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Charles Dereeper

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charlesjungle
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Croissance des entreprises et des Etats - avec ou sans dette ?

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Nombre de commentaires : 4 réactions

Il y a deux ans, j’ai lu un rapport du Boston Consulting Group qui mettait en évidence le côté périlleux et aléatoire de la croissance par rachat et fusion. La majorité du temps, la création de valeur est négative. Ce qui n’empêche pas les états majors des grandes entreprises de pratiquer la méthode avec assiduité et les pays, de s’endetter méthodiquement… jusqu’à la ruine de leurs habitants. Le cas Apple contre General Electrics est une caricature absolue de deux stratégies.

Le premier, Steve Jobs avec Apple, accumule le cash sans distribuer de dividendes, racheter des concurrents ou pratiquer des rachats d’actions stériles tandis que GE, deuxième protagoniste, s’endette massivement pour développer une puissance industrielle impressionnante. Si on met en parallèle ces deux stratégies d’entreprise, le résultat concret obtenu par les actionnaires et qu’on compare le tout aux politiques des Etats, je maintiens qu’il faut fuir la France pendant qu’il est encore temps, car l’Etat va obligatoirement sacrifier ses loyaux sujets à terme comme GE l’a fait avec ses actionnaires.

Source Yahoo avec toutes les précautions d’usage… 415 milliards négatifs…Ci-dessous le graphique de GE sur 20 ans !

Le problème avec les Etats, c’est qu’ils s’endettent quand la croissance est là au lieu de se constituer une épargne de précaution et des réserves permettant de stimuler et de relancer en bas de cycle… Et ils s’endettent encore plus fort quand les choses ne vont pas bien. GE montre que la croissance par l’endettement ruine ! Apple ci-dessous démontre que la croissance organique sagement gérée enrichit !

Pour finir, comme le dit le BCG, la croissance n’apporte pas toujours la rentabilité. Elle permet juste souvent de satisfaire l’ego des dirigeants. S’endetter pour faire faire à son pays le maximum de croissance est à mon avis une mauvaise politique. Je crois sincèrement que Steve Jobs représente la meilleure solution, même pour les Etats, comme le montre 60 ans de croissance US !

J'avoue que depuis quelques temps, il y a néanmoins un cas de figure où s'endetter pour faire de la croissance est une bonne idée. Si on analyse les USA, ils ont acheté des biens au monde entier contre des dollars qu'ils impriment, donc une promesse de valeurs. Personne n'a trop râlé pour l'instant, à part la Chine qui a stoppé ses achats en bon du trésor US depuis deux ans, mais qui est coincée avec son énorme stock d'obligations US. Pour réaliser avec succès un endettement massif, il faut... tout simplement disposer de la première armée au monde. Cela aide pas mal à calmer l'ardeur des créanciers. Dans tous les autres cas de figure, l'exemple de Steve Jobs me semble être la meilleure solution...

Charles Dereeper

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4 commentaires

  • Lien vers le commentaire balthazar jeudi, 17 février 2011 18:58 Posté par balthazar

    Pas de probleme pour la faute de grammaire :)

    Vous indiquiez bien qu'il s'agissait d'exemple caricaturaux tirés d'un panel plus représentatif. Mea culpa sur ce point.

    Je maintiens qu'à mon sens les sociétés et les Etats sont peu comparables en raison du but poursuivi mais aussi des conséquences : d'un côté une faillite, de l'autre un drame humain.

    Voici un aide mémoire pour les rêveurs :

    http://www.cawa.fr/l-etat-peut-il-faire-faillite-article002279.html

    Sur le fond, je partage entièrement votre point de vue qui n'est que l'expression du pur bon sens.

  • Lien vers le commentaire Charles DEREEPER jeudi, 17 février 2011 16:06 Posté par Charles DEREEPER

    caricaturaux, cela ira mieux que caricaturals...

    désolé

  • Lien vers le commentaire Charles DEREEPER jeudi, 17 février 2011 16:06 Posté par Charles DEREEPER

    C'est bien pour cela que j'ai parlé d'exemples caricaturals entre Apple et GE. Mais j'ai aussi parlé du Boston Consulting Group, qui eux, brassent une quantité de statistiques liée à la croissance des entreprises, qui est incroyable. Ils ont des synthèses de toutes les stratégies d'entreprise qui ont provoqué une augmentation de la rentabilité de 15% par an pendant 10 ans. Quand on met en parallèle ces stratégies avec les études des organismes mondiaux sur la croissance des etats, il y a qqch qui saute aux yeux : un énorme point commun concernant la dette, ses excèse et l'impact que cela a sur les taux de croissance. C'est peut être pas assez scientifique à votre goût, mais ca l'est suffisamment à mon goût. De nombreux Etats sous couvert d'intérêt général, ont ruiné leurs habitants, dans l'histoire. Scientifiquement ou non, c'est une réalité dont il faut avoir conscience... Il n'y a pas 36 moyens de ruiner une population !

    charles

  • Lien vers le commentaire balthazar jeudi, 17 février 2011 10:03 Posté par balthazar

    Je ne suis pas sur que l'Economie des Etats, ni les enjeux poursuivis, la finalité, soient bien comparables avec ceux d'une société.
    A mon sens l'Etat doit oeuvrer pour la justice, la liberté et le bienêtre de ses citoyens qui va d'ailleurs déterminer le regime et la politique poursuivie. Et encore, il s'agit là de mon avis car l' appreciation est subjective.
    Une société, elle, n'a qu'un but, même si on l'oublie parfois en France : générer des bénéfices pour ses actionnaires, si possible en permettant à ses dirigeants et employés de s'accomplir personnellement. Contrairement à l'imaginaire Français, ils ont donc des intérêts divergeants sinon contraires.

    Du point de vue des ressources, l'Etat prélève de l'argent de force et n'a rien à vendre. De plus il peut imprimer de la monnaie ..
    La société est tenue à un bilan stricte et ses ressources sont limitées par la qualité de ce bilan.

    Si on comprend l'idée de votre propos, je pense qu'il faut comparer ce qui est comparable pour faire une demonstration valable. Par exemple en prenant dans le passé l'exemple d'un état sur-endetté et d'un autre géré au cordeau.
    De plus vous prenez deux exemples de sociétés parfaitement atypiques (l'une est exceptionelle par son inventivité et sa "mono-gestion", l'autre par son gigantisme). Or tout scientifique admet qu'on ne définit pas une règle en se basant sur deux exceptions ..