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Loic Abadie

Loic Abadie

Je vis à la Réunion. Je suis ingénieur de formation. Actuellement, j'enseigne en classe primaire. Entre 2003 et 2010, j'ai multiplié par 9 la valeur de mon PEA, en jouant sur des petites valeurs et sur les trackers CAC40 type BX4 pour me couvrir dans les marchés baissiers. En 2011, ce PEA fait plus de 425.000 euros. Il a stagné pendant deux ans, car j'ai préféré jouer la sécurité, l'essentiel de mes économies étant investi dedans.

2013 et 2014, les incertitudes européennes se sont calmées avec le QE. J'ai repris un peu plus d'initiatives. Fin 2014, mon PEA touche un nouveau plus haut à 580.000€.

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Loic-Abadie

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Revenu de subsistance (2), la décentralisation.

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C’est pour moi un point essentiel : La décentralisation sous sa forme actuelle est une absurdité, puisqu’elle consiste à décentraliser les dépenses tout en laissant les recettes centralisées.

 

La stratégie optimale et rationnelle aujourd’hui pour chaque collectivité consiste alors à dépenser au maximum les fonds que l’état lui octroie, puisque si elle ne le fait pas ces fonds seront donnés à une autre collectivité. Dans cet esprit, chaque collectivité va entrer en compétition avec les autres pour proposer à l’état des projets onéreux et peu justifiés, dans le seul but d’obtenir et de dépenser le plus de fonds possible.
La conséquence :  un immense gaspillage d’argent public à l’échelle nationale.

 

Voici un petit exemple sur l’île de la Réunion où je vis, mais il en existe des centaines de ce type dans les différentes collectivités  : Un projet pharaonique de basculement des eaux  a été réalisé pour irriguer 7000 ha de terres agricoles dans l’Ouest de l’île.

 

Coût : environ 1 milliard d’euros

 

Sachant qu’il faut environ 7ha pour qu’un agriculteur plantant de la canne à sucre (subventionnée à plus de 60% par l’état et l’europe !) puisse vivre de son exploitation, on pourra installer environ 1000 agriculteurs sur les 7000 ha irrigués par ce projet.

 

On aura donc dépensé dans ce projet au moins un million d’euros par agriculteur installé, sans compter les subventions au prix de vente de la canne.

 

A ce prix, on aurait au moins pu espérer que les agriculteurs concernés roulent sur l’or ! En réalité, ils ne verront jamais la couleur de leur million d’euros, vu que les 7ha irrigués qu’ils auront leur permettront difficilement de gagner un SMIC (et encore, grâce aux subventions accordées au prix de vente de la canne à sucre).

 

Et pourtant, du point de vue des décideurs locaux, ce projet était un choix relativement rationnel, puisqu'il a permis de faire rentrer un milliards d'euros dans le département !

 

Pour que la décentralisation ne soit pas un système d’incitation au gaspillage maximal, il faudrait que les recettes soient aussi décentralisées, donc que l’état ne verse aucune aide aux collectivités, qui seraient seules responsables de leur budget devant leurs administrés.

 

Problème : La continuité territoriale et la cohésion de notre pays impose une solidarité nationale entre les régions les plus favorisées et les moins favorisées, donc un mécanisme de redistribution de l’état en faveur des régions les plus défavorisées.

 

L’allocation universelle pourrait jouer pleinement ce rôle, puisque chaque citoyen toucherait la même somme de l’état, ce qui corrigerait en partie les inégalités existantes.

 

On pourrait même imaginer de moduler un peu cette somme, en augmentant légèrement l’allocation pour les régions les plus défavorisées et en la réduisant un peu pour les autres.

 

L’état  n’aurait alors plus à aider les collectivités, et celles-ci seraient alors fortement incitées par leurs électeurs-contribuables à éviter le gaspillage d’argent public et à ne pas leur faire subir des taux d’imposition excessifs.

 


La « décentralisation » deviendrait alors une vraie décentralisation responsabilisante (la responsabilité est une des bases d’un libéralisme bien compris), où chaque collectivité serait directement redevable de ses dépenses vis à vis de ses administrés, et serait incitée à ne rien gaspiller.

 

Conséquences : des dépenses publiques des collectivités réduites et surtout plus utiles, grâce à l'allocation universelle !

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4 Commentaires

  • Lien vers le commentaire balthazar dimanche, 20 novembre 2011 22:43 Posté par balthazar

    Votre analyse est tout a fait exacte etje suis d'accord avec la solution meme si je n'aime pas l'idée de la modulation qui a terme serait la porte ouverte à de nouveaux abus et favoritismes