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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

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DE GIRO 2

Martino, Jacqueline Sauvage, Hollande et Daech ont un point commun : la haine de l'autre

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Pour chacun d’eux cette haine de l’autre leur parait parfaitement justifiée, en son nom ils s’autorisent à tuer sans remord.

Martino : ceux qu’il taxe de tricheurs fiscaux et qu’il ruine mortellement, Sauvage : son mari qu’elle accuse de violence, Hollande : des terroristes triés sur le volet, Daech : ceux qu’ils qualifient d’apostats.

La liste est longue de ceux qui tuent ou détruisent sans vergogne au nom de la haine, surs d’eux, sans respect pour l’autre, jusqu’au niveau ultime des magistrats.

De doctes philosophes se répandent dans nos médias officiels pour nous faire croire que les drames qui nous attendent à cause de ces dérives seraient religieux. Alors qu’à l’évidence la planète est — et va être bien plus encore — mise à feu et à sang par la haine de l’autre. Haine effectivement entretenue par les religions, mais pas que.

On a pu croire un moment, quand de nombreux États ont supprimé la peine de mort, que la vie d’un homme, fut-il le plus abominable qui soit, était sacrée. Que l’individu était la mesure, le socle de l’humanité. C’était du pipeau, juste un genre, éphémère.

La réalité est bien différente.

Pour chacun l’autre est tour à tour aimé ou haï non pas en fonction de ce qu’il est dans l’absolu mais en fonction de ce qu’il est dans son rapport à lui.

Il est clair dans ces conditions que l’amour ou la haine ne peuvent pas guider le jugement et l’organisation sociale. C’est pourtant le tournant qui nous attend.

La seule parade à ce déferlement de haine serait le respect de l’individu, admis en tant que tel sous toutes ses formes même les plus ignobles. Au lieu de cela nous assistons à sa disparition, noyé qu’il est dans les appartenances.

Aujourd’hui nul n’existe s’il n’est pas répertorié comme membre de tel ou tel groupe, chargé à ce titre de la haine portée ou subie par ce groupe. Le fait de n’être que cela revient à ne pas être.

Une excuse tardive

Avant d’aller plus avant dans la réflexion de ce billet, je dois faire une mise au point. Sur ce blog un livre était consultable, il portait le titre malheureux de “Je hais le fisc – Notre associé déloyal”, j’en étais l’auteur.

Alors me direz-vous, à juste titre, est-il possible de stigmatiser la haine lorsque soi-même on affirme haïr ?

Evidemment non, vous avez raison.

A ma décharge, ce livre a été édité en Juin 2004, il y a donc treize ans. A cette époque les attaques iniques du fisc m’avaient déstabilisé lourdement, je les croyais dictées par le calcul, je pensais alors qu’une intelligence maléfique était à la manœuvre contre moi.

Aujourd’hui la situation n’a pas changé, ce sont toujours les mêmes redressements stupides que je combats, mais j’ai compris que je ne suis pas face à une intelligence supérieure maléfique, mais face tout simplement à une bêtise insondable.

Bercy est la machine la plus stupide et la plus incompétente économiquement qui puisse s’imaginer. Ses représentants sont du même tonneau.

Il n’est pas possible de haïr la bêtise, on ne peut que la plaindre ou la mépriser, j’hésite.

Je ne renie pas ce livre, tout ce qu’il inclut est vrai, mais aujourd’hui je ne lui donnerais pas le même titre. Voilà qui est dit.

Revenons à la haine.

Sa culture, son épanouissement passe par le refus de respecter l’autre, celui que l’on s’apprête à haïr. En cela les religions qui ne se développent que sur la stigmatisation du mécréant sont évidemment des foyers de haine inépuisables.

Inversement, l’antidote à la haine est le respect de l’autre dans son intégralité même inacceptable. On voit bien la difficulté d’une telle posture.

C’est la posture libérale

Elle n’est facile ni à vivre, ni à faire admettre. Je crois sincèrement que c’est son inaptitude à la haine qui empêche le libéralisme de se développer.

Le libéral en difficulté ne propose pas que les autres assument ses difficultés.

Par contre, il est possible que le libéral naturellement ouvert aux autres en retire des avantages et se retrouve en position dominante. Pour autant, il n’a alors aucune raison de haïr ceux qu’éventuellement il domine. Par contre l’inverse est monnaie courante, ceux qu’il domine le haïssent copieusement.

C’est la posture socialiste

Le fond de commerce du socialisme est la haine. Se développant dans les banlieues les socialistes la trouvèrent naturelle, conforme à leur fonctionnement intellectuel qui consiste à haïr les autres après les avoir qualifiés, sans preuve avérée, de privilégiés.

Aujourd’hui ce semis de haine a proliféré, il échappe à ses jardiniers socialistes, ils en sont tout retournés, ils n’arrivent pas à conceptualiser que c’est de leurs propres cultures qu’est née la haine qui va les emporter.

Ils philosophent sur la religion, ils accusent encore les libéraux, ils sont dans le déni.

Ils y resteront, jusqu’à ce que mort s’en suive pour eux, mais malheureusement pour nous aussi.

Le respect et la liberté de l’individu

Il n’est pas d’autre solution que de respecter chaque être humain, lui et ses biens, quelles que soient les différences apparentes ou réelles qu’il y ait entre les hommes.

Il n’est pas de vie sur cette terre sans d’abord le respect absolu de chaque être vivant qu’il soit “bisounours” ou démon.

Ceux qui, pour quelque raison que ce soit, haïssent le voisin sèment la guerre qui détruira tout. En cela l’égalitarisme, le socialisme, l’écologie politique — autant de raisonnements porteurs de haine contre les opposants ou tout simplement les non convertis – sont, entre autres, mortifères.

Mais, la passion des hommes pour la haine est la plus forte, haïr est plus simple que comprendre, plus facile que construire.

Le socialisme, quelque soit son visage, son appellation, a encore de beaux jours devant lui. Le libéralisme ne conquerra jamais les masses, il n’existe que rarement, de façon éphémère, juste après les guerres filles du socialisme et de ses haines, au moment où l’épuisement total atténue ces haines.

Bien cordialement. H. Dumas
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