Vous n'êtes pas membre (devenir membre) ou pas connecté (se connecter)
Loic Abadie

Loic Abadie

Je vis à la Réunion. Je suis ingénieur de formation. Actuellement, j'enseigne en classe primaire. Entre 2003 et 2010, j'ai multiplié par 9 la valeur de mon PEA, en jouant sur des petites valeurs et sur les trackers CAC40 type BX4 pour me couvrir dans les marchés baissiers. En 2011, ce PEA fait plus de 425.000 euros. Il a stagné pendant deux ans, car j'ai préféré jouer la sécurité, l'essentiel de mes économies étant investi dedans.

2013 et 2014, les incertitudes européennes se sont calmées avec le QE. J'ai repris un peu plus d'initiatives. Fin 2014, mon PEA touche un nouveau plus haut à 580.000€.

==> Suivre en direct l'évolution de mon PEA


==> Suivre en direct l'évolution de mon portefeuille Rendement et Dividendes

 

Loic-Abadie

Faire une recherche
Trouver un article
Trouver un auteur
Loic Abadie - Le bouclier

Plus d'infos sur mon projet sur les drones commerciaux - fabrication / besoins des clients / potentiel financier - sous forme d'interview réalisée par Charles Dereeper

Audience de l'article : 3844 lectures
Nature de contenu : Edito
Nombre de commentaires : 1 réaction
Votez pour cet article
(0 Votes) - Note : 0.00
Partagez cet article avec vos connaissances


Bonjour Loïc


Bonjour Charles



Je t'appelle aujourd'hui car tu voulais présenter sur Objectifeco un projet portant sur les drones, sur lequel tu y travailles depuis 2 ans.

Et là ça se précise, tu m'as d'ailleurs envoyé la rédaction de ce que tu proposes. D'emblée, on peut se poser 3 types de questions, sur la production, vous en êtes, ça aura lieu, quels sont les produits qui vont être fabriqués ?

Deuxième question, qui sont les clients potentiellement intéressés pour acheter vos produits ?

La troisième question d'investisseur, c'est de savoir en fait pourquoi et quels avantages sur le marché vous avez, qu'est ce que vous détenez comme atout concurrentiel qui fait qu'on peut miser sur cette société avec des bonnes probabilités de réussite ?

On va commencer par la production, vous en êtes où au niveau de la production ?

Vous avez un permis de construire qui va être déposé et vous possédez déjà les plans de l'architecte... ça va être une usine à la Réunion ?

Oui, c'est un atelier de production basé à la Réunion, il fera 360 m², le permis de construire on l'a déjà, il a été déposé on a eu le retour de la mairie c'est positif, on a loué le terrain sur lequel il y aura les constructions donc le bail est signé avec la mairie aussi. Dès qu'on a les fonds on est prêt à démarrer ; ce sera une construction modulaire, très rapide a réaliser, en 2 mois l'atelier pourra être opérationnel.

Au départ on va commencer doucement, avec les constructions des premiers prototypes... bon, c'est un peu plus que des prototypes car en fait ces avions ont déjà volés sous d'autres formes dans les années précédentes. On n'est pas au stade on lance un prototype et on ne sait pas s'il va voler. Les avions ont volé, on a des vidéos sur notre site pour l'aileron bolide où on la voit en pleine action donc on qualifiera ça plutôt par le terme "démonstrateur". Ce sont des avions qui prouvent a nos clients et futurs clients que l'on fait des avions fonctionnels aptes à voler.

C'est le gros avantage de notre société qui maintenant se détache du stade initial de la Start up ! 4 personnes travaillent actuellement, à l'avenir il y en aura plus de 10.




Combien de temps pour créer ? Et pour produire combien ça coûte ?

Tout dépend : on a plusieurs produits disponibles a la vente. En global, les coûts de production sont de l'ordre de 35 000 euros. On vend autour de 70 000 à 75 000 euros.

Le produit est très simple à réaliser, on peut en produire tous les 2 à 3 jours.




Je ne comprends pas bien, comment ça s'organise tout cela ?

C'est notre designer François Varigas qui a conçu le projet de l'avion, il détient la propriété intellectuelle... il n'y a pas eu de dépôt de brevet aussi curieux que cela puisse paraître, François Varigas nous a expliqué que le gros danger du dépôt de brevet c'est de se le faire voler. Dès qu'un brevet est déposé dans ce milieu aéronautique les personnes spécialisées qui sont chargées d'éplucher les brevets veulent avoir accès aux détails et essayent de le copier par la suite ; donc on préfère ne rien déposer sachant que les techniques de fabrication ne sont pas imitables pour ce produit.

On a aussi d'autres produits que cet aileron bolide, notamment un avion d'envergure beaucoup plus grand de 5 mètres qui s'appelle le v500. C'est un produit plus cher qu'on vendra autour de 100 000 euros, il est plus long à construire également, 2 par mois seulement. Mais il a aussi de très gros atouts, principalement en endurance avec des capacités d'autonomie qui peuvent dépasser une journée.

Comme je l'expliquais dans la présentation, le marché des drones est difficile à exploiter sur les pays développés, c'est à dire l'Amérique, l'Europe en raison des réglementations draconiennes, survoler des terres habitées est la plupart du temps impossible, et encore moins pour des missions longues. Il y a un petit marché pour des hélicoptères pour des missions à distance réduite de quelques dizaines de km mais au delà ça reste compliqué. Nous, on a choisi de cibler plutôt les marchés d'Afrique, du Moyen Orient, d'Asie du Sud Est et le marché maritime...

Ces marchés là bénéficient d'une réglementation beaucoup plus souple, ils sont accessibles plus rapidement, et l'idée c'est d'acquérir un track record sur ces marchés, de faire nos preuves, enregistrer nos premiers bénéfices. Ensuite on aura un avantage concurrentiel sur les autres sociétés une fois qu'on aura ce track record, et notamment plus tard quand les grands marchés vont s'ouvrir dans les économies avancées.

On est en relation avec une autre société qui s'appelle Aéro Surveillance en France, elle est intéressée par nos produits, elle a porté son intérêt pour l'aileron bolide et le v500. On a des contacts pour le marché maritime, des navires de pèche pour la détection de bancs de poissons, en Afrique et en Asie du Sud Est pour la surveillance minière... le porteur de projet François Varigas ainsi qu'une autre personne possède plein d'adresses et de contacts en ce qui concerne la surveillance minière.




D'accord, alors on a parlé des marchés, de la surveillance maritime, peux tu nous en dire plus sur la surveillance minière en quoi ça consiste ?

La surveillance minière c'est par exemple étudier le volume de roches extraites d'une mine pour vérifier si il n'y a pas des détournements, des personnes qui subtiliseraient du minerai de la mine. On peut évaluer très précisément les mètres cubes de roches que les camions ont retiré sur une période donnée.

Après, il y a d'autres marchés importants comme par exemple la surveillance des pipelines, voir si il n'y a pas eu de constructions illégales ou des dégradations du tube...

On a aussi la surveillance des lignes à haute tension, le marché est important, on veille à ce que la végétation n'empiète pas sur les lignes donc ça nécessite des avions capables de parcourir des distances longues adaptés à ce genre de mission.

Pour en revenir à notre marché principal, la surveillance maritime, on estime dans le monde qu'il y a 20 000 bateaux de commerce qui pourraient être équipés de système d'alerte en cas de piraterie maritime. La piraterie ne se résume pas qu'à la Somalie, il y a aussi des gros problèmes en Asie du Sud Est, en Chine, les Chinois ont d'ailleurs des besoins colossaux à ce niveau.

Un drone embarqué sur un bateau peut parcourir quelques centaines de km et détecter des pirates éventuels longtemps à l'avance... il permet au bateau de faire appel à des dispositifs de protection maritime...




Mais comment cela se passe pour la fabrication, quel est le coût pour vous ?

On a des gros avantages concurrentiels au niveau de la technologie. L'aileron bolide est à notre connaissance la seule au monde à avoir réussi à voler. D'autres sociétés cherchent mais elles n'ont pas encore réussi de faire voler leurs drones.

A propos de l'aileron bolide, c'est une aile qui offre l'avantage d'être repliée, pour une envergure réduite de moitié elle fera les mêmes performances qu'une aile classique à l'envergure deux fois plus grande. Elle prend aussi beaucoup moins de place sur un navire, elle a une rigidité plus importante, une résistante accrue car c'est une aile bouclée, plus maniable... tous ces éléments donnent un certain avantage par rapport à une aile classique.




Faire décoller un engin de ce type, ça se passe comment ? Est ce qu'on rencontre des contraintes ?

Pour le décollage il n'y a pas de problèmes. Sur les bateaux, il existe même des systèmes de catapultes qui les font décoller depuis un tube Les problèmes se situent plus au niveau de la récupération à l'atterrissage quand on parle des applications maritimes là il faut des systèmes de filets... mais c'est aussi dans nos capacités de les produire ce qui fera des produits supplémentaires à vendre à nos clients.




Par rapport à l'atout technologique et votre politique commerciale qu'est ce qu'il en ressort ?

On vise une politique commerciale rapide. En comparaison avec d'autres sociétés, par exemple DELTA DRONES en France qui est cotée en bourse depuis quelques années, on vise une politique commerciale beaucoup plus rapide, on ne se limite pas seulement à la proposition de quelques services. Notre objectif est de vendre des avions et générer du CA avec dans un ou deux ans un profit commercial réel.




Comment peut-on qualifier le marché des drones ?

C'est un marché qui est difficile d'accès, c'est vrai qu'il y a des centaines de sociétés en France qui essaient de produire des drones mais c'est souvent des auto entrepreneurs, des personnes qui créent du modèle réduit, des avions, des petits jouets, et qui espèrent passer au stade au dessus... ces individus n'ont pas la connaissance et la capacité de respecter les normes aériennes et aéronautiques strictes du milieu professionnel.

Dans notre entreprise, deux personnes ont une expérience de plus de 10 ans dans l'industrie du drone. Ils ont donc un bagage technique que beaucoup d'autres n'ont pas. De surcroit, on a une capacité à négocier avec la DGAC.







Les Etats-Unis ne sont ils pas plus avancés dans le domaine des drones que nous ?

Les Etats-Unis sont pénalisés par une loi. Déjà, leur industrie du drone est purement militaire. Ensuite, des sociétés qui produisent des drones pour l'armée américaine n'ont pas le droit de les vendre moins cher à d'autre clients que le prix auquel ils ont vendu à l'armée américaine. Leur compétitivité se voit ainsi fortement diminué, donc Boeing et compagnie vendent des drones à l'armée américaine en exclusivité mais à prix élevés.




Quelle est l'ordre des prix ?

Des prix en dizaines de millions pour le prédator, et même les petits modèles pour les applications paramilitaires pour la surveillance maritime ça chiffre à plusieurs millions de dollars... le scan eagle qui figure dans notre présentation détaillé est vendu à près de 3 millions de dollars... on est donc bien en dessous niveaux prix !




Quel est ton rôle dans société ? Qu'est ce que tu effectues comme tâches ?

Moi je m'occupe de la partie financière, au niveau technique ce sera François Varigas et son associé qui vont gérer ! Ce qui m'intéresse là dedans, c'est de suivre tous les aspects financiers, l'introduction en bourse, vous savez tous la bourse est un domaine qui me passionne et introduire une société en bourse est quelque chose à la fois novateur et excitant pour moi.




Faut-il miser sur ce projet ? Pourquoi ? Combien peut on investir ?

Je pense qu'il ne faut pas mobiliser tout son patrimoine. C'est en effet un projet à risques élevés mais qui a cependant un potentiel énorme. Miser 10% de son patrimoine financier me paraît idéal ! Je pense qu'on peut multiplier la mise par 5 ou par 10 en quelques années, un beau profit en perspective !




C'est quoi vos rêves et vos ambitions ?

Dans le business plan on a été très raisonnable, on a des hypothèses de ventes de quelques unités par an, le marché de la surveillance maritime c'est 20 000 navires susceptibles d'être équipés donc on n'a pas des ambitions délirantes de conquérir 50 % du marché en quelques années... non, non, on reste très modeste avec des petits objectifs concrétisables. Je suis certain qu'on a le potentiel de faire mieux que ce qui est mentionné sur le business plan ceci dit on est prudent malgré ce potentiel significatif !




Au niveau commercial est ce qu'il y a des dangers ?

On a réseau dense de clients sur les zones ciblées donc pour cela pas d'inquiétude. Les risques se situent plus au niveau des normes liées à l'exportation... le domaine des drones est un univers sensible, et les gouvernements regardent à qui on vend. Si le terrorisme venait à se renforcer dans le monde, les Etats pourraient durcir leurs positions, devenir plus frileux quant à l'exportation. C'est plus cela à mon sens qui peut poser problème.







Sinon, quelles sont les perspectives du marché des drones civils commerciaux ?

On estime que ce marché sera multiplié par 10 sur une période 7 à 8 ans. Il y a vraiment une croissance très forte, je parle pour les missions connues.

Car il y a aussi des nouvelles missions que l'on découvre tous les mois pour les drones : on a été récemment contacté par une personne qui a un projet de surveillance de la qualité de l'air. Au niveau de l'environnement se libèrent des débouchés importants, on peut citer des drones pour mesurer les polluants dans le ciel par exemple.




Je pense qu'on a fait le tour, si tu as un dernier message à adresser aux lecteurs ce serait lequel ?

Je leur souhaite plein de réussite dans leurs investissements. Je me tiens à leur disposition pour toutes infos complémentaires questions techniques pratiques sur notre société de drones... je propose aussi à chaque lecteur d'entrer dans le capital de notre entreprise pour un montant minimal de 10,000 euros dans le cadre d'une opération d'augmentation de capital !

Toutes les infos sont ici : http://www.ac-innov.com/fr/drone-aero-composites-innovations/actualites/38-augmentation-de-capital-d-aero-composites-innovations




Lire la fiche sur Objectifeco pour la présentation du projet écrite par Loic ABADIE ici : http://objectifeco.com/index.php?option=com_content&view=article&id=112:investir-dans-une-societe-qui-fabrique-des-drones-commerciaux&catid=48:a




loic-investir-devenirrentier
Poster un commentaire

1 Commentaire

  • Lien vers le commentaire RV22 vendredi, 28 août 2015 13:16 Posté par rv22

    Les nouveaux drones de Sony (association Sony et ZMP) ne seraient-ils pas de sérieux concurents déjà plus avancés ?

    Merci
    Hervé