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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

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Torture et dignité

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Le tortionnaire joue sur trois registres : la peur, la souffrance et la dignité.

La peur est naturelle, elle précède la torture. Elle est cultivée et amplifiée par l’ambiance générale et par la réputation du tortionnaire. Une propagande, occulte en général, est répandue volontairement par les tortionnaires et à leur insu par les torturés. Elle aboutit au fait qu’avant la torture qui lui sera infligée le torturé est déjà en situation de désespoir total, de telle sorte que seule la peur occupe son cerveau.

La souffrance est la base de la torture, c’est elle qui permet d’installer la peur. C’est un point délicat où le tortionnaire a moins de liberté qu’il y parait. Si la souffrance n’est pas suffisante le but n’est pas atteint. Si elle est trop forte le corps humain a des combines pour y échapper sur le moment, il perd connaissance. Pire, si la torture est trop violente le torturé meurt, tout simplement. Dans ce cas l’objectif du tortionnaire n’est plus accessible, c’est assez courant.

La dignité et un élément clef de la torture. Le torturé va être laissé dans un état d’abandon physique total. Mal nourri, volontairement blessé, laissé dans ses propres excréments, l’image qu’il a de lui-même et que les autres ont de lui va se dégrader complètement. Le tortionnaire ne manquera pas de lui faire remarquer sa déchéance, sa perte de dignité. C’est un des points clef pour casser l’éventuelle résistance du torturé.

Soyons objectifs

La torture est l’outil ordinaire du pouvoir. Il n’y a pas de pouvoir sans torture. Seule la torture soumet, or le pouvoir exige la soumission.

Le pouvoir, s’il veut se maintenir, doit connaître et neutraliser ses opposants. Il n’a aucun autre moyen à sa disposition que la torture. Celle-ci est simplement plus ou moins sophistiquée, plus ou moins visible, plus ou moins primaire, selon le niveau de complexité des sociétés. Mais le résultat est toujours le même, ainsi que le principe des moyens employés.

La démocratie peut prétendre être une société sans tortionnaire et sans torture, si l’on se contente de ne voir que l’écume de ce système de pouvoir.

Si l’on va au fond des choses, ceux qui ont le pouvoir ne sont pas ceux qui se succèdent élections après élections à des postes de pouvoir apparent. Non, en démocratie le pouvoir appartient toujours à la faction qui tient les fusils, la police et la justice. Ce fut la pensée des notables et des affairistes de 1945 à 1981. C’est la pensée de l’administration et de la fonction publique depuis 1981.

Ce pouvoir là, ce pouvoir de la pensée, peu visible sauf pour les initiés, utilise la torture à outrance. Il l’appelle la loi quand elle est visible, la raison d’Etat quand elle se cache.

Bercy

Bercy est le principal tortionnaire du pouvoir actuellement en exercice dans notre pays. Toutes les conditions de la torture décrites plus hauts sont présentes avec Bercy

La peur est largement répandue par cette administration. Que ce soit volontairement par ses agents ou de façon plus souterraine par la publicité de leurs exploits.

Face à Bercy, la réaction du contribuable est dictée par la peur. La rubrique « Vos témoignages » de ce blog en est la preuve s’il en fallait une. Le cerveau du contribuable ordinaire n’est que peur. Il n’a qu’un seul souhait : ne jamais rencontrer un agent de Bercy, qu’il imagine comme le diable en personne.

La peur lui ôte toute réaction rationnelle en cas de conflit avec Bercy.

La souffrance est immense, dans tous les cas. Lorsque chacun de nous doit volontairement s’amputer de la plus grande partie de ce qu’il a gagné, mais bien plus encore lorsqu’il faut affronter un contrôle fiscal.

A ceux qui sont passés par là je rappelle ce que nous avons partagé.

La surprise qu’est la venue non expliquée d’un contrôleur, dont on ne connait pas la motivation. Sa présence pendant des mois, sans aucun commentaire, accompagnée de questions sur des faits dont on n’a plus le souvenir. L’angoisse qui accompagne ces interrogations. L’indélicatesse de ce contrôleur, ses mensonges.

Puis le choc du redressement. Celui de la compréhension, immédiate ou ultérieure, que la justice n’existe pas, que le contrôleur émet des lettres de cachet qui aboutiront inexorablement au redressement mortel qu’il a décidé seul.

La dignité est volontairement mise en pièce par Bercy. L’accusé fiscal est coupable publiquement dès la notification de redressement. Mais il l’est aussi légalement.

Cela permet à Bercy de bloquer les comptes du contribuable accusé, de paralyser ses activités, de le rendre impécunieux.

Ainsi sa dignité va se désagréger. Suspect pour son entourage, il devient mauvais payeur pour tous. Il va devoir vivre avec la honte de la misère, lui qui l’avait repoussée par son travail.

Bercy, à l’aide de saisies, à droite et à gauche, va détruire la réputation du contribuable en même temps que sa trésorerie.

Ce sera cette atteinte à sa dignité qui sera le plus dur pour le contribuable qui a la malchance de tomber entre les mains du tortionnaire Bercy. Cette destruction de sa dignité sera définitive, irréversible, mortelle.

Comme je crois vous l’avoir démontré dans ce billet, rien n’est dû au hasard.

Votre disparition sociale liée aux tortionnaires de Bercy n’est  pas un hasard. Elle n’a rien à voir avec votre fiscalité personnelle. Vous n’êtes coupable de rien.

Vous êtes la victime d’un pouvoir qui utilise la torture fiscale pour se maintenir. Rien de plus, aucune légitimité dans tout cela.

Vous êtes des victimes inutiles, qui n’apportent rien à personne, qui simplement permettent à des hommes indélicats de se maintenir au pouvoir.

Je suis évidemment comme vous, mais en plus je pense être lucide. Si vous ne l’êtes pas, ne le devenez pas…. Cela ne pourrait qu’augmenter votre souffrance.

Bien à vous. H. Dumas
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