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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

 
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Macron. Des élections

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Nous vivons une de ces périodes bizarres, déjà vécues, dont les témoins ont disparu, dont le corps social n’a pas gardé la trace.

Tout comme chacun de nous, avant d’être malade le corps social se porte bien. La période de contamination, ses effets, ses émotions, puis la maladie elle-même ne laissent pas de trace probante. Seuls les faits sont rapportés, pas tous et la plupart du temps après transformation en fonction de l’issue de la crise ou des croyances de chacun.

C’est ainsi qu’il y a bien peu de traces réalistes, ordinaires, de l’ambiance qui a précédé la guerre de 1914 ou celle de 1939, jusqu’à se demander comment les choses ont pu s’enclencher pour en arriver là, les hypothèses étant multiples, souvent opposées.

Quant au phénomène le plus intense que la France ait connu, la révolution, les débats ne cessent pas et ne cesseront sans doute jamais sur le qui, le pourquoi et le comment.

Cela me parait être la démonstration absolue que la notion de collectivité, d’Etat, est une hypothèse absconse, une réalité inexistante, une abstraction.

S’il n’y a pas d’explication, de ressenti fiable, de ces grands troubles collectifs, c’est parce qu’ils sont vécus individuellement, de façon personnelle, autonome. Ces vécus ne peuvent pas être additionnés pour obtenir une somme probante, parce que trop différents.

C’est ce qui m’amène à penser qu’en réalité l’univers n’existe qu’à travers chacun de nous, que chacun de nous est la complétude de l’univers. Car l’homme est effectivement seul face à ses choix dit Sartre, mais il est aussi seul face à ses ressentis.

Cependant ces individualités trouvent intérêt à se regrouper pour accéder à des objectifs inaccessibles à chacun isolément.

C’est pourquoi je suis libéral, c’est-à-dire individualiste, sauf nécessité…

C’est ici que les problèmes commencent, à “sauf nécessité…”

Les deux crises cumulées que nous traversons, matérialiste et charnelle, touchant l’économie et la santé, sont chacune vitale et interdépendante. Si elles nous impactent individuellement, les solutions proposées, voire imposées, sont exclusivement collectives. Je crois sincèrement que là est le problème du fiasco qui s’annonce à un niveau qui peut faire peur.

En réalité, la modélisation collective de la réponse actuelle à ces deux crises ne fait que reprendre une méthode erronée en vigueur depuis si longtemps qu’elle s’est imposée naturellement : le collectivisme total, dans sa version la plus irréaliste l’égalitarisme.

Ce n’est pas la première crise économique que nous traversons, ni la première grippe qui nous percute, nul ne peut se prétendre surpris. Voir cet article du Figaro de Janvier 2017.

Évitons nous le procès des faits et des acteurs des faits, contentons-nous de prendre conscience que derrière la façade qui nous est vendue une lutte violente, à mort, est en cours entre les tenants du collectivisme et ceux de la liberté individuelle. Lutte stérile puisque les deux organisations ont leur utilité en fonction des problématiques rencontrées.

Il est donc temps, avant dérapage irrattrapable, de changer de paradigme, d’organisation politique, de constitution. 

C’est ici que se joue la grandeur du Président Macron par rapport à l’histoire.

Sera-t-il l’homme de la situation, ou l’homme du gouffre ?

En l’état, il n’est pas besoin d’être grand clair, de lire dans le marre de café ou dans les algorithmes, pour deviner que nous allons dans le mur.

En ce qui me concerne, mais ce n’est que mon humble avis, je crois que la cause est à attribuer : à la multiplicité de spécialistes trop souvent éclairés comme des vessies dans des lanternes, à l’irresponsabilité des décideurs que sont les fonctionnaires – décision et irresponsabilité sont incompatibles comme l’affirme Didier Picot –, à l’usage excessif du crédit, à la castration de l’initiative individuelle au profit du consensus collectif hypocrite, etc…

Tant de causes que chacun déterminera en fonction de sa personnalité et de ses intérêts.

Conclusion

Il y a urgence à établir les temps sociaux où l’individu doit être libre et ceux où il doit agir groupé. Puis la façon dont doivent être organisées les actions groupées.

C’est ce que doit contenir une constitution, c’est-à-dire un contrat collectif, qui ne peut avoir de légitimité qu’approuvé par une majorité démocratique et confortable.

Sans un mandat de ce type, clair, les hommes de l’Etat ne peuvent que se perdre et nous perdre par la même occasion.

Donc le Président Macron doit organiser des élections en Octobre 2020.

Ces élections, à but unique, devront élire un parlement provisoire, pour une durée d’un trimestre, dont le but exclusif sera d’établir une constitution qui sera soumise à la population par référendum.

Ce n’est qu’après ce référendum que la vie politique pourra reprendre un cours normal, sur les nouvelles bases éditées par lui.

L’objet même de ces élections d’Octobre obligera les candidats à se regrouper en tendance et à présenter à la population leur projet de constitution.

Hors cette voie démocratique, sans contrat collectif commun légitime, Macron et nous-mêmes allons au-devant du pire.



Bien à vous. H. Dumas
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