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Chroniques d'un entrepreneur expatrié: de grands changements.

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Deux mois que je n'ai rien publié. Je suis un mauvais élève!

Ces dernières semaines ont été assez chargées. Entre la reprise du business que j'observe en Europe, la pénurie de main d'oeuvre et mes projets de nouvelles sociétés, je suis assez occupé ces derniers temps!

J'ai aussi passé 3 semaines en France. Au programme: visites clientèle, salon professionnel, décisions stratégiques, bref, 3 semaines productives comme je les aime.

Le marché se retourne

Tout a changé dans mon secteur, en Europe comme en France, à mon profit. L'économie repart, quoiqu'en dise pas mal de gens, assez fort en plus, même si la reprise en France n'est rien en comparaison de la reprise en Allemagne ou dans les Pays de l'Est. En clair, la demande augmente.

Dans le même temps, l'économie commence à faire face aux papy-boom. Plusieurs secteurs de l'économie (transport, logistique, restauration, hotellerie, bâtiment, informatique, commerce de détail et industriel et bien d'autres) connaissent de fortes pénuries de main d'oeuvre qualifiée ou non.

L'appel d'air créé par cette pénurie en Europe occidentale impacte évidemment l'Europe de l'Est également. La situation est donc européenne, à des degrés plus ou moins forts en fonction des régions.

Ajoutez à cela des règles européennes et françaises de plus en plus contraignantes pour les sociétés étrangères, accentuant également la baisse de l'offre sur le marché.

Mon placement stratégique est donc idéal:
  • Une demande qui augmente, une offre qui baisse.
  • Conséquence logique, des prix qui remontent.
  • Une prestation de qualité aussi bien en Roumanie qu'en France, me permettant de me démarquer de la concurrence.
  • Une gestion rigoureuse, importée de France.
  • Une fiscalité avantageuse en Roumanie.
  • La possibilité de fidéliser mes salariés roumains assez facilement.
  • La possibilité de s'adapter assez facilement en cas de retournement de tendance, grâce à une législation souple.
Autre preuve que la tendance est bonne, on m'a demandé plusieurs fois si je ne serais pas intéressé pour racheter des sociétés de transport françaises, qui ne trouvent pas de repreneurs. Vu la difficulté à gérer le social en France, je vous laisse deviner quelle a été ma réponse...

Partant de ces différents postulats, il m'a semblé logique de poursuivre mes investissements en Roumanie. Déménagement, investissements dans l'outil de production, augmentation des rémunérations pour fidéliser le personnel.

Pour en finir avec le mythe des travailleurs de l'Est exploités, l'écart de rémunération nette entre un salarié roumain et français est inférieur à 20% voire 10% en prenant en compte l'imposition sur le revenu en France, mais la différence totale de coût est supérieure à 45%... Je vous laisse tirer les conclusions de ce fait réel.

Je ne comprends rien à la France...

Je vois également ces derniers temps des choses assez étonnantes en France avec des entreprises qui suppriment des postes et cèdent des actifs par manque de main d'oeuvre... Avec 10% de chômage, allez comprendre!

Au vu de ce retournement de marché et des difficultés que je rencontre, je m'interroge sur mes projets annexes, en particulier le démarrage de ma nouvelle société informatique.

Me voilà depuis quelques temps assailli de questions, type: suis-je prêt? Aurais-je le temps nécessaire de mener à bien ce nouveau projet? N'est-il pas trop risqué de courir deux lièvres à la fois, en particulier si je n'ai pas bétonné le fonctionnement de ma société de transport ? Ne serait-il pas plus sage de repousser cette création encore une fois, pour ne pas exploser en vol?

J'ai pour habitude de dire que se poser la question constitue déjà un début de réponse...

Cela dit, cela se goupille bien puisque mon futur associé a aussi des problèmes pour trouver le temps de concrétiser le projet, étant donné que son business en France explose.

Bref, toujours impossible de s'ennuyer en Roumanie!

Jean-Noël

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