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Loic Abadie

Loic Abadie

Je vis à la Réunion. Je suis ingénieur de formation. Actuellement, j'enseigne en classe primaire. Entre 2003 et 2010, j'ai multiplié par 9 la valeur de mon PEA, en jouant sur des petites valeurs et sur les trackers CAC40 type BX4 pour me couvrir dans les marchés baissiers. En 2011, ce PEA fait plus de 425.000 euros. Il a stagné pendant deux ans, car j'ai préféré jouer la sécurité, l'essentiel de mes économies étant investi dedans.

2013 et 2014, les incertitudes européennes se sont calmées avec le QE. J'ai repris un peu plus d'initiatives. Fin 2014, mon PEA touche un nouveau plus haut à 580.000€.

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conquerirlabourse

2013 - un point sur les prix de l'immobilier en France

Audience de l'article : 6132 lectures
Nature de contenu : Edito
Nombre de commentaires : 4 réactions
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Je vous livre ici 

les dernières tendances connues sur le marché immobilier français qui aident à savoir s'il faut acheter ou louer

et le moins qu’on puisse dire est qu’elles ne sont pas bonnes.

Commençons par le nombre de transactions, recensées par Jacques Friggit :
Fig1

Si on prend l’indicateur le plus réactif, à savoir la moyenne cumulée sur trois mois des transactions, la chute observable en 2012 est très marquée : on est passé de plus de 310 000 transactions début 2012 à environ 255 000 aujourd’hui, soit une baisse de 18%.

Dans l’ancien la tendance est encore plus marquée, avec une baisse supérieure à 30%.

Les mises en chantier sont sur la même tendance, avec une baisse de 23,8% sur la période septembre-novembre 2012 par rapport à la même période de 2011.

Poursuivons par les prix et ratios de valorisation :

Selon « the economist », la France serait l’un des pays où l’immobilier est le plus surévalué au monde (avec le Canada), aussi bien en termes de rendements locatifs que de prix rapporté au revenu disponible des ménages : 

Fig2

Les ratios de Jacques Friggit viennent largement confirmer cette observation.

Fig3
Nous voyons, à travers le graphique ci-dessus l’ampleur de la bulle immobilière française, nettement supérieure à celles de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, la correction n’ayant toujours pas commencé chez nous.

Les prix ont pour l’instant peu varié : on note une légère baisse en province, pendant que l’île de France continue à léviter loin au dessus des normales internationales et du bon sens économique le plus élémentaire.

Fig4

 Terminons par la politique gouvernementale :

Cet article des échos résume bien la situation. Cécile Duflot a explicitement dénoncé une « hausse artificielle des prix de l'immobilier » (ce qui n'est évidemment pas faux), mais au lieu de chercher à dégonfler cette bulle en stimulant l'offre, elle le fait en décourageant les investisseurs :

- Réduction sensible des aides disponibles, avec le prêt à taux zéro revu à la baisse (55 000 ménages en 2012 contre 325 000 en 2011), et un dispositif de défiscalisation « Duflot » beaucoup plus contraignant.

- Durcissement de la fiscalité et de la règlementation :

La CSG passe à 15,5%, en plus de l'imposition sur le revenu classique, et les plus-values immobilières supérieures à 50 000€ subiront une surtaxe de 2 à 6%...Sans compter le projet de réintégration des plus-values au revenu imposable, pour l'instant invalidé par le conseil constitutionnel mais qui pourrait refaire surface sous une autre forme au printemps.
Et enfin l'encadrement des loyers pour achever d'effrayer les investisseurs qui subsisteraient encore, ce qui va là aussi impacter vos choix pour le logement principal (acheter ou louer).

La conclusion est simple : La demande est en train de fondre (chute du nombre des transactions), les prix résistent encore comme c'est souvent le cas en immobilier (il faut quelques trimestres pour que les vendeurs acceptent de revoir leurs prétentions), et il n'y aura pas comme en 2009-2010 une loi de défiscalisation massive capable de regonfler artificiellement la bulle : Nous nous acheminons donc pour moi vers une longue phase de baisse des prix, qui devrait durer plusieurs années.


Loic Abadie
 
loic-investir-devenirrentier
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4 Commentaires

  • Lien vers le commentaire alex6 mercredi, 23 janvier 2013 01:32 Posté par alex6

    Le scenario d'une baisse lente, -2 ou -3%/an, semble effectivement credible et s'est amorce en 2012.
    On constate le meme phenomene en Australie ou le marche est fortement surevalue aussi, quoique un cran en-dessous de la France.
    Une decennie de baisse a 3% par an permettrait de ramener les prix a des niveaux raisonables. Encore faudrait-il qu'en parallele les salaires ne baissent pas et que le chomage se stabilise au minimum...

  • Lien vers le commentaire london511 mardi, 22 janvier 2013 12:03 Posté par london511

    Espérons que la baisse des prix se poursuivra dans les prochaines années, ainsi la jeune génération pourra à nouveau acquérir es biens à des prix abordables.

  • Lien vers le commentaire karlusson mardi, 22 janvier 2013 07:57 Posté par karlusson

    le flop du flot... rose !  Cet article tient la route et va nous réconcilier avec votre scénario de défation  ;-)  merci