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Tim Sanchez

Tim Sanchez

 
Si j’avais un rêve un peu fou ça serait de fédérer une communauté qui rêve davantage de vaincre les difficultés et pas seulement de leurs survivre.


Si j’avais la main verte, j’aiderais les autres à cultiver une pensée libre: créatrice de valeur, définitivement tournée vers la réalisation de l’excellence.

Mes convictions :

1-La vie d’un être humain est trop courte pour qu’il demeure l’esclave de sa vieille habitude de ne penser que dans une seule direction.

2-Il n’y a pas « de bon moment » pour se lancer, s’améliorer et avancer vers la liberté financière et d’être.

3-La clef n’est pas la motivation ou les conditions mais l’information à laquelle on a accès.

Mes constats :

a-La « crise » a bousculé à peu près tout ce qui existe dans ce monde, à part la manière dont les hommes pensent : si vous voulez investir dans quelque chose de stable qui à survécu à l’épreuve des balles, voilà une piste intéressante.

b-Point de liberté individuelle en focalisant son temps et son énergie sur des problèmes collectifs : La crise, les impôts, les contraintes sociales sont des problèmes collectifs, les solutions individuelles enjambent ceux-ci.

c-Il est plus facile d’avancer dans la vie en tant qu’écho, seulement jusqu'à temps que l’autre joue une fausse note.

d-Le monde change à une vitesse hallucinante, ouvrant la voie à un cycle de destruction créatrice intense qui ravage l’ancien modèle sur son passage.

Ici je partage avec vous mes réflexions pour investir, protéger son patrimoine et entreprendre.

PS : Il paraît que je suis un rêveur invétéré avec deux mains vertes , et vous ?

 
PS2 : Vous pouvez me retrouver sur Facebook ou je poste en exclusivité pour ceux qui me suivent une image commentées par jour  ou bien poser une question ici :

sanchez.tim @ yahoo.com

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william-22 placements pour investir

Je n’ai jamais oublié ces 3 leçons que mon grand-père m’a donné.

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Il n’y a que deux manières pour l’être humain d’apprendre quelque chose :

  1. Par la répétition

  2. Par une expérience frappante

Aujourd’hui, je vais vous parler de la deuxième catégorie.

Elle est infiniment plus puissante que la répétition et surtout permet d’obtenir des résultats entre 2 et 10 fois plus rapidement.

Le bémol des expériences frappantes ?


On ne les contrôle pas, elles arrivent quand elles arrivent, c’est le destin qui joue son jeu fourbe.

Alors qu’avec la répétition là, on a le pouvoir de choisir et d’avancer mais c’est lent et difficile.

J’avais 12 ans à l’époque lorsque j’étais assis dans la Ford Mondéo break toute pourrie de mon grand-père.


220px-Ford Mondeo front 20071011



Pourrie, parce que mon grand-père a toujours été une catastrophe ambulante en voiture, il embrassait les poteaux pour se garer dans les ruelles du lot et Garonne.

On s’est même enquillés en pleine face un pot de fleur énorme du parking (1 mètres de haut le pot de fleur) parce qu’il regardait le po-po-tin rebondi d’une jeune femme…

Bref, les voitures, c’était pas son truc.


Que vous dire, sur ce personnage rempli de paradoxe.

Il abordait la vie avec un air dégingandé du genre j’ai peur de rien qui m’a toujours fasciné.

C’est probablement dû à son enfance, pendant laquelle il slalomait entre les obus de la seconde guerre mondiale pour aller chercher les vivres pour la famille…


Puis enchaînant avec un cancer à 30 ans auquel il a survécu contre l’avis de tous les médecins…

Le trait de caractère qui le marquait c’était l’ambition, il était petit-fils d’immigrés agriculteurs illettrés ayant fui sous Franco.

Et ne voulait pas mourir dans la précarité de ses parents.


Il me racontait toute son enfance, ses exploits fictifs ou réels (il y en avait des deux).

Puis à un moment donné, il me regarde droit dans les yeux comme une main qui vous saisit à la nuque et me dit :

Ecoute bien ce que je vais te dire car tu t’en rappelleras longtemps.

Apeuré au début … je me demandais bien qu’est ce que j’avais encore fait…


Puis il continua :

Tu vois, si j’en suis arrivé là où je suis (il était fortuné) c’est grâce à un camion de poubelles.

Je le regarde interrogatif, est-ce un canular ?

Il me fait marcher le Papy, hein.

Comment ça un camion de poubelle ?


« Vois-tu mon grand, au début j’étais technicien hautement qualifié dans la plomberie, puis après trois ans de terrain, j’ai décidé de monter ma boîte.

Parce que je trouvais que mon patron était très mal organisé dans sa gestion de l’entreprise et qu’avec le savoir accumulé, le carnet de clients je pouvais faire mieux que ça. »


C’est courageux et ambitieux, rétorquais-je.

C’est vrai qu’en venant d’où il venait, c’était le premier chef d’entreprise de la famille depuis xxx générations…

Faut avoir des « cojones » pour upgrader l’ADN familial.


Puis, je lui demandais : « et alors ça a marché ton entreprise »

Réponse : « Oui pas mal mais ce n’est pas grâce à ça que j’ai réussis »

Grace à quoi alors ?


« C’est lors d’un rendez vous client que j’ai compris que je me trompais.

J’avais choisis la plomberie car comme je savais que je n’étais pas un génie intellectuel, si j’allais me mettre en concurrence avec des ingénieurs de Renault j’aurais aucune chance.

C’est ça la clé, il vaut mieux identifier un secteur où l’on a un énorme avantage plutôt que de vouloir se mettre en concurrence dans des voies communes.

La plupart du temps cette activité /secteur ne fait pas la une des journaux, n’est pas valorisé en société et ne répond pas au petit schéma classique de la norme sociale du mouton à deux pattes qui aime être tondu. »



Je réfléchissais à ce qu’il venait de me dire, quand il continua :

« Mais ce jour là, c’était spécial, pendant que j’installais une chaudière dernier cris dans un bel appartement du 12 ème arrondissement (le Paris de l’époque n’étais pas le Paris d’aujourd’hui).

Un type faisait un barouf énorme dans la rue avec un camion bizarre, ce n’était pas un camion de déménagement.

Il sortait une espèce de lance bizarre et montait à l’étage.


Curieux, je vais le voir pour lui demander ce qu'il faisait car j’avais des outils qui restaient dans l’escalier.

Le Monsieur m’expliqua qu’il venait nettoyer les canalisations du restaurant en face.(c’était mitoyen)

Ces grandes brasseries avaient de tels débits qu’elles avaient besoin d’un nettoyage par trimestre pour pas que l’aération s’encrasse car le matériel coûtait un bras à remplacer.

Comme il fallait une pompe avec une grande puissance, c’était impossible pour les restaurateurs de le faire par eux-même.


C’est vrai que c’est pas très fun comme métier, venir avec son camion , brancher son tuyau , aspirer la m****, repartir.

Mais mon instinct m’attirait vers ce type.

Je lui demandais comment allaient les affaires dans ce secteur.


Il soupira en levant les yeux au ciel.

Je suis débordé, je bosse 14 heures par jour, on est pas beaucoup à Paris à faire cela et il y a des centaines de brasserie.

Le temps d’attente est de 5 mois en moyenne.

Si vous en avez marre de faire ce que vous faites, venez me voir demain vous êtes au boulot»


Mon Grand-père acheta dans le mois qui suivait un camion pour aspirer la m****, il monta une entreprise seul au début, avec 5 employés un an après.

Et se mit à faire ce business pendant 3 ans, ils étaient trois sur ce plan.

C’est le métier le moins valorisé de tout Paris.


Mais le plus rentable car c’était une niche énorme qui dura pas longtemps 2/3 ans.

Le temps d’amasser un bon capital et repartir faire de la plomberie encore quelques années.

Mais léger détail, pour prendre sa retraite à 42 ans… dans sa villa du sud de la France.



Alors vous voulez que je vous dise ce que j’ai appris :

Règle 1 : Ne jamais péter plus haut qu’on a le cul.

Règle 2 : Ne jamais jouer un jeu dans lesquel l’adversaire a l’avantage.

Règle 3 : Appliquer les leçons de Papy




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