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Charles Dereeper

Charles Dereeper

J'aide les humains 

1 - à se libérer du système socialiste

2 - à financer leur liberté via les marchés financiers et le business online

3 - à vivre mieux et à se comprendre mieux 

J'ai créé en 2010 Objectif Eco et je l'ai entretenu depuis en réunissant des auteurs animés par les mêmes convictions que les miennes et des lecteurs à la recherche de solutions pour ces mêmes problématiques.



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S'expatrier, faillites bancaires et gagner de l'argent, même en étant au RMI / RSA

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Je réponds ici aux emails que vous m'envoyez suite à l'article suivant : http://www.objectifeco.com/argent/s-enrichir/article/charles-dereeper-je-veux-refaire-l-apologie-de-la-fuite

 

 

 

Depuis des siècles, des gens quittent leur pays d’origine pour aller vivre aux quatre coins du monde. Donc, même en cas de grave crise économique, s’expatrier dans un autre pays, ne présente pas de risques majeurs, à condition bien sûr de sélectionner son pays d’accueil. La Corée du Nord ne me semble pas super accueillante… Le Vénézuela non plus. J’avoue avoir une certaine répulsion pour les coco…

 

Au niveau des banques, de nombreux français ont peur qu’elles fassent faillite et que tout le système mondial s’écroule. C’est un scénario sur lequel je ne mise pas. Chacun ses croyances. La Thaïlande a abandonné ses banques en 1997, ce qui a d’ailleurs causé la faillite d’un trader devises de génie, Victor Niederhoffer (il était le grand protégé de Georges Soros à cette époque, je le suivais avec intérêt car il avait réussi à gagner 50% pendant dix ans avec 100 millions de dollars à la fin) celui ci avait misé sur un soutien de l’Etat à ses banques…

 

Il est possible que l’Occident fasse exploser son système, mais l’histoire pour l’instant, avec le comportement du Japon depuis 20 ans, de l’Europe et des USA depuis 4 ans, montre que les Etats préfèrent prendre l’argent public plus ou moins sournoisement et soutenir sans nationaliser, en laissant faire faillite que quelques établissements. Partant de là, agir en fonction d’une hypothétique faillite générale coûte bien cher et c’est peut être aussi une très grosse erreur de stratégie que de miser sur ce cygne noir.

 

J’ai déjà été ruiné deux fois dans ma vie. Je n’ai pas peur d’une troisième, d’autant que tout le monde le serait en même temps, ce qui rend très facile la possibilité de s’en sortir. Où que je sois dans le monde, avec l’expérience et les connaissances économiques que j’ai désormais, associées à ma capacité de travail et la discipline militaire héritée du trading, je suis certain que je retomberais sur mes pattes. Je préfère donc avancer, prendre des risques qu’angoisser et stagner, voire régresser.

 

Je sais bien qu’aujourd’hui la grande majorité des Français pilote leur vie en fonction de la peur, mais j’ai une faiblesse, celle de croire à des humains évolués qui avancent dans la direction qu’ils ont choisi, quelques soient les éléments et problèmes extérieurs, qui luttent et qui se battent face aux incertitudes, choix impossibles et échecs. Les français sont numéro 1 mondial en terme de consommation d’assurance et de médicaments anti dépresseurs, anxiolytiques… Il est donc logique que les tensions financières et bancaires les stressent et les amènent à agir dans le sens de la protection. Si j’étais à leur place, je ne le ferais pas…

 

Enfin, imaginons qu’effectivement, tout saute financièrement. Plus de monnaie, plus de patrimoine financier, gros retour à la case départ. Cette situation ne serait pas pour me déplaire... (un bon gros chaos où plus personne ne sait comment il s'appelle, avec plus aucune béquille, j'en salive presque...) On reviendrait à l’époque du petit commerce. L’agriculture vivrière retrouverait la place qu’elle mérite. En ce qui me concerne, ayant migré sous des latitudes tropicales et possédant 5 hectares, je peux rapidement atteindre une certaine autonomie. 12 mois sur 12, fruits et légumes sortent de la terre du Costa Rica. Je suis d’ailleurs en train de bâtir une petite ferme bio. J’ai lancé ce projet il y a deux mois, sans rien y connaître.

 

Ayant souscrit un pari que je ne consommerais pas de médicaments pendant 5 ans (j’en suis à 4 ans et 2 mois, proche de la victoire…) et arrêterais de tomber malade, je me suis condamné il y a 5 ans à stopper mon alimentation de source industrielle. Avant, angines, toux interminables, mauvais rhum… se terminaient presque toujours par des antibios. Aujourd’hui, plus rien. Je ne suis pas certain, loin de là, que l’industrie agro alimentaire, constitue un progrès… l’abondance semble avoir été de pair avec la régression au niveau de la santé et l'obésité.

 

 

 

Enfin, pour répondre aux dernières récentes questions qui me sont posées, comment fait on pour quitter le RMI et gagner de l’argent ? La réponse laisse de marbre la plupart de mes interlocuteurs : en créant des biens et des services, adaptés à la demande et en les vendant… ce n’est pas plus compliqué que cela. Ils m’assènent toujours certains d’eux : oui, mais il faut trouver le bon produit, la bonne idée (sous entendu le machin miraculeux qui va les rendre riche par l’opération du saint esprit, sans trop se fatiguer). Rien n’est plus faux. Combien d’entrepreneurs ais je croisé qui n’avaient pas d’idées magiques ? La vaste majorité.

 

Vendre des biens et des services. Personne n’a jamais dit qu’il était obligatoire de vendre des biens et des services « magiques » pour gagner de l’argent et oublier le RMI… Le côté « magique », c’est une fabuleuse excuse pour ne rien faire. Je n’ai pas la bonne idée, donc, cela ne sert à rien que je me bouge… mes amis rennais sont des spécialistes de ces raisonnements ! Ils m’agacent et ils le savent. La vérité est que de nombreux entrepreneurs gagnent avec des produis et des services basiques. Tout est dans l’art de travailler. Les inventions, la plupart du temps, mettent énormément de temps à se diffuser. Rien ne sert d’arriver le premier sur un marché. Au contraire, mieux vaut laisser les autres commettre des erreurs. Avant Google, il y avait d’autres moteurs !

 

Après, quand ce n’est pas l’idée super géniale qui déchire sa race à mort qui n’est pas là, on trouve en deux : je n’ai pas d’argent (sous entendu, le monde est pourri, on ne m’a rien donné au départ, les dés sont pipés, c’est normal que j’obtiennes rien maintenant, mieux vaut continuer à ne rien faire). Je passe en plus les nombreuses interprétations politiques et sociales qui vont avec, sur le chapitre des inégalités.

 

 

 

Le souci des ces raisonnements, c’est que je n’avais pas d’argent au départ, ce qui ne m’a pas empêché à trois reprises de démarrer à zéro et de grimper fort. Et deux, il existe des milliers ou dizaines de milliers de témoignages de gens qui n’en avaient pas non plus au départ et qui en ont gagné un paquet. A la limite, pour la beauté du sport, démarrer à zéro est le plus beau des challenges à relever, celui qui apporte le plus de satisfaction quand on grimpe financièrement. Loin d’être une limite, c’est pour moi un détail insignifiant qui se contourne.

 

 

 

Charles Dereeper

 

Ps : cet article est la suite de http://www.objectifeco.com/argent/s-enrichir/article/charles-dereeper-je-veux-refaire-l-apologie-de-la-fuite

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