ARTICLE

2010-2015 : gérer ses emmerdes de riche...

(6) votes | note : 2.95
Votez pour cet article
1 carré orange : note minimale
5 carrés orange : note maximale
(article du 25 mai 2010)

En observant les comportements sur internet, je constate souvent qu’une masse de gens pensent agressivement de manière contradictoire avec ceux qui ont de l’argent. Planqués derrière leurs écrans d’ordinateurs, les critiques pleuvent, les vérités sont assénées, les gains faramineux brillent tandis que toutes les personnes réalistes sont rabaissées.

En fait, la star du forum qui explique aux autres (pas pour elle ?) comment devenir riche, n’a en réalité pas un radis sur son compte. Le moyen le plus sûr de poser ce diagnostic ? Les emmerdes de riches ne correspondent jamais aux emmerdes des pauvres... Il faut avoir de l’argent pour ressentir la peur de le perdre, alors que les pauvres sont concentrés sur l’autre versant du problème, à savoir qu’ils doivent acquérir de la richesse. J’ai été pauvre et riche à plusieurs reprises dans ma vie. Je maîtrise bien les deux mondes…

Une emmerde de riche récurrente en ce moment, c’est la question, où mettre son argent pour qu’il rapporte normalement et sans qu’il disparaisse… l’équation est sans solution en 2010.

Si j’étais resté en France, avec la majorité de mon centre économique donc, j’allouerais au moins 10 % de mes avoirs au low cost. Un signal très fort vient encore d’être lancé : Ryanair est passé en Europe devant Air France en nombre de voyageurs transportés.

Le Boston Consulting Group le répète depuis des nombreuses années, mais il faut croire que la haute direction d’Air France est réfractaire. Dans un secteur où un leadership est établi, le leader a pour seule mission de ne jamais laisser se développer un concurrent plus petit avec une offre agressive sur les prix. Il est impératif de lui faire boire la tasse avant qu’il n’ait acquis le pouvoir de le menacer.

Dans les faits, ce piège se matérialise régulièrement. Le low cost est souvent sous estimé par les compagnies normales qui margent à haut niveau. La période 2010-2015 est idéale pour le low cost. Les consommateurs ont perdu la foi dans le dieu consommation. Des questions, est ce que j’ai vraiment besoin de ce produit, sont sur la table, alors qu’elles ne l’étaient pas en période d’euphorie. Surtout, le pouvoir d’achat est voué à ne plus augmenter avec la mondialisation et le surpeuplement, grand fournisseur d’esclaves économiques.

La recherche d’affaires et l’achat malin se sont banalisés, notamment par le biais de Leboncoin.fr, l’une des plus grosses audiences internet en France. Dacia a collé une raclée aux autres constructeurs automobiles et a démontré que même à l’échelle industrielle sur des produits complexes, le low cost avait sa place. Si vous avez la chance qu’un projet non coté, idéalement une création d’entreprise, parvienne jusqu’à vos oreilles financières, il ne faut pas hésiter à prendre des parts pour placer des liquidités. Resto, coiffeurs, service aux entreprises… La demande est là pour longtemps. Votre seul impératif est de miser sur le bon jockey, pilote de l’entreprise qui ne doit pas craquer et se mettre à dépenser une fois le projet sur orbite.

 

Charles DEREEPER

Article extrait de VOTRE ARGENT : +10% par an



Vous souhaitez lire d'autres articles de "Charles DEREEPER"


Vous souhaitez être averti par email quand Charles DEREEPER publie un nouvel article

Vous souhaitez vous abonner à la Synthèse ObjectifEco chaque semaine

Votre email Saisissez votre email et validez par OK.Format non valide.

L'auteur
Charles DEREEPER

Rédacteur, éditeur, entrepreneur, trader...

L’intégralité de mes articles est publiée sur Objectifeco à cette adresse : http://www.objectifeco.com/auteur/c... que je considère comme mon blog perso.

Je vis en fonction de l’intuition, du coeur et de la possibilité de mourir à chaque instant.

Je mets à la poubelle la culture chrétienne, ce que m’ont raconté mes profs ou mes parents et toutes les âneries que l’Etat français a tenté de m’imposer pour me tenir en laisse...