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Charles Dereeper

Charles Dereeper

Rédacteur, éditeur, entrepreneur, trader...

Je vis en fonction de l’intuition, du coeur et de la possibilité de mourir à chaque instant. Pas de vie sans création quotidienne ! 

Je mets à la poubelle la culture chrétienne et le reste des religions pour neuneus attardés qui veulent nous faire gober qu'il existe trois dieux uniques (car 3 = 1, ben oui quoi, c'est un truc religieux, nous les quiches, on peut pas comprendre, c'est que eux) dont en plus, nous serions séparés (ben oui, si dieu est déjà en nous, on n'a plus besoin de se soumettre à des religieux assoiffés de domination... leur seule solution consiste à nous raconter qu'on est tout seul et dieu est ailleurs. Bien sûr, on peut lui dire bonjour, mais à condition de prendre une carte de membre...).

En fait, en considérant que nous sommes tous connectés ensemble nous les humains basiques, la vie retrouve son sens perdu et on peut se passer sans souci de cette morale catholique bidon...

Sinon, j'ai tenté du mieux que j'ai pu, d'effacer ce que m’ont raconté les profs gochos de mon enfance (yavait du boulot), l'éducation plus qu'inefficace de mes parents et toutes les âneries que l’Etat français a tenté de m’imposer pour me tenir en laisse...

Je suis totalement contre le dogme du profit maximal, qui égare la majorité des humains et qui détruit tout !

J'ai besoin autour de moi de gens électrons libres, insoumis aux normes sociales vicieuses et visqueuses et insoumis à leurs propres peurs !

Un spécial remerciement éternel pour Alain qui en 2001 / 2003 m'a offert le plus précieux des cadeaux.


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Les balbutiements de la nouvelle révolution économique sont déjà visibles

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Nombre de commentaires : 11 réactions
J'ai écrit il y a quelque temps un premier article sur les imprimantes 3D et leurs conséquences à long terme sur l'économie, notamment en terme de déflation et de destruction de valeur ajoutée côté entreprises et de création de pouvoir d'achat côté consommateur. Certaines réactions "en private" ou sur Objectifeco ont montré un certain septicisme. Pourtant, c'est juste explosif cette histoire d'imprimante 3D.

Je vais donner deux exemples concrets qui laissent présager de la furie à venir dans le domaine.

Un américain de 26 ans, Cody Wilson, a créé le premier flingue à imprimer chez soi. Nom du bébé = the liberator. Evidemment, il faut être sacrément allumé ou idéaliste pour croire que le projet pouvait aboutir aux USA, premier vendeur mondial d'arme... Mis en ligne, les plans ont été téléchargés plus de 100.000 fois en deux jours, le temps que les mecs d'en haut percutent et forcent cet illuminé à retirer d'internet ce viol du business de la nation... imaginez ! Un flingue opérationnel, en plastique pour une poignée de dollars... de quoi bouleverser quelques données macro économiques ainsi qu'accessoirement, les enjeux de la sécurité, autre énorme marché porteur de commissions occultes massives... les Etats occidentaux gèrent leurs sujets en exploitant en priorité l'émotion peur et insécurité. Ce sont les fondements de nos sociétés occidentales qui sont touchés à travers un simple flingue en plastique imprimé en 3D. Cody Wilson a été recadré...

liberator-3d-printed-gun

Deuxième exemple encore bien plus puissant. Et celui là, je le surveille de mois en mois ce sujet, car il est énorme.

L'industrie du textile est l'une des plus grosses machines à création de valeur ajoutée qui repose presque exclusivement sur du vent.

L'un des hommes les plus riches du monde, plus de 40 milliards selon certains classements, a exploité le filon à l'aide de sa marque phare, Zara. Qu'est ce que sont les vêtements ? A la base, il s'agit d'un outil pour ne pas se peler les miches et faire le beau ou la belle, donc un outil de séduction sexuelle. Seulement, la société de consommation a fait évoluer le concept pour faire du blé, en créant le système des marques. En apposant un nom sur le vêtement, le prix s'est déconnecté littéralement de la valeur de l'objet. Les humains qui sont vaguement paumés dans les pays riches, ont massivement adopté l'idée que les classes sociales et le pouvoir financier devaient se montrer à travers le nom qu'on portait sur ses vêtements. La référence circulaire mise en place et normalisée, des marques de fringues se sont mises à cracher un fric monstreux, à l'aide d'une idée simple.

Si tu portes mon nom, c'est que tu assures grave, mec !

Moyennant le fait que tu puisses montrer que tu assures grave, il faut que tu nous achètes ce privilège. Et plus tu veux assurer avec un nom prestigieux, plus tu dois cracher cher.

Quelques décennies plus tard, on en arrive à payer des T-shirts 50 euros, alors qu'ils coûtent en fabrication moins de 1 euros. J'achète à titre perso à Bangkok mes T-shirts fabriqués dans les dernières matières textiles les plus High tech, avec le nom des marques les plus connues, pour la modique somme de 200 baths, soit 4,5 euros environ, distribution incluse. Il  ne s'agit pas de vol ou de contrefaçon. Ce sont juste les usines thaïlandaises qui fabriquent pour la marque, qui écoulent un peu plus que prévu de la marchandise sur le marché local... enfin je dis ça, c'est mal... en même temps, n'est ce pas mal que de dire qu'on est une marque ultra sérieuse avec des produits de top qualité qui justifient un prix élevé de vente, alors qu'en réalité, on fabrique l'objet pour une bouchée de pain, parfois à l'aide d'adolescents asiatiques réduits à l'état d'esclavage. N'allez pas penser que j'exagère, la réalité dépasse souvent la fiction, dans le domaine de l'horreur économique. Je suis en train de parler de noms que vous portez tous, qui passent à la TV en s'achetant une respectabilité un peu douteuse et une image vendue ensuite à prix d'or.

Le textile dans son organisation actuelle vit sa dernière décennie à mon avis.

Si la société Electroloom parvient à ses fins, à savoir finaliser d'ici fin 2014 la production par impression 3D de vêtements textiles, dont les premiers essais laissent penser qu'elle y arrivera, alors, tout sautera ! Que vous soyez septiques ou non, il y a un moment où vous arrêterez de payer 30 à 50 euros pour un machin qui ne vaut que 2 euros à la base, voire peut être même moins... C'est inévitable tout comme le MP3 a ruiné le CD de musique ou l'Ebook est en train de tuer méthodiquement et petit à petit le livre papier.

article electroloom

Electroloom travaille sur un fil composite à base de matériaux composites et organiques. Très sincèrement, ce sera un évènement extraordinaire, porteur d'une révolution sectorielle majeure. Au stade actuel, notez bien dans vos têtes la rhétorique du moment. Les professionnels expliquent tranquillement que les consommateurs du futur iront sur des plateformes achetés les vêtements des marques actuels sur un plan technique et les produiront chez eux. Ben voyons... Je suis toujours plié devant le crétin de base censé être une autorité dans son secteur, qui a besoin de stabilité dans sa tête et qui refuse la moindre évolution ou le moindre changement.

Oui, la vie est violente. Oui, nous devons nous adapter à des trucs dont on se passerait bien. Mais il est clair que le monde se divise en deux. D'un côté, il y a ceux qui sont capables de regarder le changement et de le manager pour survivre et de l'autre, il y a ceux qui le nient et qui disparaissent en gémissant. En Europe, s'il y a bien une énorme carence, c'est dans le domaine du sens de la survie. Le ventre bien plein qui déborde, il est difficile d'aller au combat pour se battre pour le futur... 

Qu'est ce qu'on parie qu'aucun consommateur du futur ne payera plus son objet textile aux prix actuels du marché. La notion de marque survivra t elle ? Rien n'est moins sûr. Les gens auront toujours besoin de se différencier les uns des autres socialement à travers des objets, mais il est fort probable que le vêtement sera délaissé pour de nouveaux objets.

En dix ans les ventes de CD musique ont été divisées par deux. Il y a dix ans, on nous expliquait que la musique allait disparaître... Le livre a amorcé sa descente. Il planque son plongeon à l'aide des bons chiffres de la BD. Mais dans le domaine de la presse papier ou des livres techniques, la chute est en marche.

Imaginez le monde de demain dans le textile pas cher fabriqué à domicile.

Moi je dis que les hommes vont être méga contents... Ben oui, on se fait tous allumer notre compte bancaire depuis des décennies par nos femmes qui fument méthodiquement chaque année des mois entiers de salaire pour porter trois fois un truc qui finit la plupart du temps à la poubelle, après avoir séjourné assez longtemps dans un placard.

Je suis certain messieurs que vous connaissez comme moi le circuit par coeur. Le premier jour de l'achat compulsif de la dernière robe, vous sautez dessus. La robe si sexy est arrachée par vos soins et vous entamez alors une séance de cardio qui est loin d'être désagréable. La deuxième fois que vous la voyez, vous parvenez à vous contenir (ce qui est une erreur, car il vaut mieux amortir deux fois plutôt qu'une, un bout de tissu d'une valeur de quelques euros qu'on vous a refourgué dix fois plus cher). Dans les semaines suivantes, vous voyez passer l'objet une fois ou deux de plus (n'hésitez pas à chaque apparition à baptiser une nouvelle fois, les femmes adorent cela). Puis, plus rien.... Penaud, vous finissez par demander des nouvelles de la dernière petite robe sexy qui vous stimulait tant...

Ben oui, chérie, tu comprends, j'ai grossi, j'ai maigri, c'est plus la saison, c'est plus la mode (notez bien que Zara lance tous les dix jours de nouvelles collections, ce qui nous donne un aperçu de la durée de la mode du moment pour les femmes...)

C'est à ce moment là qu'une nouvelle robe fait son apparition...  Ouh celle là, je vais lui faire sa fête. Combien ? 130 euros en solde. Putain, elle va morfler !

Bref, vous serez je pense tous d'accord avec moi pour valider l'achat d'une imprimante 3D à robes, l'installation dès l'ouverture de l'ordinateur familial d'un accès immédiat aux dernières plateformes de téléchargements pirates des patrons de fringues féminins, et d'un méga stock de composants... de manière à ce que nos chères femmes puissent canaliser leurs pulsions vestimentaires à moindre coût...

Si les fabriquants de fringues actuels s'imaginent que nous les hommes, on va laisser passer l'occasion du siècle pour arrêter de se faire tondre, laissons leurs ces douces illusions... Vous me recevez 5 sur 5 ?

Charles Dereeper 
crisedusiecle
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11 commentaires

  • Lien vers le commentaire lebobclefeu mardi, 11 février 2014 10:20 Posté par lebobclefeu

    Bonjour et merci pour votre article,


    au début de votre post vous nous invitez à la contradiction... c'est trop tentant.


     


    les armes: je pense qu'un AK47 est moins cher qu'une imprimante 3D. Et un peu plus efficace.


    les vêtements: tout dépend du prix de la matière première. L'idéal serait que la fibre en question soit réutilisable. Sinon ça sera cher: j'ai du mal à croire qu'un fil à base de matériaux composites et organiques soit meilleur marché, au kg, que du coton.


    Les marques auront de quoi se défendre. En premier lieu, elles pourront baisser les prix car la contrefaçon coutera tout de même qqch au consommateur. Ce n'est pas de la duplication gratuite comme avec la musique. En second lieu, en adoptant elles-aussi l'impression 3D, il leur sera possible de mettre en place des dispositifs d'authentification des vêtements. Ce sera plus facile à contrôler que les DRM car les vêtements existent dans un monde réel, et sont portés ostensiblement.


     

  • Lien vers le commentaire Le Banquier lundi, 10 février 2014 21:18 Posté par Le Banquier

    Super article, c'est vraiment étonnant que je "surveille" les mêmes sujets que vous :)
    Je pense que ça va changer à terme la consommation comme la voiture à changé l'avenir des maréchaux ferrants....

    Nous vivons une mutation vers le service, et les robots/logiciels supprimeront un jour l’usage de l’humain dans le service, il faudra occuper la population à autre chose…. Apprendre ?




  • Lien vers le commentaire karlusson lundi, 10 février 2014 09:06 Posté par karlusson

    moi, en effet, rien à branler des marques, encore pire que Charles qui est un séducteur, mais je vois bien mes gosses, de diou, le besoin d'appartenance je suppose, alors les gamins, à fond les marques chez eux : tout un symbole ! Pour moi, ce serait plutôt la flemme, pas envie de m'emmerder à faire mes chaussettes, question de temps, d'envie, etc. Verra-t-on des boutiques de textiles 3D ayant pignon sur rue ? Je crois pas trop... mais bon, le marché de la cigarette électronique semble avoir bien pris, je m'y attendais pas non plus... je comprends mieux la 3D pour de petites pièces, ce qui éviterait de balancer le produit en décharge, on répare soi-même, chez un pote ou un boutiquier, qui ferait parfois un tee shirt avec la tête de Charles ou  du Ché.

  • Lien vers le commentaire Charles Dereeper dimanche, 09 février 2014 15:19 Posté par Charles DEREEPER

    je ne comprends pas vos réactions.

    il n'est pas question d'acheter un tshirt à un pays en développement qui produira sur une imprimante 3D; il est question de fabriquer soi meme tous les tshirts qu'on veut pour moins de 2 euros, chez soi avec son imprimante à soi.

    les marques seront pillées, dupliquées, dévalorisées comme c'est le cas déjà à bangkok. tout le monde se branle de versace, G-Star et compagnie, car ca coute rien. tout le monde en a.

    différentes industries ont déjà montré leur incapacité totale à lutter contre le piratage numérique. je ne vois pas comment l'industrie du textile meme luxueux pourra demain empêcher qu'on chope les programmes à injecter dans les imprimantes 3D

  • Lien vers le commentaire Harry Haller dimanche, 09 février 2014 14:44 Posté par harry

    L'impression 3D débouche sur de très nombreux marchés.


    Pensez à toutes ces petites pièces à la con qui pètent, du lave-vaisselle à la poignée de portière de voiture, le bouton ou telle fixation de la cafetière à 200 €, etc. Même pas besoin d'un gros modèle pour commencer à travailler.


    Je pense que d'ici peu on aura des tas de petits ateliers d'impression 3D dans les pays en développement, pour les pays riches, les concommateurs rincés vont s'équiper pesonnellement.


    Je n'avais pas pensé aux fringues, il faudrait d'abord que le consommateur occidental pense "utilitaire" avant de chercher le tee shirt à 5 ou 10 € (il faut bien payer le frêt et l'urssaf).


    Pour ce qui est des marques, je suis sceptique quant à leur disparition, même en pays africain on rafolle des trucs de "vraie marque", entendez pas un truc chinois qualité zéro avec un machin écrit dessus. Renault vend ses Dacia badgées Renault hors de France, pas fou. Donc les pauvres n'ont pas accès à la conso, mais si demain le niveau de vie augmente, ils ne penseront qu'à acheter de la marque.


    Quand les traditions sont en recul, il faut un certain temps pour qu'une philosophie la remplace, et en général c'est plutôt la religion, le consumérisme, la connerie, etc. Le paraître pour s'identifier à une classe sociale ne disparait pas au lavage.

  • Lien vers le commentaire Yves dimanche, 09 février 2014 09:48 Posté par yves

    L'imprimante 3D va permettre d'acheter encore plus de produits à obsolescence programmée accélérée, avec toujours des changements de technos, de standards, des disparitions d'un composant / fournisseur indispensable, le tout bien controlé par l'oligarchie actuelle ou nouvelle. Non, la vraie solution, la vraie liberté, c'est de moins consommer. Tiens, ça fait 6 ans que je n'ai pas acheté un habillement neuf en magasin et ça n'affecte pas ma vie.

  • Lien vers le commentaire karlusson dimanche, 09 février 2014 08:50 Posté par karlusson

    on va cultiver son jardin, imprimer ses fringues, lire Charles sur écran... bon sang, éditez vite vos mémoires, seul le livre papier traverse les siècles ; essayez de lire une disquette d'il y a seulement 20 ans...

  • Lien vers le commentaire karlusson dimanche, 09 février 2014 08:43 Posté par karlusson

    donc vous estimez que la 3D textile va remplacer les bas coûts salariaux du Bengladesh ? ... et les machines à pain les boulangers... non, c'est un leurre.

  • Lien vers le commentaire karlusson dimanche, 09 février 2014 08:42 Posté par karlusson

    donc vous estimez que la 3D textile va remplacer les bas coûts salariaux du Bengladesh ? ... et les machines à pain les boulangers... non, c'est un leurre.

  • Lien vers le commentaire karlusson dimanche, 09 février 2014 08:37 Posté par karlusson

    la banque postale ne s'y trompe pas, elle prend le marché de la 3D, on pourra y imprimer nos timbres en relief...


    une PME française, mère patrie, utilise des algues pour remplacer le plastique polluant de la 3D... on va pouvoir faire des nains de jardin, super !

  • Lien vers le commentaire zoulou2 dimanche, 09 février 2014 02:05 Posté par zoulou2

    +1 Charles


    Je paye 100 hks pour 4 polos a HK (2.50 euros piece) , depuis 18 ans, ils sont passes des centaines de fois a la machine a laver, et je les porte tous les jours. (La journee l'usine travail a perte pour la marque afin de garder le marche, et la nuit l'usine travail pour le marche local pour payer les travailleurs).


    Ce qui va etre interressant, avec ces machines 3D. c'est qu'il ne devrait pas y avoir de coutures, pas de perte de tissus. (le prix d'un vetement depand du nombre de couture, plus il y a couture, plus il y a intervention humaine).


    Quand on achete, toujours verifier les coutures sous les bras, c'est en general la, qu'elles lachent, une couture sous les bras bien faites = travail de qualite.