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Loic Abadie

Loic Abadie

Je vis à la Réunion. Je suis ingénieur de formation. Actuellement, j'enseigne en classe primaire. Entre 2003 et 2010, j'ai multiplié par 9 la valeur de mon PEA, en jouant sur des petites valeurs et sur les trackers CAC40 type BX4 pour me couvrir dans les marchés baissiers. En 2011, ce PEA fait plus de 425.000 euros. Il a stagné pendant deux ans, car j'ai préféré jouer la sécurité, l'essentiel de mes économies étant investi dedans.

2013 et 2014, les incertitudes européennes se sont calmées avec le QE. J'ai repris un peu plus d'initiatives. Fin 2014, mon PEA touche un nouveau plus haut à 580.000€.

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Loic-Abadie

le revenu de subsistance, une mesure non libérale pour une société libérale (1)

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Je vais détailler ici les avantages d’une mesure qui n’est pas libérale au sens strict du terme, mais qui permettrait d’avancer vers ce qui est pour moi la définition du vrai libéralisme, à savoir une société où l’état influence le moins possible les choix de vie des citoyens, tout en le rendant humainement acceptable par tous.

 

Ce filet de secours universel comprend pour moi :

 

- Un revenu de subsistance ou allocation universelle, versé à chaque personne de plus de 18 ans quelle que soit sa situation (travailleur, inactif, retraité), et permettant une « survie inconfortable » (il ne s’agit pas d’encourager le parasitisme, mais de donner à quelqu’un en difficulté la possibilité de rebondir). Montant approximatif : 500€ / mois.

 

- Une couverture médicale gratuite (au moins pour ceux qui ne perçoivent que l’allocation universelle et pour toutes les maladies graves nécessitant une hospitalisation ; un système de mutuelle pouvant couvrir le reste).

 

- Une éducation gratuite, sur la base du chèque éducation (laissant aux parents la possibilité de choisir leur école).

 

- Une allocation réduite pour les moins de 18 ans (200 euros par exemple)

 

Ce filet de secours, dont le coût peut être estimé à 25-27% du PIB, se substituerait à toutes les allocations, prestations sociales, subventions, niches fiscales de quelque nature que ce soit.

 

Il resterait alors 10 à 12% du PIB pour les dépenses régaliennes de l’état et des collectivités au sens strict (sécurité, diplomatie, justice, armée, grandes infrastructures publiques), ce qui est largement suffisant au vu des niveaux de dépenses réalisés aujourd’hui, et on en resterait à un niveau de dépenses publiques inférieur à 40% du PIB, contre plus de 54% aujourd’hui.

 

L’allocation universelle serait versée en fonction du PIB réalisé l’année précédente, via un pourcentage fixe pour éviter toute fuite en avant et tout déficit public.

 

Nous allons maintenant passer en revue tous les avantages de cette allocation et de ce sytème social de « filet de secours » :
 

 

1) Abaissement du coût du travail, relance de l’emploi.

 

La mondialisation est sans doute avantageuse à l’échelle mondiale. Il n’empêche qu’elle crée des déséquilibres et des pertes d’emplois dans certains pays industrialisés, dont les coûts salariaux deviennent trop élevés et ne peuvent s’ajuster du fait des rigidités sociales.

 


L’allocation universelle offre ici une solution acceptable par tous : le salarié touchant 1000€ de SMIC net aujourd’hui serait heureux d’avoir une allocation de 500€ et un SMIC net de 600€ (ses revenus augmenteraient de 10%), et son employeur verrait le coût du travail réduit de 40%, ce qui représente une puissante incitation à l'embauche.

 

Soyons clair : Sur le marché du travail, l’allocation universelle correspond à une forme de protectionnisme indirect (tant pis pour ceux qui sont allergiques à la simple évocation de ce mot) et intelligent, visant à subventionner dans notre pays le travail et la production de richesses, pour rétablir une compétitivité suffisante vis à vis des pays émergents, sans les effets négatifs du protectionnisme direct (faire payer plus cher au consommateur les produits importés en imposant des droits de douane).

 

La baisse du coût du travail serait plus marquée pour les bas salaires (puisque la réduction possible liée à la « subvention » de l’allocation universelle serait fixe), ce qui permettrait la création de nombreux emplois pour les moins qualifiés et les plus durement touchés par la crise.

 

2) Hausse du pouvoir d’achat

 

Elle se produirait grâce à trois facteurs :

 

- Les emplois nouveaux créés par l’abaissement du coût du travail mentionné précédemment.

 

- La hausse du revenu global des salariés (si on abaisse le SMIC un peu moins que le montant de l’allocation universelle).

 

- La baisse du prix des produits fabriqués par les entreprises, celles-ci pouvant répercuter dans leurs prix de vente la baisse des coûts salariaux permise par l’allocation universelle.
 

 

3) La simplification de la machine étatique et la réduction de ses coûts de fonctionnement.

 

L’allocation universelle se substituerait à toutes les allocations, prestations sociales, subventions, niches fiscales de quelque nature que ce soit. Cela impliquerait une simplification considérable de toutes les structures de l’état et des collectivités locales qui pourraient se concentrer sur leurs missions de base, avec des coûts de fonctionnement fortement réduits, et des démarches simplifiées pour les administrés.

 

Nous allons voir dans les articles suivants les avantages du revenu de subsistance (ou allocation universelle) au niveau de la continuité territoriale et de l'immigration.

 

Vous pouvez suivre mes anticipations économiques, la composition de mon PEA et mes opérations avec ma lettre Boostez votre PEA ! .

 

Loïc Abadie

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