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William Finck

William Finck

Je m'intéresse à l'économie, la finance, la santé et... les impôts !

J'ai vécu 6 mois en Colombie, expérience que j'ai relaté sur un site : www.capcolombie.com

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DE GIRO 2

Français qui manifestez, que voulez vous changer ? Les multinationales ont pris le pouvoir sur les États. Réfléchissez à d'autres pistes !

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Nombre de commentaires : 2 réactions
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Loi du travail, protestations sociales, le jeu est pipé d’avance. Inutile d’y passer une nuit debout, les efforts seront vains ! Même en cas de second 49.3, les multinationales ont déjà le dessus. 

Ces manifestants ne comprennent-ils pas les vrais enjeux de la mondialisation ?


L’économie est une guerre permanente où chacun des acteurs lutte à son échelle. Les gros intervenants se battent pour leur pouvoir, les petits pour leur survie. Aujourd’hui, certaines multinationales ont une telle influence, qu’elles pourraient racheter un Etat en faillite, avec leurs seules liquidités.

La Grèce a bien été sauvée par l’Union Européenne et la BCE. Mais un panel de multinationales pèse beaucoup plus que certains Etats. Ces grandes entreprises auraient pu sans difficulté racheter la Grèce.

Google, parmi tant d’autres, en est le plus parfait exemple. Le groupe dispose de suffisamment de trésorerie pour éponger, et payer comptant, la dette d’un bon nombre de pays à taille modeste.

Depuis quelques années, les sociétés multinationales mènent des O.P.A sur plusieurs pays afin de mieux les contrôler, dans le sens qui satisfait leurs intérêts. Officieusement, les républiques dites « bananières » subissent ce phénomène de manière précoce. Dans un futur plus ou moins proche, on peut imaginer que le processus devienne officiel, au point d’être absolument légalisé par la ploutocratie.

La globalisation économique a donc effacé la notion de frontière étatique dans pléthores de secteurs. C’est là, une des premières choses que les contestataires n’ont pas saisi. 


En filigrane, c’est un véritable débat de société qui se pose. On peut s’interroger si le concept de l’Etat garde encore de sa légitimité.
 


Pas plus tard que hier, une connaissance m’a sorti « il faut lutter coûte que coûte ». Ce à quoi j’ai répondu « tu espères lutter contre quoi ? ». Nous sommes citoyens d’un pays, mais pour combien de temps ? Le jour où nous appartiendrons aux multinationales n’est peut-être pas si lointain.

Les salariés des grands groupes portent déjà, en quelque sorte, le nom des entreprises qui les esclavagisent.

Au niveau du marketing, tout est poussé à l’extrême… on vous embrigade dans un schéma stéréotypé afin que vous ne puissiez plus en échapper !

Un copain à moi travaille pour Google. J’ai vu son comportement se transformer littéralement en l’espace de quelques mois. Trop tard, il a sombré dans l’engrenage à coup de milliers de dollars mensuels, malgré la pression dingue. Les multinationales ont donc cette faculté à gangréner les esprits situés à la base de leur pyramide. Elles soudoient également les Etats qui ferment les yeux sur les gabegies octroyées. Tout est corruption et mensonge !

Certes, les sociétés valorisées à des milliards de dollars ne rachèteront pas la France demain, toutefois elles s’emparent des consciences. Avec la robotisation et l’intelligence artificielle, la société va profondément changer. Dans l’hypothèse d’un scénario hollywoodien, on pourrait très bien imaginer que des multinationales acquièrent des pays pour y imposer leur volonté.

Ces Etats absorbés seraient alors d’excellents laboratoires de test pour développer encore plus leur hégémonie à travers le monde.

Posséder un pays, c’est pouvoir créer un système politique, émettre sa monnaie, promulguer des lois. Chez Google, on avance même le terme, de République 2.0. Les dirigeants seraient ainsi en mesure de conserver les données utilisateurs, de supprimer la vie privée en ligne, dans le but d’assurer l’ordre et le droit.


Cette vision du monde est un peu flippante, mais c’est ce sur quoi nous nous dirigeons ! A défaut d’être optimiste, je ne suis guère fataliste. Il existe toujours des solutions pour celui qui veut sortir du carcan institutionnel dans lequel on nous a fourré.


Je pense qu’il faut bien se mettre dans le crâne que l’Etat c’est mort. A force de vouloir réguler, celui-ci ne régule plus rien. Résultat, en France, on a une masse d’individus qui croit encore en l’Etat providence avec des œillères plus grosses que des portes de hangar. 

Quitter la rat race, exploiter les bonnes tendances n’a jamais été aussi urgent. On a en prime le privilège d’être un rescapé du formatage ambiant, de figurer parmi les personnes qui auront su tirer leur épingle du jeu. Mais c’est aussi un exercice difficile où 50% des participants se plantent. Heureusement, un peu de méthodologie et de connaissance permettent de s’orienter vers les domaines porteurs avec le bon timing.

Pour ma part, je suis convaincu par l’agroalimentaire. Il va rester un problème majeur de notre humanité dans les décennies à venir. Multinationales ou pas !

William Finck
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2 commentaires

  • Lien vers le commentaire Sebastien jeudi, 30 juin 2016 15:27 Posté par imhotep

    Citation :
    Le jour où nous appartiendrons aux multinationales n’est peut-être pas si lointain.
    « tu espères lutter contre quoi ? »

    ma réponse : et bien contre ça justement

  • Lien vers le commentaire zoulou2 jeudi, 30 juin 2016 06:18 Posté par zoulou2

    Y'en a qui doivent chier dans leur froc en face du parlement europeen, c'est les immeubles des lobby, des millions d'euros qui partent en fumee a cause du brexit, les multinationales perdent sur ce coup la, il faut que ca continu.