Vous n'êtes pas membre (devenir membre) ou pas connecté (se connecter)
William Finck

William Finck

Je m'intéresse à l'économie, la finance, la santé et... les impôts !

J'ai vécu 6 mois en Colombie, expérience que j'ai relaté sur un site : www.capcolombie.com

William-Finck

Faire une recherche
Trouver un article
Trouver un auteur
david renan telechargement livre

L'expatriation des séniors est de plus en plus important. Découvrez les raisons qui les animent

Audience de l'article : 1463 lectures
Nature de contenu : Edito
Nombre de commentaires : 0 réactions
Votez pour cet article
(0 Votes) - Note : 0.00
Partagez cet article avec vos connaissances
Quand on pense à l’expatriation, on s’imagine des jeunes actifs, un couple de trentenaires avec enfants ou encore à des quarantenaires ambitieux. Pourtant, l’exil n’est pas uniquement réservé à cette classe de personnes. De plus en plus de cinquantenaires franchissent le pas chaque année ! Selon une étude du CSA récente, 37% des sondés de 50 à 64 ans aimeraient travailler dans d’autres pays d’Europe, et même 24% en Amérique du Nord.

Les contrées les plus dépaysantes et exotiques comme l’Asie ou l’Afrique attirent seulement 3% des participants de l’enquête.

Que peut signifier l’expatriation pour les plus de 50 ans ?

C’est souvent une opportunité pour rebondir. Les personnes désirent s’offrir une nouvelle vie. Elles veulent s’aventurer dans une expérience plus enrichissante et mouvementée que celle offerte par le salariat.

Pour les entreprises, c’est également une aubaine. L’expatriation d’un senior est une excellente opération comptable sur le plan financier. Généralement, les enfants ne sont plus à charge, et les besoins plus réduits. Par conséquent, les contraintes familiales sont moins importantes, les risques de clash conjugaux sont d’autant plus faibles.

Ces aspects influent souvent négativement et provoquent l’échec d’un bon nombre d’expatriation.

Mais il n’y a pas le côté financier qui rentre en compte. Les raisons de départs de séniors sont globalement plus réfléchies que celles de jeunes actifs. Les 20-30 ans voient beaucoup de fois l’expatriation comme une étape obligatoire afin de booster leur carrière. Un quinquagénaire cherche moins la compétition et a plus tendance à s’intégrer au sein d’un groupe ou d’une équipe de travail.

Le problème de l’emploi à l’international 

Il touche toutes les classes d’actifs, juniors, seniors… Travailler dans une boîte qui offre des postes à l’international n’est pas chose aisée. Le chômage et la crise économique frappent plusieurs zones et marchés dans le monde.

Mais pour les seniors c’est plus compliqué, une vaste claque les attendent souvent. S’adapter à cette réalité est une voie nécessaire pour réussir un exil au long cours.

Des réalités difficiles à accepter

A la cinquantaine, on a une certaine expérience et on a encore un peu de chemin à faire. Et lorsqu'on est considéré comme "moins recrutable", créer son entreprise donne un nouveau souffle. C’est pour cela qu’un nombre croissant de séniors se lancent dans des projets d’entreprises à l’international.

Les chiffres sont là pour témoigner. En 5 ans, le nombre de personnes de plus de 50 ans vivant hors de France a plus que doublé et il augmenterait de 4 % par an en moyenne chaque année. Selon les chiffres du Ministère des Affaires étrangères, cette classe d’actifs représenterait plus de 252 000 inscrits sur les Registres des consulats à l’étranger.

D’après un rapport récemment dévoilé, les seniors correspondraient à près de 10 % du nombre total des 2,5 et 3 millions Français résidant à l’étranger.

En outre, le climat morose et pesant en France pousse des personnes encore en bonne santé et munies d’une expérience certaine, à partir pour de bon !

William Finck
Poster un commentaire