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L'apprentissage de la vie pour une femme en 2019

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Nombre de commentaires : 9 réactions
Je viens de lire l'article de Charles sur l'accélération de l'apprentissage de la vie. 

Il y a certaines questions existentielles auxquelles, je n'ai pas encore trouvé de réponses. Typiquement, le pourquoi suis-je en vie? Finalement je me dis que cette question je l'ai abandonnée pour : comment vivre cette vie en paix?

Oui, car je suis une femme et j'ai ENORMEMENT d'émotions, pour un rien, pour tout. 

Après des lectures de livres en développement personnel, lectures brèves de textes sacrés, toujours pas de réponse(s) fixe(s) et définitive(s). Le chantier a débuté par un petit coup violent. Pour ma part, il a débuté à 19 ans par un chagrin d'amour. Le premier. Il m'a littéralement non pas mise à terre mais REVEILLE ce que j'avais enfoui depuis ma naissance à mes 19 ans.

En effet, j'ai eu pas mal de violence, physique, verbale et psychologique durant mon enfance jusqu'à mon adolescence, donc une bonne quinzaine d'années facile. Je n'ai plus de douleur ou sentiment de victimisation à ce jour. C'est juste un fait pour moi. Et si j'ai réussi cela, à le transformer en "fait d'histoire" c'est grâce à mon histoire d'amour manquée où j'étais amoureuse comme une folle.

Ce chagrin m'a fait ressentir tout et son contraire et surtout un excès que je ne comprenais pas à ce moment là: sentiment d'abandon, rejet, étaient les sentiments les plus forts et ils me bouffaient de l'intérieur jusqu'à en avoir des douleurs physiques.

J'ai mis  queslques temps avant de comprendre moins de 5 ans je dirais ,avant de comprendre que ce chagrin avait ouvert ma boîte de pandore, mais il a fallu une autre HISTOIRE d'amour bien dure, qui m'a cette fois ci- OBLIGEE à affronter mes démons.

Mon travail émotionnel a débuté en 2011, et je ne pense pas l'avoir terminé, je ne saurais dire à quel stade je suis, car non seulement je le fais seule, mais AUCUN modèle ou exemple autour de moi. Le vide. Depuis 1 ou 2 ans, je m'inspire uniquement que d'hommes (merci internet et youtube) ayant traversé des rudesses de la vie, ou qui partagent leur savoir. Je ne suis ni féministe, ni contre les femmes, c'est simplement que je ne trouve pas de femmes qui puissent m'aider. 
Mes amies, m'écoutent, certaines me disent de ne pas me prendre la tête, de vivre ma vie et de voir au moment venu, de prier, de vivre l'instant présent OU voir un psy. 

Mais le véritable problème c'est que j'ai du mal à écouter des conseils, ou prendre en considération des paroles, de gens que je n'admire pas, ou que je considère selon moi pas à la hauteur, ignorant. Comment des femmes qui elles-mêmes ignorent leurs propres merdes intérieures ( à un moment je pensais qu'il fallait forcément vivre des expériences de violence ou des drames, ou être malade psy pour travailler sur soi que ceux qui ont eu des enfances parfaites, n'en avaient pas besoin), qui n'ont jamais travaillé sur leur personne, peuvent-elles me comprendre et m"aider et m'aiguiller?

Ce que j'ai constaté c'est que nous les femmes, nous avons plus que du mal à nous remettre en question, c'est une douleur assez forte, cela suppose de passer par la case rejet, en gros,:" si je me remets en question, ça veut dire que j'ai fait quelque chose de mal, alors que dans nos têtes, on fait jamais de mal, on fait du bien. on ne veut pas voir notre côté mauvais, sale" c'est pas pour rien qu'on aime le maquillage et tout ce qui pourrait nous permettre de briller.  Le rejet chez nous est juste INSUPPORTABLE. Exemple: même si un mec on ne l'aime pas, le voir avec une autre ça nous rend ( à 99%) très rageuse!


Je ne dis pas qu'il n'existe pas de femmes fortes, au mental solide,ect, je constate juste que les femmes, n'aiment pas cela, on préfère se prendre la tête sur comment meubler pour la 4ème fois notre maison, que philosopher. Il n'y qu'à regarder les vidéos où il est question de sujets sociétaux, littérature, bref à où il faut avoir ses neurones connectés et réfléchir, il y peu de commentaires de femmes. Avec mes amies, nous parlons 90% de nous et nos tribulations et nos EMOTIONS. Le monde extérieur ne nous intéresse que s'il y a un intérêt direct sur nous. Il y a des exceptions evidemment. je parle là encore une fois, d'une majorité, que je pense être vérifiable autour de nous.

J'ai quelques femmes autour de moi avec lesquelles je débat, discute des émotions très lourdes mais personne n'a de solutions! soit c'est la case psy+ médoc, soit ca reste superficiel du style: mantra à la methode coué, prière, bref le détournement. 
Finalement j'en suis arrivée à me demander, à quel moment cela relève t-il du ruminement, et de l'affrontement de ses émotions? 

exemple: une angoisse, on conscientise cette dernière, on la colle à un évènement qui y trouverait sa source, on se refait la film, on essaie de se calmer, de voir la souce du mal d'un autre point de vue mais l'angoisse est toujours là; quel est le stade où on sait qu'on remue dans le vide, du stade où on est en train d'apprendre un truc via cette putain d'angoisse qui nous ronge? Combien de fois une chose nous ronge, on bloque dessus, on reçoit un conseil d'un proche: "arrête de ressasser, arrête d'y penser c'est ça qui te fait mal". Alors on tente de l'oublier par des activités, du divertissement, des trucs matériels, mais rien n'y fait. 

Certaines douleurs j'ai réussi à les faire dégager en les encaissant, j'ai rien trouvé d'autre, c'est après coup que j'ai constaté la disparition. Donc on revient à ce que nous dis Charles, il faut les vivre, pas le choix. 

Pourquoi Charles sait mieux que ses copines, ce qu'elles ressentent? car lui est connecté à ses propres émotions, et qu'à force il sait se connecter aux autres. On ne peut se connecter aux autres que lorsque nous sommes capables et prêt à l'être avec nous même. Quand on a connu son mille-feuilles intérieur, on peut mieux reconnaître les émotions des autres, car finalement, nous ne sommes pas DU TOUT unique, donc ce que nous ressentons, les autres aussi le sentent. 

L'autre est un miroir que l'on peut lire que si nous avons pu nous voir en nous. Je ne pourrais sentir aujourd'hui les pbs des autres, si je n'avais pas rencontré ma propre merde. Mais il me reste du chemin, je continue à me mentir sur des choses.

Je terminerais sur une actualité qui rentre tout à fait dans le sujet: les femmes battues. je ne suis pas psy, mais j'en ai connu des femmes qui prenaient des coups. Vous remarquerez que dans les débats, JAMAIS on n'ose parler de la responsabilités des femmes: celle de CHOISIR son conjoint et donc choisir de le QUITTER si le type est violent.  Jamais on ne dirige le débat, ni les aides apportées à travailler sur les causes de cette attirance pour ces hommes, car OUI ces femmes sont attirées et on ne me fera pas croire que ces femmes ne sentaient pas un truc louche, je n'y crois plus une seconde, qu'elles n'aient pas eu l'oreille attentive sur leur intuition, ok mais inconsciemment elles ont choisi ces gars pour guérir une réparation. Consciemment elles diront, qu'elles le trouvaient gentil, aimant blabla, mais en réalité, elles vont chercher à recréer une situation déjà connue, celle où elles ont été rejetées, abandonnées, mal-aimées, par...... Papa & maman

















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9 commentaires

  • Lien vers le commentaire Thierry Seguin lundi, 16 septembre 2019 16:27 Posté par Thierry Seguin

    Si je peux me permettre, il ne s'agit absolument pas dans la CNV de mettre ses emotions sous controle.
    Il s'agit d'etre attentif a ses emotions et a les traduire en termes de besoins (satisfaits / non satisfaits) qui sont a leur origine.
    Elle met l'accent a une endroit ou nous avons une carence d'attention, puisque ni l'ecole traditionnelle, ni notre langage, ni notre civilisation ne nous incite a nous relier a nos emotions et a nos besoins.
    Au contraire elle pousse au jugement et a la deconnexion avec ce que l'on ressent. Elle pousse a la deresponsabilisation avec des langages rendant les autres responsables de ses emotions.
    La CNV permet de reprendre la responsabilite de ses emotions et de comprendre que les autres ne sont que des stimuli. Elle remet l'individu au centre de ses choix.
    Et je ne pense pas qu'elle ne soit reservee qu'a une petite "elite" de la population qui saurait "gerer" ses emotions : ce n'est pas le but. Il s'agit davoir l'intention de mettre en priorite la qualite de la relation avec soi et les autres avant tout.

  • Lien vers le commentaire Rita samedi, 14 septembre 2019 07:03 Posté par Rita

    Alex,

    moi c'est le contraire, dans les situations très tendues (maladie, accident,) j'ai tendance à être calme, c'est comme si toutes mes émotions se mobilisaient en moi.

    Tu as raison, faut vivre avec et c'est ce que j'apprends à faire, je n'arrive pas à être une autre personne mais j'arrive peu à peu à les diriger mes émotions.

    Je suis d'accord les émotions sont un superbe indicateur et pour ça je les aime et les accepte.

    Perso, l'environnement joue énormément, mais à 99% chez moi, un lieu, une ville, des personnes autour de moi, avec des énergies dégeu, c'est terminé je me sens agitée, énervée tendue, j'ai mis des années avant de comprendre que cette agitation était un indicateur.

    Le corps parle via les émotions, le mental aussi on dirait. Donc oui au émotions, mais en sachant les diriger c'est là le gros du taf et surtout savoir les décoder et c'est dur!le pire c'est la culpabilité,

  • Lien vers le commentaire alex6 vendredi, 13 septembre 2019 08:43 Posté par alex6

    @Rita,
    De ce que j'en comprends, la CNV considere que celui qui va employer cette methode est deja capable de mettre ses emotions sous-controle. La CNV t'explique comment exprimer tes besoins de maniere pacifique mais ca sous-entend que tu es capable de gerer les tempetes interieures avant.
    Est-ce que le trop plein d'emotions est le signe d'un desequilibre? je dirais que non. On est tous different, certain avec beaucoup d'emotions, d'autres moins et le but est de s'accepter ainsi et trouver un moyen de vivre ses emotions sans le fameux refoulement d'Alice Miller.
    Donc plutot que d'essayer de chercher une cause negative aux emotions, peut-etre est-il plkus interessant de voir comment utiliser ses emotions a bon escient.
    Un exemple: je suis de nature tres calme mais en trading, je peux partir en vrille dans certaine situation et faire n'importe quoi. Impossible d'eliminer ces emotions, j'ai essaye mais mon cerveau le refuse, mon corps a besoin de s'exprimer.
    J'ai donc choisi d'utiliser ces emotions et de m'en servir comme indicateur des reactions de la foule. Bon il faut aussi que je me cadre avec certaines regles plus rigides...

  • Lien vers le commentaire Rita jeudi, 12 septembre 2019 10:14 Posté par Rita

    Thierry, merci pour ton commentaire intéressant, je ne connais pas la CNV, j'irais voir.
    Ton analyse est assez juste, Le trop plein d'émotions est un indicateur d'un déséquilibre. Une alerte, je l'ai compris au bout d'un moment, mais de quoi j'ai encore du mal à l'identifier?

    Alex6, tu as raison, je suis d'accord, parfois nos instincts nous dépassent et la violence ressurgit. Il y a aussi une partie liée à l"habitude, si un humain a grandi dans la violence, il fera plus facilement appel à celle-ci qu'un autre qui ne l'aura pas ou peu côtoyée.

  • Lien vers le commentaire alex6 jeudi, 12 septembre 2019 09:13 Posté par alex6

    @Charles,
    Le combat d'Alice Miller etait perdu d'avance, remettre en cause la toute puissance du pere qui est un pilier du chrisitanisme, pas possible. Encore aujourd'hui, un gamin qui recoit une correction (physique ou psychologique) la recoit parcequ'il l'a bien merite.
    Perso ca m'a aide a eliminer totalement de ma maniere d'interagir avec mes enfants toutes violences. Car malgre toute ma bonne volonte et amour pour mes enfants, quand tu es hors de tes limites de controle tu reviens vers ce que tu connais c'est a dire la maniere dont tu as ete eduque.

    @Thierry,
    La CNV est geniale mais a mon avis, n'est pas recevable par 90% des gens. Il faut avoir une veritable capacite a formaliser un concept dans la pratique pour que ca marche. Si tu pars dans l'application brute du concept, personne ne t'ecoutera car tu perds en naturel.
    Les reactions violentes sont recues car elles sont vraies et instinctives, pas reflechies. Pour les reactions mesurees et controlees, c'est beaucoup plus dur...

  • Lien vers le commentaire Thierry Seguin jeudi, 12 septembre 2019 03:36 Posté par Thierry Seguin

    Hello Rita,
    Quand je te lis : "Comment vivre cette vie en paix? ... car j'ai énormément d'émotions pour un rien, pour un tout", je crois comprendre que tes émotions qui surgissent font obstacle à la sérénité que tu recherches.
    Mon expérience, c'est encore l'outil de la CNV, dont le principe est que toute émotion "déplaisante" est engendrée par un besoin non satisfait. La recherche de ce besoin et sa prise en compte aide donc naturellement à canaliser l'émotion qu'il suscite et qui n'est qu'un indicateur.
    Marshall Rosenberg est intéressant dans le fait qu'il analyse nos sociétés comme étant basées sur un modèle pyramidal de domination nous ayant coupé d'un langage naturel basé sur l'écoute de nos besoins et de soi, pour le remplacer par un langage propice à cette domination, basé sur le jugement, la culpabilité, le bon/mauvais, le juste/faux, le qui a raison/qui a tort.
    Pratiquer la CNV, c'est donc devenir attentif à ses besoins, se déconditionner d'un langage implicitement violent envers nous mêmes et les autres, et donc mieux canaliser ses émotions en portant notre attention sur le besoin sous-jacent qu'elles traduisent, et dont il faut s'occuper.
    Bien à toi,

  • Lien vers le commentaire Rita mercredi, 11 septembre 2019 22:21 Posté par Rita

    Je ne connaissais pas cet auteur, je ferai un article sur les mauvais parents, c'est complexe, car une fois adulte, ou une fois conscient, mature, solide et posé, on a arrive à comprendre les conneries de nos parents, du coup on n'est pas dans le jugement binaire ils sont mauvais, mais plutôt, ils ont été mauvais sur certains points, on est plus clément tout en restant réaliste sur ce qui s'est passé.

  • Lien vers le commentaire Charles Dereeper mercredi, 11 septembre 2019 15:55 Posté par Charles DEREEPER

    J'ai lu tous les livres d'alice miller il y a 20 ans. elle était énervée grave contre les peres mais elle a assuré dans le fait de réinverser la vision en se focalisant sur l'enfant. apres, elle a pas touché au tabou des mauvais parents. juste les enfants victimes... une autre époque. un autre combat. l'enfer intérieur se propage par les parents introjectés qui sont figés dans les mémoires. il est dommage qu'alice miller n'ait pas eu le temps à l'époque de s'investir la dedans !

  • Lien vers le commentaire alex6 mardi, 10 septembre 2019 08:45 Posté par alex6

    Un excellent livre, si vous ne connaissez pas: "le corps ne ment jamais" d'Alice Miller. Les mecanismes de reponses instinctive aux emotions sont fortement herites de l'enfance. De meme, on recherche naturellement ce que l'on connait donc si un enfant est battu, il cherchera une fois adulte le meme environnement (soit en frappant lui-meme, soit en se faisant frapper).
    Tres probablement un des pire maux de l'humanite.