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William Finck

William Finck

Je m'intéresse à l'économie, la finance, la santé et... les impôts !

J'ai vécu 6 mois en Colombie, expérience que j'ai relaté sur un site : www.capcolombie.com

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DE GIRO 2

100 000 nouveaux français s'expatriraient chaque année. Zoom sur un phénomène qui prend de l'ampleur !

Audience de l'article : 1238 lectures
Nature de contenu : Edito
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Dévoilée à la veille du Salon S’expatrier mode d’emploi, qui a eu lieu le 30 mars 2016 à la Cité universitaire de Paris, une étude réalisée par Humanis révèle que 80 % des expatriés travaillent désormais sous contrat « local », et la tendance qui pousse à l’expatriation connaît un entrain grandissant.

Au total, ce serait 100 000 français qui s’expatrieraient chaque année, une statistique, qui selon les autorités gouvernementales, aurait doublé en l’espace de 2 décennies.

Le ministère des affaires étrangères qu’il y aurait plus de 2.5 de nos compatriotes qui vivraient hors de l’Hexagone. Ces personnes sont attirées par de meilleures conditions de vie, un environnement de travail plus favorable.

Néanmoins, l’enquête Humanis souligne que les départs à l’étranger se font de plus en plus souvent dans un contexte aventureux. 20% des expatriés bénéficieraient d’un contrat « de détachement » qui assure notamment, au terme de la mission, un retour au siège et une suite de carrière dans l’entreprise. Pour les 80% autres, il s’agit souvent d’un contrat « local ». Contracté directement par la filiale, ou par une entreprise implantée dans le pays d’accueil, le collaborateur est rémunéré au plus près des standards locaux. Il y perd donc au change pas mal d’avantage par rapport au contrat de détachement. Il n’est pas rare qu’il doit prendre à sa charge, la complémentaire, la retraite ou les frais médicaux.

Selon l’étude Humanis, un expatrié sur cinq ne disposerait d’aucune couverture santé. Et un sur deux, ne souscrirait pas de couverture de retraite complémentaire lors du départ.

Même si l’Europe est encore la destination par environ de 50% des candidats, les expatriés sont de plus en plus nombreux à tenter leur chance au-delà des frontières du vieux continent. Il s’agit pour une majorité d’entrepreneurs ou de jeunes actifs à la recherche d’un climat plus attractif. Et contrairement, à ce que l’on pourrait croire, le contrat local ne suscite généralement pas un désir de retour plus rapide au pays.

70% des expatriés sondées dans le cadre de cette enquête, affirment qu’ils ne souhaitent pas rentrer en France dans les 5 prochaines années. La tendance est plus nette chez les personnes de plus de 60 ans. Beaucoup d’entre elles se disent heureuses de leur situation, et ont l’intention de rester établi dans le pays d’accueil de manière définitive.

Un rapport  du ministère des affaires étrangères a fait état que l’on recenserait 24% d’actifs parmi les français expatriés âgés de 65 ans et plus. En France, seulement 2% de cette frange de population exerce encore une activité professionnelle.

La mobilité géographique entraîne de nouvelles adaptations, rappelons la retraite se base sur le système de capitalisation dans bon nombre de pays du monde. Aussi, les seniors ont dans la plupart des cas moins d’obligation familiale, ce qui leur libèrent du temps pour se consacrer à d’autres projets.

En ce qui concerne le contrat local, il est utile de préciser que le meilleur moyen de réussir à l’étranger reste la voie de l’entreprenariat, surtout dans les zones économiques émergentes.

William Finck
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