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Loic Abadie

Loic Abadie

Je vis à la Réunion. Je suis ingénieur de formation. Actuellement, j'enseigne en classe primaire. Entre 2003 et 2010, j'ai multiplié par 9 la valeur de mon PEA, en jouant sur des petites valeurs et sur les trackers CAC40 type BX4 pour me couvrir dans les marchés baissiers. En 2011, ce PEA fait plus de 425.000 euros. Il a stagné pendant deux ans, car j'ai préféré jouer la sécurité, l'essentiel de mes économies étant investi dedans.

2013 et 2014, les incertitudes européennes se sont calmées avec le QE. J'ai repris un peu plus d'initiatives. Fin 2014, mon PEA touche un nouveau plus haut à 580.000€.

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Loic-Abadie

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Point immobilier, 1er trimestre 2013

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Nombre de commentaires : 4 réactions
 
Ce point périodique sur ce qui constitue une composante importante de beaucoup d’épargnants en France,

l'immobilier et en arrière plan, la dépense pour acheter ou louer son logement principal,

ne marque aucune amélioration de la situation présentée dans le point précédent :

- Les ventes de logements neufs par les promoteurs ont chuté de 28% en 2012 par rapport à 2011, et sont à leur plus bas niveau en 16 ans selon le dernier rapport de la F.P.I (fédération des promoteurs immobiliers) consultable ici. Les ventes à destination des investisseurs individuels connaissent même un véritable effondrement (-42%).

La tendance ne s’infléchit pas au début 2013, avec une nouvelle baisse des mises en chantier

- Au niveau global, sur les logements anciens, l’assiette des droits de mutation connaît une chute très marquée (-30% pour la moyenne à trois mois) :

(graphique : Jacques Friggit / CEGDD)

friggit1

- Les prix ne sont pas encore dans une dynamique fortement baissière contrairement au nombre de ventes (graphique : Jacques Friggit / CEGDD)

friggit2

Toutefois, au vu de l’importance de la chute du nombre de ventes, comparable à celle observée en 2009, cette accélération baissière a toutes les chances d’intervenir dans un délai inférieur à un an.  Le journal « les échos » mentionne déjà une baisse des prix de 5% en huit mois à Paris (lien). Tout ceci impacte directement les stratégies pour logement principal (acheter ou louer).


Un commentaire pour finir sur le "plan d'urgence pour le bâtiment" adopté récemment par le gouvernement et ses vingt mesures (vous en trouverez ici le détail) :

Soyons clairs : ce plan est en très grande partie de la poudre aux yeux, et ne contient absolument aucune mesure à l'attention des investisseurs en immobilier.
La seule mesure quelque peu intéressante est le moratoire de deux ans sur les nouvelles normes, qui permettrait d'abaisser un peu (si ce n'est pas un simple voeu pieux) les coûts de construction.
Pour le reste, il n'y a aucune incitation fiscale ou même mesure de compensation face au durcissement de la fiscalité des revenus et plus-values et de la règlementation de plus en plus contraignante sur les loyers. L'essentiel des mesures (d'un montant d'ailleurs très réduit) est destiné au logement social et aux organismes publics et parapublics. Quelques entreprises pourront quand même profiter de la prime à la rénovation énergétique de 1350€...Je pense par exemple à la small cap "Installux", cotée sur l'Eurolist C, qui a par ailleurs un bilan et un historique excellent. Mais il faudra attendre plus de détails sur cette mesure (taux de subvention, nombre de ménages éligibles...etc).

Pour le reste, les investisseurs doivent être conscients qu'aucune de ces mesures ne viendra soutenir la demande du secteur privé en immobilier, et encore moins les prix du marché : Une baisse des prix de plus en plus rapide est donc pour moi probable dans les trimestres à venir en France, en particulier en région parisienne.


 


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4 commentaires

  • Lien vers le commentaire alex6 lundi, 25 mars 2013 22:03 Posté par alex6

    @jboss,
    C'est ca oui, il est bien connu que les prix de l'immobilier sont lies a la tenacite des gens.
    Les Americains etant des lopettes bien moins riches que les Francais, ils ont lachement lache leur immobilier tout comme les Espagnols. Quel manque de volonte!
    Les elements qui auraient pu soutenir les prix ont disparut:
    Levier des taux d'interet: Taux au plancher donc plus de baisse possible
    Penurie de logement: 2 millions de logements vacants hors residences secondaire
    Incitations fiscales: fin des incitations fiscales et nouvelles fiscalite confiscatoire
    Retour sur investissement: rendement en-dessous de l'inflation
    Avenir economique du pays: chomage au-dessus de 10%, 0% de croissance... Je vous laisse la main pour nous montrer quels sont les elements qui vont soutenir une reprise globale des prix a la hausse. Je suis curieux.