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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

 
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Nous sommes confinés depuis si longtemps...

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Le confinement de la population n’est pas une nouveauté pour Bercy, c’est son mode normal de fonctionnement.

Lorsque le contrôleur fiscal débarque chez vous, le confinement fiscal commence. Il est identique à celui que tout le monde vit aujourd’hui, juste pire parce qu’illimité.

A l’instant où vous ouvrez la lettre recommandée qui annonce ce contrôle, vous savez que votre liberté vient de s’envoler, que vous êtes confiné, intellectuellement d’abord puis factuellement ensuite.

Comme pour le coronavirus, vous acceptez ou vous vous révoltez. Comme pour le coronavirus dans tous les cas vous êtes cuit. Vous finissez confiné, voir définitivement confiné entre quatre planches.

En apparence, la différence fondamentale serait que dans le cas du coronavirus on vous confine pour votre bien, pour vous protéger des autres ; alors que Bercy vous confine pour le bien des autres, pour les protéger de vous.

En réalité dans les deux cas la misère du confinement qui vous touche vient des autres, soit ils vous collent une maladie que vous n’avez pas demandée, soit par Bercy interposé ils vous volent vos biens, ce que vous avez gagné, ce que vous possédez, ce qui fait votre personnalité, votre droit naturel.

Petite digression

A propos du droit de propriété contesté par certain comme droit naturel.

J’observais hier mon chien. Mon dixième chien, un bouvier des Flandres, particulièrement intelligent ou du moins le plus intelligent de tous les chiens avec qui j’ai eu le plaisir de partager un morceau de vie. Nous étions à table.

Ce chien n’est pas dressé. Je ne dresse pas mes chiens, que je laisse libre comme je souhaite l’être, qui ont tous trouvé seuls leur place dans notre famille, en bonnes affection et intelligence, sans nous envahir.

Ce chien donc, toujours prêt à récupérer un petit morceau de quelque chose à se mettre sous la dent, peut rester un temps infini le museau au raz de la table ; il ne touchera jamais, malgré l’envie qu’il en a probablement, à ce qui est sur la table. Il a donc la notion de la propriété privée, de ce qui est à nous et de ce qui est à lui.

Si mon chien comprend naturellement l’idée de propriété privée, c’est bien qu’il s’agit d’un droit naturel.

Il faut aussi noter qu’il est des chiens qui, comme les contrôleurs fiscaux, n’hésitent pas à voler ce qui est sur votre table. Cependant ils ont eux aussi la notion de la propriété privée car, si vous les engueulez, ils partent la queue entre les jambes – ce qui n’est malheureusement pas le cas pour les contrôleurs fiscaux —

Revenons au confinement fiscal.  

Le déclenchement du contrôle va vous isoler. C’est volontaire de la part de Bercy.

Comme le lion chasseur cherche à isoler la gazelle pour concentrer ses efforts sur sa capture, le fisc va vous isoler pour pouvoir disposer de vous, de votre entreprise, vous dévorer.

Il emploie toutes sortes de méthodes à ce sujet en fonction de l’avancement de sa traque. Au début, la demande de transmission de vos comptes à la banque, de vos factures à vos fournisseurs, autant d’interlocuteurs qui vont vous mettre en quarantaine en apprenant que le fisc est chez vous. Peur de la contagion ? Sans doute.

Ensuite, après la notification – quelle que soit sa crédibilité — les prises de garanties sans que la créance soit certaine, sans que vos recours possibles aient été exercés, vont définitivement vous isoler de la vie économique collective. Vous êtes un pestiféré, déclaré positif au “Fraudeurovirus”.

Vous voilà au stade ultime — le fisc vous entube sans avoir besoin de vous intuber — personne ne peut plus rien pour vous, vous êtes confiné dans l’état de misère, vous et ceux qui ont été contaminés par vous, votre épouse, vos enfants, votre famille, voire vos amis.

Alors, quand vient de coronavirus le confinement n’a pour vous aucun secret, un peu plus ou un peu moins… vous ne trouvez pas cela bien grave. Il y a si longtemps que vous n’avez pas voyagé, pris l’avion, été au restaurant, au spectacle, etc… rien ne change pour vous.

La population peut-elle comprendre cela ? Non.

Bien à vous.





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