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Dans quelle ville voulons nous vivre demain ?

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(article du 16 mars 2010)



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Commentaires

Le 11 avril 2010 par :

Bonjour,

Cet article est très intéressant car il apporte un contre-point bien argumenté sur un sujet qui concerne tout le monde. Je suis assez d’accord sur le fait que l’argument CO2-pollution est très surévalué, surtout vu la performance en carburant des voitures récentes (a fortiori avec des hybrides ou des électriques en déplacement urbain).

Par contre il oublie un facteur important : le stationnement. la fonction de stationnement consomme une quantité énorme de terrain qui pourrait être utilisé autrement (en tout cas dans les zones contraintes, type IdF ou Paca...on pourrait dégager qqlq espaces verts !) et je crois que le stationnement souterrain est très cher à construire (ordre d’idée : prix niveau souterrain x2 aérien, à préciser). Autre point qui n’est pas évoqué : le vélo, qui est ultra-efficace en point à point (coût, temps) et est utilisable par bcp d’utilisateurs (encore plus si l’électrique, simple techniquement, se généralise) ... et l’exemple des Pays-Bas est assez parlant ! L’automobile resterait bien sûr un complément indispensable. A préciser : pour moi, la construction de pistes cyclables n’est pas de la "subvention" mais de la "réaffectation" ... le vélo est donc peu subventionné en fait ...

Au total, pour les villes intermédiaires (<1 Mo ?), il me semble que ça pointe plutôt vers une densité "moyenne" (type Pays-Bas) plutôt que basse (à l’américaine).

Machu


Le 6 juillet 2010 par :

J’apprécie les gens qui raisonnent, au point que je vous ai lu jusqu’au bout ! (alors que je partageais l’avis diamétralement opposé...) Merci donc pour votre analyse, pertinente. Cependant, il manque quelques éléments dans votre discours à vous aussi : Vous constatez un prix 2 x plus élevé, correct ; mais vous ne prenez pas en compte le prix de la voiture (gratuite ?) une évaluation parmis tant d’autres : http://www.ouestfrance-auto.com/act... Donc en rajoutant le prix de la voiture (combien de parisien n’ont même pas le permis ?), l’écart n’est plus vraiment un argument. Moi aussi je rève de verdure, mais ceux qui ont franchit le pas l’avouront, si ce n’est que travailler, c’est cool même malgré les bouchons. mais quand il s’agit d’emmener et d’aller chercher les enfants aux innombrables cours de guitare, karaté et autres activité, beaucoup regrettent ceux qui ont tout à proximité... Je note tout de même le temps de trajet, les différents études, mais je ne suis pas tout à fait acquis à ce point, là encore, il faudrait prendre en compte tous les déplacements pour ne pas biaiser l’étude... Enfin, côté CO2, je vous laisse (re-)découvrir le site de JM Jancovici http://www.manicore.com/documentati... Accessible à tout climatosceptique sachant lire, écrire et compter, ce qui semble t’il est votre cas. En résumé pour notre sujet, les GES sont un pb, ils le sont par notre comportement récent, en effet les transport dans le mondent y participent à hauteur de 16%, les bâtiments 24% (en 2004) D’un côté avec l’étalement urbain on peut espérer avoir moins recours à l’agriculture intensive (? ??), mais dire que les logements collectifs sont plus polluants me semble abusif. Lors de la construction, mois de beton par occupant, une meilleure isolation (pourquoi les grilles de bilan thermiques ne sont pas les mêmes ?), un meilleur taux d’occupation... Le fait que les batments émettent plus est simplement dû à la prise en comte des émissions de l’industrie de l’énergie, donc lié non pas à la construction mais au mauvais usage des énergies, et surtout pour tout type de logement, individuel et collectif confondus ! On est d’accord, l’impact sur les émissions n’est pas simple à établir entre collectif et individuel, surtout si on part de bonnes pratiques dans les deux camps. Mais le problème me semble bien là, lui. Merci pour vos analyses, en espérant avoir contribué.


L'auteur
Vincent BENARD

Analyste à l’institut TURGOT, Conseiller national du Parti Libéral Démocrate, www.lepartiliberal.fr -

Spécialiste du logement, du libéralisme, des retraites et de l’économie en crise ; Auteur de "Foreclosure Gate, les Gangs de Wall Street contre l’état US", éditions Edouard Valys - http://bit.ly/foreclosure-gate