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10 erreurs capables de tuer les startups les premières années

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Promises à un brillant avenir, d'innombrables startups échouent chaque année. Cependant (et c’est la bonne nouvelle), il n’existe pas d'innombrables raisons pour expliquer ces échecs.

« Je parle aux entrepreneurs trois ou quatre fois par semaine. Et ils viennent tous vers moi avec les mêmes questions précises », explique Tarek Kamil, un serial entrepreneur qui affiche cinq lancements de startup à son tableau de chasse (plus récemment, en tant que fondateur et CEO de la plateforme de marketing Cerkl).

« Les gens tombent dans les mêmes pièges à plusieurs reprises. Si seulement ils pouvaient éviter ces erreurs les plus courantes, les chances de réussite pour leur entreprise augmenteraient de manière significative ».

Il n’est pas le seul à penser ainsi. Les mentors auprès des fondateurs de startup, les capital-risqueurs et les entrepreneurs en série disent tous qu'ils voient régulièrement des startupers qui sont la proie d’un ensemble d'erreurs communes.

Alors, quelles sont-elles ? Voici les 10 erreurs capables de tuer des startups prometteuses dans leurs premières années de vie. 

1. Ne pas préparer sa vie (de startuper)

Personne ne se mettrait à courir le marathon de New York du jour au lendemain sans un entrainement préalable. La même chose devrait être vraie dans le domaine des startups. Vous avez besoin de vous échauffer avec un entrainement préliminaire, une formation au pré-lancement de votre fusée startup, qui passe entre autres par un repos réparateur, une alimentation saine et une consolidation de vos relations de business. « Vous devez être rigoureux et faire en sorte d’être prêt. Tous les aspects de votre vie doivent être vérifiés et soupesés », prévient Tarek Kamil. « Une startup ne manquera pas de prendre son dû sur votre vie. C’est garanti. »

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Si les amis et la famille ne comprennent pas ce qui est sur le point de se produire et qu’ils ne vous soutiennent pas dans votre vision, ils vont provoquer une souffrance personnelle. Sans compter le fait que c’est une source de distraction majeure vis-à-vis de votre entreprise. Il convient d’avoir une conversation franche pour gérer leurs attentes. Dites-leur, je vais devoir focaliser mon attention - et que cela ne signifie pas que vous n'êtes pas important à mes yeux -, même si vous pouvez le ressentir ainsi.

Vous devez vous assurer que ces aspects de votre vie perso soient bouclés, parce que l’entreprenariat va encore plus éclairer toutes les sphères de votre vie personnelle qui sont fragiles.

2. Confondre le produit avec l'entreprise

A l’ère des applications dans tous les domaines, Eric Holtzclaw, serial entrepreneur et consultant, souligne que les startupers en devenir ne savent pas toujours comment bâtir leur succès. « Un produit résout un besoin individuel », dit-il, « mais une véritable entreprise a ce quelque chose qui fait que les clients reviennent encore et toujours. » 

Confusing Product with the Business

Voici comment faire la distinction. Avez-vous d’autres sources de revenus potentiels au-delà de l'achat initial du produit par un client ? C'est un facteur clef pour les potentiels investisseurs. « Ils veulent voir quelle sera la prochaine étape et que vous démontriez qu'il existe une certaine longévité au-delà de ce que vous offrez aujourd'hui », poursuit Eric Holtzclaw.

Allez-vous vendre votre technologie sous forme de licence à quelqu'un d'autre ? A quoi l'entreprise va-t-elle ressembler d’ici trois à cinq ans ? Ce sont des sujets de grande préoccupation du point de vue des investisseurs. D’ailleurs, cela doit vous aider à déterminer si vous avez un réel business sous la main, au-delà d’une idée de produit.

3. Ne pas investir dans l’expertise

Vous n'êtes pas bon en tout. Personne ne l’est. Vous ne pouvez pas non plus le devenir. Et pourtant, chaque domaine d'une startup doit être gérer de manière experte - en particulier les aspects techniques complexes comme la fiscalité et les questions juridiques. 

Avoir mal structuré non seulement sa startup mais également les investissements potentiels sont des éléments qui peuvent revenir vous hanter.

C’est donc là où vous devez vous montrer lucide et raisonnable. Vous ne pouvez pas télécharger un guide en ligne gratuit ou pensez que vous pouvez gérer tout vous-même. 

expertise

Trouvez un expert dont le travail est de savoir exactement ce que vous devez faire. Il y a un domaine où les entrepreneurs ont particulièrement besoin de l’œil d’un expert. Lors de l'élaboration du contrat pour boucler un investissement, si vous ne faites pas attention aux clauses, comme les priorités et les préférences en cas de liquidation, elles pourraient négativement impacter les fondateurs lors de la cession de la future startup - au point qu’ils puissent finir avec rien du tout.

4. Ignorer les données

« La pensée magique peut tuer toute entreprise », estime Lisa Stone, co-fondatrice de BlogHer basée à San Francisco. Vous ne pouvez pas simplement vous persuader que vous réussirez. Vous devez effectivement croquer dans quelques chiffres et savoir si vous allez réussir. Il doit y avoir des données qui valident objectivement votre grande idée, ou des chiffres qui fournissent au moins une indication avancée sur ce que pourrait être votre business.

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Une fois que vous avez collecté les données, utilisez-les pour créer des indicateurs de performances clefs ou des jalons pour montrer que votre idée ou votre business progresse.

Lisa Stone sait de quoi elle parle. Dans les premiers stades de sa startup BlogHer, on a trop souvent dit à ses partenaires et à elle que les femmes ne seraient jamais en assez grand nombre pour blogguer et permettre de monter une conférence annuelle. Mais les données qu'elles ont recueillies lors de leur première (petite) conférence test ont confirmé leur conviction : leur plan pourrait fonctionner. L'événement, organisé en quatre mois, s’est déroulé à guichet fermé avec plus de 300 femmes inscrites. Quant à l'équipe de BlogHer, elles ont engrangé 60 000 $ de recettes qui ont été reversés dans la startup.

5. Un scaling up trop rapide

Le scaling up ou le changement d’échelle trop rapide dans le développement d’une startup peut rapidement la tuer. Voici d’ailleurs un chiffre effrayant. D’après le rapport de Startup Genome, 74% des startups à forte croissance sur le Net échouent parce qu’elles se sont redimensionnées trop vite, trop tôt.

Cela arrive donc plus souvent qu’on le pense. Les personnes lèvent des fonds, pensent qu'elles ont plein de cash et le dépensent aux mauvaises endroits. Et au moment où elles se rendent compte que ces dépenses ne les mèneront nulle part, il est souvent trop tard.

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Mais où partent ses mauvaises dépenses ? Dans tous les domaines, du marketing à l'embauche trop rapide de trop d'employés. Mais le problème de base demeure le même : ils vidangent leur budget sur des éléments qui ne sont pas essentiels à la croissance ou au développement d’un business qui soit encore viable.

Lorsque vous commencez à dépenser de l'argent, vous devez avoir soit plus en retour - ou en tout cas avoir un moyen de générer plus. Parce que si vous êtes à court de liquidité avant d’atteindre un des jalons réels de l'entreprise, vous allez avoir beaucoup de difficulté à lever de nouveaux financements.

6. Rester accroché à une mauvaise idée

Il s’agit de comprendre que, parfois, vous poussez votre business vers un mur de briques qui sera impossible à abattre. Cette erreur est particulièrement répandue parmi les nouveaux entrepreneurs et les personnes qui rentrent dans un marché peu familier. Les personnes tombent amoureuses de leur idée originale et ne parviennent plus à reconnaître combien elle est défaillante.

Ne pas y aller à l’instinct brut. Il faut se montrer rationnel et bâtir son analyse sur des faits. Il s’agit d’évaluer comment votre produit tient sa place dans le marché.

Peut-être que vous avez des expériences sur les tactiques ou les astuces afin d’attirer les meilleurs clients le. Peut-être vous suivez de près combien il en coûte d'acquérir chaque nouveau client - et si ces petites modifications font grimper ou descendre vos coûts.

Pour les entreprises qui opèrent dans l’Internet grand public, par exemple, il existe cinq ou six méthodes éprouvées qui permettent d’acquérir de nouveaux clients. Si vous les testez pendant 6 ou 12 mois et qu’aucune de ces tactiques ne performe, c’est peut-être un signe qu'il y a quelque chose qui n’allait pas dès le départ.


7. Ne pas savoir déléguer

C’est sans doute le problème le plus classique en management. Plutôt que de renoncer au contrôle et faire confiance aux autres pour prendre les rênes, vous essayez de tout faire par vous-même. Et bien entendu, vous n’y parvenez pas. C’est un instinct compréhensible bien sûr. 

Mais la plupart des bons entrepreneurs sont très stratégiques, ils ne veulent donc pas perdre de temps à se soucier de savoir si tels ou tels détails sont réglés.


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La solution ? C’est de déléguer bien évidemment. Commencez par dessiner les processus, presque à la manière d’un guide étape par étape pour savoir comment faire les choses et comment elles doivent être exécutées. De cette façon, vous vous sentirez plus apaisé, et vos employés auront les directions dont ils ont besoin.

Si vous ne faites pas cela, vous embaucherez trop rapidement parce que vous pensez, je dois faire venir quelqu'un car je suis tellement submergé. Eh bien, si vous êtes submergé et que vous ne laissez personne mettre les mains dedans, vous ne parviendrez jamais à sortir de cet état. Vous devez déléguer.


8. Penser que l'argent résout tout

Les entrepreneurs en difficulté pensent souvent que s’ils peuvent – juste – lever des fonds avec un nouveau tour de table, leurs problèmes seraient résolus. Mais l'argent ne fonctionne pas comme cela. Il ne peut pas résoudre un problème fondamental inhérent au business model.

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Si votre business model n’est pas sain et viable, injecter de l'argent ne va pas plus le faire marcher. Il faut d'abord résoudre le problème, puis lever des fonds. Faire cela dans l'autre sens n’amènera que plus de problèmes.

9. Sous-estimer le temps qu’il faudra pour déclencher les ventes

Disons-le tout suite : les ventes prennent du temps. Beaucoup de startupers pensent même qu'ils peuvent boucler un grand compte en 3 à 6 mois - mais en réalité, un deal comme celui-là peut prendre plus d'un an. Et si votre business plan ne tient pas compte de la variable temps, vous allez être en difficulté. 

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Ils doivent vendre dans la C-suite, du supérieur hiérarchique CEO, au CTO (Chief technical officer) et au product manager. Il existe plusieurs niveaux d'approbation qu’il faut trouver et cibler, ce qui implique un processus de découverte et de mise en œuvre.

De nombreuses startups se sont retrouvées à court d'argent parce qu'elles ont été trop agressives dans l'estimation du temps nécessaire et de leurs échéances.

10. Avoir peur de l’échec

« Fail fast », à l’image de l’adage de Mark Zuckerberg « Move fast and break things… » C’est peut être un slogan populaire, mais il ne faut pas en être trop fan. Peu importe combien les entrepreneurs glorifient l’échec comme étant le meilleur des apprentissages, mais ce mot est toujours effrayant. Et d’ailleurs personne ne veut être dans le contraire du succès. Ce n’est vraiment pas le bon terme, parce que « échec » »signifie qu'il n'y a aucun bénéfice à retirer, ce qui n’est tout simplement pas vrai la plupart du temps.

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Il faut changer d'état d'esprit. Vous n'avez pas échoué - vous avez mené une expérience qui permettra d'améliorer votre prochain business. Bref, vous avez « appris ». Bien que cela fasse mal à chaque fois, maintenant que vous avez appris quelque chose, vous pouvez appliquer cette leçon pour aller de l'avant et rendre votre entreprise meilleure.

Nous avons donc passé en revue 10 types de défaillances, 10 erreurs capables de tuer une startup dans ces premiers stades. En changeant de prisme, nous pouvons les voir comme 10 façons d'apprendre.

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