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Chroniques d'un entrepreneur candidat à l'expatriation, chapitre 4: la libération.

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Les réflexions et sentiments d'un futur expatrié.

Cher lecteur,

Winston Churchill a dit, au tournant de la Seconde Guerre Mondiale, s'adressant au peuple britannique: "Ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le commencement de la fin. Mais, c'est peut-être la fin du commencement". Cette phrase forte m'évoque, à mon humble niveau, à mon projet d'expatriation. Environ six semaines se sont écoulée depuis mon dernier édito (à retrouver ici), et le moins que je puisse dire, c'est que les nouvelles sont bonnes!

  • Le côté administratif commence à se régler doucement. Il ne reste qu'un seul gros morceau, qui est la gestion de mon logement actuel.
  • Sur le plan professionnel, la progression est également importante, puisque je rentre tout juste d'une semaine en Roumanie, pendant laquelle j'ai pu finaliser l'organisation à mettre en place après mon départ.
  • Côté pratique et vie sur place, il ne me reste plus qu'à trouver un logement. Recherche qui est prévue pour le mois d'avril.

La brise de la liberté me caresse agréablement le visage. Je suis de plus en plus serein par rapport à mon projet.

Je prends également la mesure des changements psychologiques qu'implique mon départ. Ces changements, alors même que je ne suis pas encore parti, sont simplement ébouriffants!

La sérénité:

Oui, je me sens serein et confiant. Je suis enfin moteur et je n'ai plus l'impression de me battre contre les éléments. J'ai même plutôt la sensation que les éléments me poussent!

Je suis aussi serein parce que je m'éloigne de la pollution psychologique qui oppresse nombre d'entrepreneurs en France. C'est un repas entre amis, dont certains sont également entrepreneurs, qui m'en a fait prendre conscience. De manière presque invariable, mes repas entre amis finissent par aborder le thème de notre environnement et de la situation de notre pays: impôts, fonctionnaires, normes, lourdeurs, dysfonctionnements de notre société ou encore idiotie et hypocrisie de nos dirigeants... Tout cela ne me pollue plus l'esprit. Je m'occupe simplement de mon projet, sans me détourner de mon but.

Bien sûr, loin de moi l'idée de prétendre que la situation en Roumanie sera meilleure! Il m'aura néanmoins fallu prendre la décision de changer de vie pour me rendre compte qu'il est inutile de se polluer l'esprit avec des choses sur lesquelles je n'ai pas la moindre emprise. A part en votant, mais comme le disait Coluche: "Si voter servait à quelque chose, cela ferait longtemps que ce serait interdit!"...

La liberté:

Quelle belle sensation que la liberté! Comme un enfant découvrant le monde, j'ai devant moi de nouvelles régions et de nouveaux domaines à explorer. Professionnellement, avec une nouvelle idée d'activités par semaine. Culturellement, avec un nouveau peuple à découvrir et une nouvelle manière de vivre. Personnellement, avec de nouvelles relations humaines à bâtir...

J'ai la sensation que le changement ne fait que commencer. Mais c'est peut-être maintenant, la fin du commencement.

Jean-Noël



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