de base pour faire ce travail.


Comment devenir un capital-risqueur, sans capital de départ

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Le travail d'un VC peut être décomposé en quatre tâches distinctes :

Des deals dans le Sourcing. Trouver des entrepreneurs dès les premiers stades est une compétence essentielle. Cela permet d'avoir la caution d'un cabinet de VC de haut vol derrière vous, mais trouver la source des capitaux n’est pas une exigence.

Une des meilleures façons de débusquer des deals est de trouver des soirées de réseautage de technophiles et d'identifier les participants les plus intéressants et les plus travailleurs. Dans la Silicon Valley, on appelle ce type de personnes des « Alpha geeks ». Ce que les hackers bidouillent dans leurs garages californiens, juste par plaisir, se révèle être ce que tout le monde fera une décennie plus tard. Si vous parvenez à trouver ces groupes de personnes, vous êtes bien sur le chemin de votre première mission en tant que VC.

De la diligence. Un autre aspect essentiel du travail de VC est le fait de faire preuve de diligence raisonnable. Si ce mot semble désuet en France, dans le monde des startups il est très souvent mis en avant. Un processus dans lequel vous scrutez le parcours des fondateurs pour savoir s’ils sont crédibles et honnêtes.

Cela implique également de faire une plongée profonde dans ce secteur. Etre en contact avec les clients potentiels. Obtenir des retours d’information des principaux leaders d'opinion. Elaborer un mémoire sur un marché émergent. Travailler sur des modèles financiers. Prédire comment le marché pourrait se développer.

Cela peut sembler gênant de faire un tour de table avec les acteurs du secteur, mais vous pouvez facilement partir à la pêche d’informations sur le marché et d’élaborer, à partir de toutes les données, une présentation convaincante et séduisante.

La négociation. Une fois que vous vous êtes vendus auprès des fondateurs (ou futurs entrepreneurs) et que vous avez accumulé suffisamment de preuves pour suggérer que l'entreprise va réussir, la prochaine étape : les premières négo de levée de fonds. De combien d'argent ces fondateurs ont-t-ils besoin ? Qu’accepteraient-ils ? A ce stade, vous n’allez vas pas à finaliser les choses, mais ébaucher un ensemble de conditions de base, une méthode relativement simple et directe.

Petite remarque : Il est absolument essentiel que vous restiez à 100% honnête pendant tout ce processus. Si vous prétendez aux startups que vous travaillez pour une société de VC, ou que vous suggérez une relation qui n’est pas reconnu par le capital-risqueur, vous serez immédiatement blackboulé. De même, ne fanfaronnez sur le fait d’être un membre de l'équipe des fondateurs quand on parle à des VCs. Expliquez clairement ce que vous faites à toutes les parties en présence. En cas de doute, communiquez et exposez ce qu’il en est. Votre réputation est en jeu.

Financement. Nous y voilà. Maintenant, vous pouvez penser que c’est une idée folle ; que l’idée d'être un capital-risqueur indépendant tombera en pièces. A moins de trouver la source de financement tout seul, vous aurez besoin de trouver des capital-risqueurs qui sont prêts à prendre un risque. Ça tombe bien, c’est leur nom et c’est leur rôle.

Cela semble difficile à entendre, mais l'argent pourrait chasser votre première opportunité. Si vous pouvez trouver des entreprises convaincantes, expliquer pourquoi le marché est prometteur, pourquoi cette équipe a les atouts pour dominer ce marché et de présenter un cadre structuré en vue d’un accord, il y aura beaucoup de business angels ou de sociétés désireuses de signer tout de suite un chèque ou, tout du moins, de prendre un rendez-vous avec les talents que vous avez dénichés.

Vous aurez donc envie d'être sur l’écran radar de ces acteurs avant de leur demander de se pencher sur l’une de vos offres. Après quelques brèves présentations de haute volée, ils seront plus à même de vous entendre.


Alors, comment faire ?


Il n'y a pas de mécanisme évident pour finaliser un deal. Vous pourriez essayer d'obtenir un chèque en tant que consultant, mais cela pourrait se transformer en un deal unique ou vous éloignez de votre but initial. Si votre objectif est d'être un pro du capital-risque, prenez cela comme un exercice - comme si c’était un entretien d'embauche approfondi.

Les chances d'obtenir une place d’analyste-associé chez un VC sont extrêmement faibles. Il n'y a tout simplement pas beaucoup de postes vacants ou qui se créés au cours d’une année donnée. Les VCs sont des entreprises qui attirent un grand nombre des meilleurs étudiants dans le monde.

Quand un nouveau poste s’ouvre, il est très rarement publié sur les sites d’emploi. Ces rares places vont aux personnes qui sont déjà devant la porte.


Autres éléments pour augmenter vos chances d'être un VC

Certains associés-fondateurs prodiguent quelques conseils basés sur leur parcours. Voici quelques éléments à prendre en compte pour augmenter vos chances :

S’impliquez dans la communauté entrepreneuriale – dès le début.  Lancer une entreprise. Rejoignez une startup à forte croissance. Obtenez un concert de louanges pour une publication majeure sur la high-tech. Créer un groupe de réseautage dans le secteur des technos et des business émergents. Fondamentalement, vous voulez devenir un relai - avec d'excellentes relations - à tous les niveaux de la communauté des startups. Dans la mesure du possible, faites-le pendant que vous êtes encore à la fac.

Établir un profil social. Ceci est lié au point évoqué ci-dessus. Cela s’avère particulièrement important si vous souhaitez rejoindre une entreprise qui se concentre sur des applications grand public. Être un pionnier et un dénicheur de tendances éprouvé contribuent à multiplier vos chances. Cela démontre aussi que vous avez une compréhension profonde de ce qui fonctionne(ra) et ce qui ne fonctionne(ra) pas dans l'écosystème high-tech.

Concentrez-vous sur les sociétés pour lesquelles vous souhaiteriez travailler. Les meilleures entreprises ont un processus particulier d'embauche des associés et des analystes. Par exemple, ces sociétés tweetent fréquemment ces postes nouvellement créés, souvent avec des demandes spécifiques pour postuler et des délais courts. Leur but est de trouver les personnes qui sont les plus intéressées par leur société.

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Suivez les partenaires sur Twitter. Si elles organisent des événements, essayez d’y entrer. Si elles ouvrent un forum ou un blog, contribuez-y. Affichez un bilan professionnel approprié et sexy avant de leur demander de s’intéresser à vous.

Décrochez un diplôme. Un MBA augmentera spectaculairement vos chances d’obtenir un poste analyste ou d’associé, et ce, pour de nombreuses raisons :

  • Il y a deux voies classiques pour devenir un VC. En fondant une startup à succès, ou en passant par un apprentissage de la finance. Les fondateurs-associés de VCs sont jugés sur le succès ou l'échec de leurs startups. Les VCs qui ont emprunté la voie de la finance ont tendance à avoir validé un MBA et vont chercher à recruter des personnes possédant des compétences similaires, venant d'institutions analogues.
  •  Vous avez besoin de compétences analytiques pointues pour faire ce travail. Vous devez pouvoir rechercher rapidement sur des marchés disparates, mesurer la valeur actualisée nette et calculer les flux de trésorerie disponibles sans préavis et en un clin d’œil. Jongler avec des tableaux croisés dynamiques simplement avec le petit doigt est un must. Ce sont des compétences que vous pouvez acquérir à travers les programmes d’un solide MBA.
  • Un large et performant réseautage est le meilleur outil d'un VC. Ce sont les personnes qui vont vous soumettre les startups prometteuses. Ce sont aussi celles à qui vous ferez appel pour un travail assidu et qui vont vous fournir des indications. Les réseaux peuvent être construits de multiples façons, mais un MBA reconnu accélère ce processus de manière spectaculaire.
  • Les cursus d’écoles de commerce peuvent vous exposer à des organismes ou des associations conçus pour canaliser les étudiants vers les carrières de la finance.

Créer des recherches originales. Une autre approche consiste à effectuer une recherche sur un aspect de l’univers des startups. Quel est le moteur du boom dans des startups alimentaires ? Quels seraient les effets positifs d'un large ralentissement économique ? Peu importe le sujet, tant qu’il est intéressant. C’est une manière de mettre en évidence deux compétences capitales : la recherche et la présentation.

Il y a une probabilité de 100% pour que vous soyez invité à exposer les marchés, les technos, les produits que vous trouvez intéressants lors d'un entretien dans une société de capital-risque. La plupart des candidats ne fera que balancer quelques noms de startups, probablement celles qui sont déjà financées et qui ont tout l’air de chevaux gagnants.


VC est un sport extrême

Soyez à l’opposé de ces individus. Orchestrez une belle présentation avec des slides pertinents qui illustrent et segmentent le marché, pour mettre en évidence les enjeux, les tendances, les déboires et les réussites. Encore mieux, mettez en avant votre blog où vous suivez à la trace les dernières évolutions du marché. Des points de bonus en plus si vous pouvez attirer tout un tas de KOLs (acronyme de Key Opinion Leaders) dans l'espace tweet de vos publications. Et on double vos points de bonus si vous avez suivi un secteur chaud bouillant pendant des années et correctement interprété les entreprises qui allaient prospérer, par rapport aux canards boiteux.

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Comme nous l’avons vu, même avec tous ces diplômés, ces titres, ces références, ces qualifications…la route est encore longue. Beaucoup de VCs qui affichent une solide réussite, ont pourtant emprunté des chemins peu orthodoxes. Michael Moritz, de Sequoia Capital, était journaliste avant de devenir une star de l'incubation et du financement d'entreprises high tech. Gallois de son état mais résident à San Francisco, cet ancien membre du conseil d'administration de Google a - entre autres - investi dans Google, Yahoo!, PayPal, Cisco, YouTube, Zappos…Rien que ça.

Le patrimoine de Moritz d’après une estimation de janvier 2015 ? 2,7 milliards de dollars US.
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