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Charles Sannat

Charles Sannat

Charles Sannat est diplômé de l’École Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information (secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Économique d'AuCoffre.com en 2011. Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.

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La moitié de la fortune mondiale dans les mains de 62 personnes

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Il y en a qui sont étonnés! Pourtant il n’y a là rien d’étonnant. En dehors de toute idéologie tout est une question d’équilibre.  Or depuis la chute du mur de Berlin les grands équilibres sont rompus par la victoire par KO du capitalisme contre le communisme entraînant l’absence de contre-pouvoir en particulier intellectuel.

Progressivement donc, le capitalisme revient vers sa vraie nature qui est l’accumulation de richesses infinies dans des mains de moins en moins nombreuses ce qui crée et renforce des oligarchies, ce qui donne des « oligopoles ». Il n’y a là aucune théorie du complot mais bien le simple bon sens économique.

L’économie est comparable à une partie de Monopoly géante. A la fin, il n’y a plus qu’un joueur qui a toutes les richesses et tous les autres qui sont pauvres et ruinés. Dès lors le jeu s’arrête faute de combattants. Cet arrêt du jeu en macro-économie porte le nom de crise systémique globale.

Nous nous en rapprochons.


Charles SANNAT

La fortune détenue par les 1% les plus riches du monde égale la fortune des 99% restants, annonce l’ONG Oxfam.

Sur le globe, 62 personnes sont aussi riches que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, rapporte l’ONG Oxfam. Pour faire partie de ces privilégiés, il faut cumuler au moins 760.000 dollars, la possession d’au moins 69.000 de dollars ouvrira quant à elle la porte du « club des plus riches », à savoir celui constitué par les 10% des personnes les plus aisées au monde.

Nice L’étude publiée à l’occasion du Forum économique mondial s’appuie sur un rapport rédigé en octobre par Crédit Suisse, une des plus grandes banques du monde.Oxfam qui a déjà signalé la situation alarmante l’année précédente, constate cette année qu’elle n’a fait que s’aggraver et que le faussé entre les riches et les pauvres a considérablement augmenté.

« Le monde est devenu plus inégal et cette tendance s’accélère », indique Winnie Byanymia, directrice générale d’Oxfam.

La fortune des 62 personnes évoquées, dont 53 hommes, a augmenté de 44% par rapport à 2010 tandis que celle du reste de l’humanité a chuté de 41%.

L’étude observe que la moitié des plus riches de ce monde habitent aux États-Unis alors que 17 d’entre eux viennent de l’Europe et de pays comme la Chine, le Brésil, le Mexique, le Japon et l’Arabie Saoudite.



Tous pauvres? Tous riches?
Par ailleurs, selon les experts, 7,6 billions de dollars détenus par des personnes physiques sont placés dans des paradis fiscaux. Par conséquent, les gouvernements nationaux s’assoient sur la rondelette somme de 190 millions de dollars tous les ans, explique Gabriel Zucman, professeur à l’Université de Californie. »Au lieu de créer une économie dont le fonctionnement vise le bien commun, celui des générations à venir et celui de notre planète, nous avons créé une économie favorable à seulement 1% de la population », indique le rapport.


Afin d’effacer cette disparité, Oxfam appelle les gouvernements à agir pour réduire l’écart des revenus entre les cadres supérieurs et les employés, réviser la politique défavorable aux femmes, maîtriser les lobbyistes, baisser les prix des médicaments et augmenter l’impôt sur la fortune au dépend de l’impôt sur la consommation.



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