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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

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Les robocops sont fatigués ? Moi aussi.

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Et pourtant, ils sont au chaud dans leurs casernes puis dans leurs camionnettes, bien protégés par leurs panoplies, nourris comme des coqs en pâte. Ils se défoulent en tapant comme des fous, en arrêtant massivement, en hurlant violemment, le tout sans limite et dans une totale impunité. Jeunes et vieux, pas de distinguo pour eux, c’est la même bidoche sous la matraque qu’ils gazent et aspergent avec la joie intérieure de la satisfaction béate. Ils sont la loi.

En face les Gilets Jaunes. Ils se gèlent sur les ronds-points, allument des feux de palettes pour se réchauffer, grignotent des casse-croûtes. Ils cassent tout une fois par semaine. C’est parce qu’ils cassent qu’ils existent, c’est parce qu’ils cassent qu’ils vont disparaître. Ils resteront le souvenir d’un groupe de clodos allumés, alors qu’ils sont la vie.

Le combat est inégal. Les français vont-ils longtemps encore soutenir les révoltés ?

C’est la question que tout le monde se pose, ce n’est pas la bonne question.

Les Gilets Jaunes étouffent. Nous étouffons tous. J’étouffe depuis vingt ans.

La bureaucratie de notre Etat bienveillant nous ment du soir au matin, sans qu’elle ait à en répondre. Elle est un édredon géant, attirant, paraissant protecteur, qui amortit toutes nos passions et étouffe notre vie, jusqu’à nous tuer pour de vrai.

Cette bureaucratie est d’une bêtise hors du commun, insondable, sans antidote. Soutenue par une justice autoproclamée à l’électroencéphalogramme plat, dont la tâche unique est de culpabiliser les acteurs de la vie au profit des figurants bureaucratiques de la mort.

Le drame est que cette bureaucratie n’a pas de chef, ne roule pour personne. Elle est là, elle s’impose à ses servants et aux autres, pour rien, par rien. Elle est juste là, comme le brouillard elle absorbe tout sans être pour autant. Elle transforme notre société en une armée d’ombres silencieuses, aveugles, errant sans but et sans fin.

Prenons un exemple

Elle affirme, droit dans ses bottes, qu’elle nous procure gratuitement la meilleure couverture sociale du monde. Comment peut-elle mentir à ce point et convaincre 90% de la population ?

Car enfin, le cumul de ce que nous versons, patronnât et salariés, pour cette couverture sociale gratuite est l’équivalant du budget global de l’Etat, soit la plus grosse facture mondiale pour ce type d’assurance, environ trois fois son prix de marché. Pour une prestation dont tout le monde s’accorde à dire qu’assez souvent il vaudrait mieux pouvoir s’en passer.

Pourquoi personne ne se révolte ? Parce que la bureaucratie qui gère ce monstre est parfaite d’irresponsabilité et de cynisme. Le malade ou l’indigent meurent parce que c’est leur destin de malade et d’indigent. Ils n’avaient qu’à pas être malades ou indigents. Ils sont probablement responsables, si ce ne sont eux, ce sont évidemment les gènes transmis par leurs familles. Ce n’est pas le système de couverture sociale qui a failli, puisqu’en son sein personne ne décide rien, personne n’est responsable de rien.

Nous sommes victimes de l’irresponsabilité de notre bureaucratie, mais bien plus.

Car, pour que l’asphyxie soit totale, l’irresponsabilité des fonctionnaires n’est pas suffisante, il faut en plus que nous soyons coupables.

Donc, tout responsable dans notre pays est par définition un intriguant ambitieux et indélicat. Qu’il soit politique, entrepreneur ou salarié zélé, s’il est actif, s’il essaie d’agir, il gigote et accélère sa future mort par étouffement.

Un exemple personnel.

Il y a vingt ans une salope du nom de Jourdes, inspectrice des impôts en la ville de Sète, réputée dans sa boutique, dont la méchanceté fait l’admiration de ses pairs, me colle un redressement fiscal à l’aide d’un énorme mensonge. Mensonge que le premier couillon venu peut comprendre tellement il est énorme.

Vingt ans plus tard, ce même mensonge ne gêne ni la Jourdes ni sa communauté fiscale irresponsable. Le 15 Janvier qui vient, La Cour d’Appel de Montpellier va avoir à rejuger de ce mensonge que La Cour de Cassation a dû casser car tous les juges l’avaient couvert.

En tordant du nez, les magistrats de la Cour d’Appel vont peut-être me donner raison du bout des lèvres, mais ce n’est pas sûr et cela les rendra malade. Ils le prendront de très haut, me faisant bien comprendre que je ne suis qu’un fraudeur fiscal malin qui a réussi à emberlificoter tout le monde, mais que je paierai un jour tout cela.

Quant à imaginer de me dédommager de ces vingt ans irrémédiablement perdus, de juger aussi des autres redressements, aussi irréalistes que celui-ci, que la Jourdes a su me coller sur le dos en appelant à l’aide sa confrérie, il ne faut pas y compter.

La Jourdes et sa bande de branquignoles m’ont effectivement étouffé, ruiné, sans retour à bonne fortune possible. Et la foule applaudit….

Conclusion

La bureaucratie de notre Etat bienveillant est inaccessible, comme l’était celle de la RDA. Les Gilets Jaunes n’ont aucune chance de déchirer l’édredon. Peut-être vont-ils réussir à se noyer en son sein, à être absorbés et acceptés par elle, ce qui est sans doute l’ultime objectif de certains d’entre eux, peut-être même de leur plus grand nombre.

Les Gilets Jaunes vont disparaître par étouffement ou noyade, il ne peut pas en être autrement. Notre bureaucratie ne peut mourir que de sa propre embolie, à l’exclusion de toute révolte extérieure à elle, comme en RDA.

Bien à vous. H. Dumas
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