Gilles Boulet : jusqu’à 3500 € par mois grâce au vieillissement de la population !
Ce sujet est bien loin de vos centres d'intérêt actuels.
En effet, la Bourse, l’immobilier… ce ne sont pas les opportunités de s’enrichir qui manquent.
Mais parfois, les bonnes affaires en deviennent de mauvaises et des difficultés surviennent.
Il faut alors trouver des moyens de s'assurer des rentrées d'argent régulières.
Il existe un métier, en forte croissance et assez peu connu : accueillant familial pour personne âgée (ou pour adulte handicapé).
Evidemment, si vous n'avez pas la fibre sociale, passez votre chemin !
Ce nouveau métier, qui peine à trouver des volontaires, comprend de nombreux avantages : échanges humains très riches, salaire correct, travail à domicile…
De plus, il peut aussi s’agit de personnes convalescentes, d’accueil temporaire ou à temps partiel.
Voyons cela dans le détail.
Depuis 1950, nous avons gagné 14 ans d’espérance de vie et désormais, 8 % de la population a plus de 75 ans, contre 5 % il y a trente ans.
Pourtant, rares sont les personnes âgées accueillies à domicile. Or, il suffit de discuter avec ses voisins pour se rendre compte que la demande de ce type de service est très importante et préféré de loin à la maison de retraite.
Famidac, l'association des accueillants familiaux et de leurs partenaires, a créé le site www.famidac.fr/ qui fourmille d’informations concrètes.
Le travail d’un accueillant familial agréé consiste à accueillir chez lui une personne âgée ou handicapée qui sera nourrie, logé, blanchie et aidée dans sa vie quotidienne.
Cet accueillant recevra en retour un salaire (et donc une fiche de paye) ainsi que des remboursements de frais.
Nota : comme il s’agit d’un public par définition fragile, la loi a posé d’utiles garde-fous.
Ainsi, les accueillants doivent avoir l’agrément du Conseil Général de leur département.
Cet agrément est donné pour une à trois personnes.
Quel est le salaire ?
En fait, l’accueillant bénéficie de 4 sources de rentrées d’argent :
* son salaire, dont la revalorisation est fonction du Smic horaire.
* une éventuelle indemnité particulière si la personne accueillie est dépendante ou demande des attentions particulières.
* une indemnité correspondant aux frais d’entretien courant (chauffage, nourriture…).
* une indemnité pour la pièce qu’occupe cette personne.
Le site famidac.fr précise : à la rémunération journalière pour services rendus, s’ajoute une indemnité de congé égale à 10 % de la rémunération journalière pour services rendus.
Pour une seule personne accueillie, le salaire net va de 1 000 € à 1 500 € mensuels pour une chambre simple. Or, l’agrément peut être donné pour trois personnes, ce qui permettrait de tripler ces sommes…
Mais attention, c’est un travail très prenant ; avoir plusieurs personnes âgées chez soi suppose une bonne organisation et un grand logement.
Même si on peut penser que deux ou trois personnes âgées peuvent discuter entre elles ou collaborer pour quelques tâches ménagères, il faut réaliser que, par exemple, si vous devez faire des courses, vous avez le choix entre emmener tout le monde (si c’est possible) ou trouver quelqu’un (votre conjoint par exemple) pour vous remplacer.
À l’inverse, vous pouvez aussi devenir accueillant à temps partiel, ou pour une durée limitée (personne convalescente par exemple, ou dont la famille part en vacances).
Quelles sont les obligations ?
Elles sont multiples, citons notamment :
- la formation et l’agrément
- une assurance responsabilité civile et une affiliation à la sécurité sociale
- un respect de la personne que l’on accueille au sein de sa famille ; ce n’est pas un locataire mais quelqu’un d’âgé qui participera, dans la mesure de ses possibilités, au quotidien de la famille.
- La nécessité de disposer d’une chambre chauffée d’au moins 9 m2 pour la personne que vous accueillerez (16 m2 pour un couple), avec un point d’eau potable à proximité
- Interdiction (comme les médecins et notaires, par exemple), d’hériter ou de recevoir des dons des personnes dont vous vous occupez.
Comment devient-on accueillant ?
Il faut contacter votre conseil général et suivre une formation.
Nota : si vous êtes locataire de votre logement, vous pouvez tout de même devenir accueillant agréé.
Apparemment, le principal diplôme pour accéder à ce travail est le diplôme d’état auxiliaire de vie (DEAVS). Mais il existe aussi d’autres diplômes comme le diplôme d’état d’auxiliaire de vie sociale, le diplôme d’assistant de vie (délivré par l’Afpa), etc.
Voyez avec le conseil général la formation la plus adéquate (il l’assure parfois lui-même).
Important : si vous avez déjà une expérience en la matière, la VAE (valorisation des acquis de l’expérience) peut vous permettre de gagner du temps en vous évitant une partie de la formation.
Exemples :
* Un hôpital recherche des familles d’accueil thérapeutiques.
Entre salaire et indemnités (pour services rendus, jours fériés, congés payés, entretien…), la famille d’accueil touchera près de 1 400 € net mensuel.
Une solution très intéressante s’il y a un hôpital dans votre ville et que vous voulez garder une certaine autonomie, sans vous engager dans une relation au long cours. C’est aussi le moyen d’avoir des contacts avec des personnes dont l’état s’améliore au fil des jours !
* Nous sommes un Foyer accueillant des femmes adultes atteintes de Déficience Visuelle ou Auditives avec troubles associés ; ces dames (valides) recherchent des familles d'accueil qui leur permettraient de "couper" régulièrement avec le quotidien de l'Institution, le week-end ou pendant des petites vacances.
La famille d’accueil est donc une opportunité solidaire ouverte à tous ou presque, chaleureuse, rémunératrice et qui recrute.
Renseignements
Sites :
Sinon, renseignez-vous auprès du CCAS de votre mairie ou, surtout, auprès du conseil général (pour avoir des contacts, adresses, formation, contrats…)
Gilles Boulet
enrichissant.com
commentspeculer.com
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Le 11 février 2011 par : lphenix
Heu...je trouve extrement dangereux que l’on puisse s’aventurer vers ce genre de choses et encore moins que vous puissiez inciter à ce genre de travail. Je suis Infirmier et je vous certifie qu’une personne dépendande demande une attention de tout les instants....alors inciter à trois personnes.....c’est de la folie pure.C’est une vie au quotidien pour ces personnes, plus de vies perso, plus de vacances comme on veut.Une charge de tout les jours et de tout les instants.L’usure de vivre avec ces personnes 24H sur 24H.Quand l’être humain devient un objet de fric.....commencez déjà par vous occuper de vos proches.....ce sera déjà une grande chose et réduira les déficits....au lieu de taper sur les fonctionnaires ( pas vous directemnt )
Le 11 février 2011 par : Corleone
Je suis d’accord avec phenix, la charge est très lourde et on ne s’improvise pas infirmier, même avec quelques heures de leçons. C’est un vrai métier avec une formation sérieuse. Le fait d’être propriétaire immobilier ou de payer un loyer ne donne pas la qualité d’infirmier, et je trouve effectivement très dangereux de confier des personnes nécessitant des attentions particulières à des amateurs. C’est une source de risques pour la personne accueillie, et de responsabilité pour la personne accueillante. Imaginez que la personne âgée se tue en tombant dans les escaliers pendant que vous êtes allé chercher de carottes au jardin ?
Le 11 février 2011 par : Gilles Boulet
Le commentaire précédent est pour le moins curieux !!
1° Il ne conteste en rien le fond de l’article ; et pour cause, tout ce qui est écrit est exact.
2°Il me reproche de "taper sur les fonctionnaires" ?? Rien de tel dans l’article !!! Pas un seul mot !!!
3° La lourde charge que représente ce travail et la nécessité de la fibre sociale sont bien rappelées dans l’article ainsi que la nécessité de formation et d’agrément.
4° Peut-être ce lecteur voudrait que ce soit cette activité soit réservée aux infirmiers (fonctionnaires de surcroit, apparemment) ?
En tout cas, il a bien choisi sa profession ; s’il était journaliste, son commentaire aurait fini directement à la poubelle : pas de contestation de l’article sur le fond mais des termes très forts comme "folie pure" (alors que le maximum que j’indique est fixé par la loi), des attaques personnelles et des réponses à côté du sujet (sur les fonctionnaires)...
Le 11 février 2011 par : Gilles Boulet
On ne peut pas dire n’importe quoi : * La formation n’est pas "de quelques leçons" !! * Le statut n’est pas celui d’infirmier !! * La formation est reconnue par l’Etat, l’agrément vient du conseil général, vous serez un professionnel, tout cela a lieu dans un cadre légal très strict !!
Ce n’est pas pour rien que j’ai mis différents liens dans l’article pour ceux qui veulent aller plus loin.
Par ailleurs, demandez à quelques personnes âgées si elles préfèrent vivre dans une famille ou dans une maison de retraite, dans un logement ou dans une structure médicalisée...
Les rapports humains de qualité ne sont pas l’apanage des infirmiers, loin de là.
Enfin, si vous avez déjà mis les pieds dans une maison de retraite (et j’en ai connu quelques-unes), vous n’allez pas me dire que c’est l’endroit rêvé pour finir sa vie !
Mieux vaut la passer dans une maison, avec des gens (formés) que l’on voit tous les jours et avec qui on crée des liens.
Aborder la vieillesse par le seul biais médical, c’est se tromper : on meurt plus de manque d’amour que de manque de surveillance.
Parfois, il faut oublier les corporatismes pour regarder en face la réalité de la vie ; en l’occurrence, l’activité décrite dans l’article est une activité noble, qui manque de volontaires, et c’est une solution plébiscitée par les personnes âgées.
Le 11 février 2011 par : lphenix
Monsieur Boulet, Vous n’avez pas compris mon message.Je persiste et signe qu’il est inconscient de sortir de tels articles. Je n’ai jamais dit que le métier d’infirmier avait le monopole.Je parle juste d’un sujet que je connais. Je n’ai jamais dit que c’était une mauvaise chose avant que vous montiez sur vos grands chevaux.Vous fairiez mieux de relire ce que j’ai écris : le relire calmement à froid.J’ai en plus précisé " avant de taper sur les fonctionnaires ( pas vous directement)" donc cela ne vous concerne pas...... Mais à lire votre article : hop c’est le super bon plan.Je me garde " un petit vieux" et hop je me fais 3500 euros.....pourquoi croyez-vous qu’il manque autant de " volontaires ?" Il n’est pas facile de garder une personne dépendante et quand vous parlez de 3500 euros c’est plus pour trois personnes dépendandes , dont certaines à un niveau avancé....c’est à dire la probalité de vous lever plusieurs fois la nuit.De changer la personne, de nettoyer son pipi et son caca....de peut etre devoir le faire manger, le laver etc.Si en plus une démence s’installe ( ce qui sera le cas pour de plus en plus de personnes agées en raison de l’augmentation de l’espérance de vie ).Vous devrez supporter des troubles cognitifs and co. Relisez donc un peu le titre de votre article " jusqu’à 3500 € par mois grâce au vieillissement de la population !".Vous mettez en gros le coté financier de la chose et vous présentez cela comme un super bon plan.Un bon plan peut-etre mais avec de grosses, grosse contraintes. Quand aux maisons de retraite.Bien entendu que je ne souhaite à personne d’aller vivre dans certaines. Ce n’est pas ujne histoire d’argent, mais une question d’être humain.Je trouve lamentable de metre en avant et en titre juste le coté fric " 3500 " super c’est le pactole.
Le 11 février 2011 par : lphenix
Je vous invite à aller lire les commentaires du lien ci-dessous : http://www.famidac.fr/forum/read.ph...
entre le commentaire de Titoun :Titoun - 11/02/11 09:34 - Frais de déplacement "occasionnels de proximité"
Bonjour,
Nous accueillons depuis environ 18 mois une personne adulte et nous avons de nouveau l’impression qu’on se moque de nous. En effet nous nous serions depuis longtemps séparés de cet homme car il nous "empoisonne" la vie non pas par incompréhension mais uniquement par mauvaise volonté et pour nous embêter (ce sont ses mots).
Mais la tutelle nous culpabilise en nous disant qu’on peut le mettre à la porte.....mais ajoute "vous savez je n’ai aucune solution car je ne trouve pas de place en centre et si vous le virez il sera à la rue". Ben voyons ; alors n’étant pas des sauvages nous tenons avec toutes les contraintes (interdiction de le mettre en famille relais.... simplement parce qu’il ne devrait pas être chez nous).
Mais comme notre bonne volonté ne doit pas suffire on nous ajoute régulièrement des obligations et des contraintes. Et maintenant on nous demande de l’emmener 1 fois par mois chez sa mère. 260 Kms aller retour le samedi et 260Kms le dimanche. SUPER le week end ! La tutelle invoque que c’est une aide du CG et nous affirme que nous avons l’obligation de l’emmener sinon cette aide sera supprimée.
Ma question est donc : sommes nous obligés de l’emmener ? N’est ce pas à sa famille de faire des efforts pour le rencontrer ?
Je vous remercie par avance des éclaircissements et conseils que vous m’apporterez. Je vous souhaite à tous une bonne journée. TITOUN Liste des messages Répondre- Répondre en citant
