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William Finck

William Finck

Je m'intéresse à l'économie, la finance, la santé et... les impôts !

J'ai vécu 6 mois en Colombie, expérience que j'ai relaté sur un site : www.capcolombie.com

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conquerirlabourse

Quitter la France pour mieux réussir ? Qu’est ce que ça signifie aujourd’hui ?

Audience de l'article : 2737 lectures
Nature de contenu : Edito
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Une vague de ras-le-bol fracasse, en ce moment même, le paquebot France vieillissant. En dix ans, le nombre de nos compatriotes officiellement expatriés a progressé de 35%. Au total, ce sont près de 1.7 million de personnes qui aurait fait leur valise pour tenter l’aventure ailleurs. Officieusement, ce nombre est beaucoup plus important, car tous les candidats ne sont pas déclarés. La tendance est désormais confirmée depuis plus d’un an. Il suffit de le vérifier par soi-même. Qui ne connait pas ou n’a pas connu dans son entourage, une ou plusieurs personnes parties prendre le large ?

mapmonde

Quand je parcours la presse mainstream, le constat est similaire. Preuve qu’il y a quelque chose qui ne tourne plus rond ici. Mais quitter la France c’est bien ! Encore faut-il savoir pourquoi ? Ce volet est essentiel pour éviter les désillusions trop rapides. Car l’utopie peut vite tourner au cauchemar.


Que met-on derrière le mot réussir ?

A mon sens, il y a deux facteurs qui drivent nos existences. L’aspect financier et celui de la liberté et du champ d’action.


Comment utiliser le levier monétaire ?

S’expatrier est généralement une démarche motivée par la recherche d’autres sensations, améliorer sa qualité de vie, ou encore mener à succès des projets qu’il était impossible de réaliser alors jusque là. A vrai dire, on ne connait pas les taux de réussite ou d’échecs liés à l’expatriation. Ce qui est sûr, c’est qu’avant de partir, il faut bien réfléchir et la jouer intelligemment économiquement. S’informer sur la croissance des zones du monde, des différents pays, les opportunités d’investissements, du marché de l’emploi ou la création de business.

J’ai récemment appris, que La Banque Mondiale, avait sorti une nouvelle étude sur les prévisions de croissance 2016.

Comme vous le savez, le contexte global est plutôt moribond. Alors, que retenir du rapport de La Banque Mondiale ?

Une croissance de 2.9% est anticipée pour cette année, contre 2.4% en 2015. Un léger mieux qui ne mérite pas pour autant des foules en liesse.


Dans les économies émergentes, la croissance devrait s’élever en moyenne à 4.8% !

Le continent asiatique servira encore une fois de locomotive à l’économie mondiale en 2016. La croissance de la Chine (6.7%) s’effondre peu à peu pour laisser place à d’autres « surperformer ».

Asie du Sud

Prévisions de croissance pour 2016

Bangladesh

6.8%

Bhoutan

7.2%

Inde

7.7%



Asie de l’Est

Prévisions de croissance pour 2016

Cambodge

6.9%

Laos

7.0%

Birmanie

7.8%



Asie Centrale

Prévisions de croissance pour 2016

Tajikistan

4.8%

Turkmenistan

6.2%

Uzbekistan

7.5%


A la vue de ces chiffres, il parait indéniable que l’Asie est une alternative intéressante en terme de dynamique positive et de croissance. Les dictatures des pays ci-dessus enregistrent de meilleures performances que les démocraties européennes.

Ensuite, nous avons l’Afrique. C’est une partie du monde en forte croissance, mais qui est secouée par des crises politiques récurrentes.

Continent Africain

Prévisions de croissance pour 2016

Iran

5.8%

Djibouti

7%

Côte d’Ivoire

8.3%

République démocratique du Congo

8.6%

Ethiopie

10.2%

Libye

35.7%


Quant à l’Amérique latine, elle souffre de la chute des prix des matières premières et du baril de pétrole. Le Brésil devrait plonger à nouveau dans la récession cette année. La Banque Mondiale anticipe un recul de 2.5% du PIB, contre -3.7% en 2015.

ams

Globalement, les économies sud américaines devraient stagner autour de +0.1% (croissance zéro). C’est en Amérique centrale qu’il faudra se pencher. Le Panama et le Nicaragua offrent de séduisantes perspectives. Les travaux d’élargissement du canal de Panama y sont pour quelque chose. Au Nicaragua, les constructions de nombreuses infrastructures ainsi qu’un nouveau canal, concurrent à celui du Panama, auront des impacts positifs sur l’économie du pays.


Et pour les pays développés ? Quelle est la température ?

Les grands blocs économiques enregistreront des résultats proches de ceux réalisés en 2015.

Pays ou Zone Économique

Prévisions de croissance pour 2016

Japon

1.3%

UE

1.7%

Royaume-Uni

2.4%

États-Unis

2.7%


L’exception est pour la Russie. Après une récession de 3,8% en 2015, l’économie russe devrait continuer à reculer de 0,7% selon La Banque Mondiale.


Pour quel projet vous destinez vous ?

Nous avons désormais un aperçu sur les perspectives économiques. La deuxième question à vous poser, c’est de savoir qu’est ce que vous voulez faire.


Emploi salarié, business fixe ou délocalisable ?

Le cas du business fixe

Une des grandes erreurs de nombreux de candidats français à l’expatriation, c’est le manque de culture économique. Combien de fois, à travers mes périples, j’ai croisé des compatriotes à l’agonie financièrement. Si vous montez une entreprise dans un pays émergent et vous vendez à des locaux, vous n’allez pas gagner suffisamment pour espérer une meilleure qualité de vie. Pire encore, vous n’aurez aucune marge de manœuvre.

Cela peut néanmoins fonctionner, si vous ciblez un type de clientèle plus aisé, qui draine un pouvoir d’achat plus élevé. Il reste ensuite la possibilité d’exporter sur des marchés développés.

Internet, et le business à distance

L’ubérisation de nos économies offre une multitude de possibilités. On peut créer un business délocalisable, autonome, à moindre coût. Vendre son expertise, des produits immatériels, est un concept qui permet de se libérer géographiquement. Je pense que c’est une des meilleures formules qui existe actuellement, en termes de souplesse et d’organisation.

L’emploi salarié, un modèle en fin de vie ?

En France et dans le monde, pleins d’emplois vont disparaitre. La révolution numérique, la robotique, l’impression 3D, bouvelseront les équilibres macro-économiques. La tendance est globale. Les diplômés comme les ingénieurs peuvent encore pouvoir espérer trouver du travail dans les pays développés. Mais pour une majorité d’entre nous, ce sera plus compliqué ! Un emploi peu qualifié au sein d’une économie émergente ce n’est pas la panacée. Il donc faut faire son choix dès le départ et tenir compte de l’évolution des sociétés humaines à travers le temps.


Rien ne vaut une expérience sur le terrain !

S’expatrier, c’est également ressentir. Il n’y a pas que les chiffres économiques en ligne de mire. Le feeling a aussi son lot d’importance dans le processus décisionnel. Je conseille à toutes les personnes désirant s’expatrier de faire un ou plusieurs voyages dans le pays visé, avant de partir pour de bond.

En ce qui me concerne, je désire m’expatrier prochainement. Cela fait 5 ans que je voyage. J’ai vécu dans plusieurs pays. Après l’Amérique du Sud, je tiens à mieux connaitre le continent asiatique. J’ai commis de fâcheuses erreurs qui m’ont rappelé, qu’une expérience sur le terrain reste la meilleure école d’apprentissage.

Pour conclure, je crois que l’expatriation, au-delà de l’aspect financier, est une affaire individuelle qui dépend de la sensibilité de chaque individu. Pourquoi quitter la France ? Comment réussir ? Voilà des questions essentielles qui méritent réflexion.

William Finck
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