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svane

svane

Tous les commentaires de ce membre (56 publications)
Sur la couverture de mars 2009, Barron's avait en occurence raison, puisque le sous titre explique bien qu'ils ne pensent pas que le marché tombera à 5000 (ce qu'il n'a pas fait) et qu'ils allaient expliquer pourquoi.
Voici, du coup, ma propre vision du SP500, en hebdo:sp500
Ce qui est étrange, et difficile à gérer, c'est qu'alors que les indices américains présentent des signaux d'un retournement proche, les indicateurs sur toutes les échelles de temps sur le CAC40 montrent des signaux franchement haussiers.
Les commentaires du graphe ne sont pas passés, mais en gros, on constate:— Les fortes divergences baissières sur le MACD (et aussi le RSI), tout comme au printemps 2011 et à l'été 2007 qui auraient dû prévenir tout le monde qu'il était urgent de sortir. Notez que la divergence baissière est à la fois avec le double top de mars, et avec les tops moins hauts de 2011 (que je n'ai pas souligné dans le graphe.— Le RSI se retourne après avoir touché le haut de son canal baissier, comme en fevrier 2011 et mars 2012— J'ai souligné la forme parfaitement ovale de ce rallye 2009-2012, qui vient du fait que chaque nouvelle vague haussière est moins puissante que la précédente (je propose un décompte en Elliot). On a donc l'impression que le SP500 dessine un gigantesque "rounding top" de 3 ans ! 
En ce qui concerne l'ETE inversée, on a un léger problème: c'est que la ligne de cou se trouve sur les plus hauts annuels et en fait quadri-annuels. On a la même chose, mais à l'envers, sur le CAC 40, avec une énorme ETE avec des épaules en octobre 2011 et août 2012 et la tête en mars 2012. Mais la ligne de cou de cette ETE se trouve proche des plus bas annuels, son potentiel de baisse est donc limité par ses plus bas, vers 2800-2900, alors que son objectif théorique se situerait vers les 2200. L'objectif d'une ETE est limité par le mouvement qui l'a précédé, voilà pourquoi une ETE sur les plus bas ou une ETE inversée sur les plus hauts n'ont qu'un sens assez limitée — ce sont des figures de retournement, or dans ces deux cas, il n'y a plus grand chose à retourner, dans votre interprétation l'ETEi deviendrait en fait une figure de continuation.
J'ai poussé le vice au point d'achêter quelques calls aujourd'hui en fin de séance, puisqu'Investir avant leur grand bull market, prévoyent une consolidation jusqu'à 3200 points... On devrait donc aller à 3540 environs avant le grand schuss!
Merci, je partage à 100% votre analyse et vos 2 scenarios. Au lieu d'attendre une rupture des 3000, je suis cependant directement passé 100% short sur contact et debordement de la mm200 hebdo.
Curieux, aussi, votre décompte des vagues: alors la forte correction d'août 2011 n'est pas une vague 4, mais juste une sous- vague de la 3? Elle était pourtant plus forte que les vagues de mai 2009 et de mars 2012. Si mon décompte alternatif est juste, nous serions alors en train de terminer la vague 5, sur le point de verser dans la vague A.
Vous pouvez aussi tracer un canal oblique avec les plus bas de 2003 et 2009 en support et les plus hauts de 2007 et 2012 en résistance, canal parfaitement paralèlle. Ce scénario plaiderait donc plutôt pour une consolidation vers les 1750 points à horizon 1 à 2 ans. Le fait que les 3 indices phares US soient les seuls à faire des plus hauts, et pas du tout les autres indices mondiaux ni même les indices US plus larges (Le NYSE Composite, le Wilshire etc), plaide plutôt pour ce deuxième scénario.Le Nasdaq en 2000 était dans une bulle, en fait la plus grosse bulle boursière de tous le temps (des PER nettement supérieurs qu'en 1929). Il est actuellement déjà dans une valorisation très élevée, franchir cette résistance signifierait que nous entrerions à nouveau en territoire de bulle. C'est possible, mais à on avis très peu probable, Bernanke, Draghi ou pas et ne seraient ce que par rapport aux cycles boursiers très long terme, même en faisant abstraction de la crise actuelle en Europe et chez les émergents.
S'il est vrai que le CRB a fait un (petit) breakout d'un long canal de consolidation, vous ne pouvez pas non plus négliger l'énorme divergence baissière des commodities par rapport aux actions: alors qu'en 2011 les deux indices étaient plus ou moins parfaitement corrélés (avec parfois des décalages temporelles), en 2012 le CRB a fait des plus bas alors que le SP500 a fait des plus haut. A partir de là, on peut s'imaginer un rattrapge du CRB, mais aussi un alignement du SP500.