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conquerirlabourse

Chroniques d'un entrepreneur expatrié - Pourquoi je me suis expatrié.

Audience de l'article : 454 lectures
Nature de contenu : Edito
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Les choses commencent à se concrétiser

D'ici la fin de l'année, j'aurai créé ma quatrième société en Roumanie en l'espace de deux ans. Évidemment, l'une de ces société n'existe que pour faire plaisir à l’administration roumaine... Pour le moment ! Je compte bien commercialiser le service que nous proposons et trouver de nouveaux clients. Si je créé une nouvelle société, autant exploiter au maximum son potentiel ! J'ai déjà rencontré quelques entrepreneurs ayant la même problématique que moi, ils pourraient devenir mes nouveaux clients.

Mon projet de société informatique se concrétise également. J'espère démarrer au premier janvier prochain. Je me lance avec un associé français qui possède les fonds et le savoir faire. Il m'apprendra toutes les ficelles du secteur. Je n'ai plus qu'à vendre et gérer la futur équipe. Dans un premier temps, nous comptons couvrir nos frais la première année. Si les perspectives sont bonnes, au bout d'un an, on sort l'artillerie lourde pour monter une équipe de vente avec ADV et tout le toutim.

En ce qui concerne le transport, tout va bien. D'ici la fin de l'année 2017, nous aurons probablement réinvesti nos bénéfices dans l'augmentation de nos moyens de production. En l'espace de deux ans, nous aurons multiplié par 2,5 nos capacités et par 3 le personnel. Avec un marché avec une demande très forte en ce moment, je devrais pouvoir bientôt laisser tourner cette activité pour me concentrer sur d'autres projets. Je devrai toutefois faire très attention et cajoler mon équipe pour éviter un turnover important. Je compte aussi mettre en place un programme pour l'embauche de jeunes conducteurs, la main d’œuvre se faisant très rare en ce moment, en France comme en Roumanie, mais pour des raisons différentes.

L'import-export, lui, ronronne. Je fais quelques ventes de temps en temps, mais rien de significatif pour le moment. Il me faudrait plus de temps pour penser le processus de commercialisation et de fonds pour constituer un stock de départ. A voir dans les prochains mois. J'aimerais bien trouver un associé pour s'occuper de ça, comme un professionnel de l'auto en France qui souhaiterait se lancer dans l'import par exemple.

Ce qui est certain, c'est que toutes ces opportunités ne se sont présentées que parce que j'ai changé de pays. En aucun cas, je n'aurais pu ne serait-ce que rêver de telles opportunités en France !

Pourquoi je me suis expatrié

J'ai lu récemment un article sur quel site Internet que la première raison pour laquelle les expatriés quittaient la France pour échapper aux impôts. C'est peut-être vrai, mais ce n'est pas mon cas.

J'écrivais récemment :

« Voilà plus d'un an que je suis expatrié en Roumanie et j'y ai découvert beaucoup plus de choses que le simple fait de dormir l'esprit tranquille.

J'ai découvert un pays libéral, qui respecte la liberté individuelle. Tout individu fait ses choix et les assume, dans aller dire que ce n'est pas sa faute s'il commet une erreur. Il n'y a aucune différence de traitement entre les individus quelles que soient leur race ou leur religion. Tout le monde est le bienvenu si on respecte les règles et que l'on apporte quelque chose à la société.


Les gens ne sont pas biberonnés par l'Etat. Si une entreprise ferme, on ne dit pas « Mais que fait l'Etat?! », on dit simplement « les dirigeants étaient mauvais, je dois trouver un autre job. »

En Roumanie, mes choix suscitent le respect, celui de s'expatrier comme celui de créer une entreprise dans un secteur aussi concurrentiel que le transport. Jamais on ne m'a dit « tout le monde n'a pas la chance d'être chef d'entreprise » et on ne m'a jamais fait sentir que je n'avais pas ma place dans une conversation parce que «  j'exploite la misère humaine. »

Je travaille avec des gens ouverts d'esprit, qui aiment le changement et le demande. Jamais l'un de mes salariés roumain n'a essayé de pourrir l'ambiance de travail parce qu'une décision ne lui convenait pas. Aucun d'entre eux ne reste dans l'entreprise en attendant de se faire licencier et de toucher un gros chèque. Les indemnités n'existent pas. Si la situation ne convient plus, il lui suffit de changer de job.

Dans un pays libéral , les dépressifs n'existent pas, simplement parce que le système de santé ne permet pas d'être payé sans travailler. Pas de gens qui préfèrent rester chez eux plutôt que travailler non plus. D'abord parce que cela ne leur conviendrait pas mais aussi parce qu'ils n'ont de toute façon pas d'autre choix que celui de travailler pour répondre à leurs besoins vitaux.

J'ai découvert les opportunités offertes par les pays émergents, et je me rends compte que la France est un pays qui ne présente plus d'opportunités pour le peuple se trouvant au bas de l'échelle sociale. L'économie est simplement tellement entravée et étouffée qu'elle ne produit que très peu d'opportunités, qui sont tellement rares que tous les gens un peu entreprenants se jettent dessus. En Roumanie, je refuse toutes les semaines des opportunités !

Ce que je veux vous faire passer comme message, c'est que la fiscalité, pour les petits entrepreneurs comme moi, n'est pas la première raison de s'expatrier. Elle n'est que la cerise sur la gâteau. La première raison de s'expatrier, aujourd'hui, pour les gens comme moi, est de retrouver la liberté qu'ils avaient perdu et des perspectives de vie heureuse. Il m'a moi-même fallu quelque mois pour m'y réhabituer. ».


La seule chose que je puisse ajouter est donc : sinon, vous venez quand en Roumanie?

Jean-Noël

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