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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

 
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Le dur échec des algorithmes

Audience de l'article : 997 lectures
Nombre de commentaires : 1 réaction
Dans son ouvrage “Le cygne noir”, Nassim Nicholas Taleb expose très clairement la survenance du cygne noir qu’il définit comme l’imprévisible devenant réel, générant la ruine de l’inutile prétention des prévisions mathématiques, quel que soit le modèle d’algorithme utilisé.

Le coronavirus est le cygne noir absolu. Il explose toutes les prévisions mathématiques.

Or la prévision est l’arme du pouvoir.

Dans les tribus primitives le sorcier est plus influant que le chef, dans nos sociétés le prévisionniste est plus important que l’élu.

Notre société vit sous la coupe des mathématiciens, ces théoriciens de l’algorithme qui entrent dans des formules — dont la crédibilité est directement liée à la complexité et au nombre de paramètres – notre vie d’aujourd’hui pour prévoir celle de demain.

Ils ont éradiqué le bon sens, la sagesse, la prudence et surtout l’humilité. Ils ont mis au panthéon de nos sociétés leur vanité.

Ils ont terrassé l’imagination, cette forme de l’émotivité qui permet à quelques-uns de subodorer l’avenir à partir des émotions du présent. Ils ont fait passer pour une fumisterie, voire un défaut, cette qualité de vision fondamentale, qui a fait dire au Général de Gaulle : “La France a perdu une bataille, mais la France n’a pas perdu la guerre” alors que mathématiquement la défaite était largement consommée, ce que constatait objectivement le Maréchal Pétain.

Les hommes aiment à la folie les prévisionnistes, c’est humain. Mais l’inverse est aussi vrai, ils peuvent les haïr à la folie lorsqu’ils se trompent.

C’est en cela que la place du sorcier n’est pas particulièrement enviée dans les sociétés primitives où la violence a souvent libre court.

Pour se protéger, le sorcier ou les prévisionnistes profitent de leur situation pour distiller la peur en même temps que leurs prévisions. Ils inquiètent pour faire peur, ils anticipent sur leurs incertitudes, font en sorte que dans leurs messages la peur soit plus importante que la prévision, de telle sorte que ce soit elle qui prime lors du bilan final.

La prévision ne s’accomplit pas ? Il reste la peur ancrée dans les esprits. Nous observons tous les jours cette attitude chez les écologistes qui cherchent à s’emparer du pouvoir par la prédiction apocalyptique.

Si les pouvoirs en place tentent de contrôler l’information c’est pour que les prévisions qu’ils élaborent pour justifier leur pouvoir soient plus fines que toutes les autres, car mathématique ou émotive la prévision est toujours une émanation du présent.

Alors que reste-t-il aujourd’hui, après le cygne noir, des prévisions de ceux qui sont au pouvoir, chez nous ou ailleurs ?

Pas grand-chose il faut bien le reconnaître.

En premier : la durée de vie.

Il y a peu l’homme caressait l’idée de devenir éternel. Tout un foin très récent a secoué la France, il concernait la retraite et notamment les contraintes liées au vieillissement augmenté de la population. On peut dire que le coronavirus modifie significativement les algorithmes et le nombre de places disponibles dans les EHPAD.

En second : la densification

La règle est le regroupement de la multitude que ce soit dans son nid, son activité ou ses déplacements. Les consignes des gouvernants sont l’entassement dans l’habitat, au travail et dans les transports collectifs, au motif réel du coût, au motif simulé de la solidarité.

Or, tout comme virus ou bactéries déciment les élevages de poulets en batterie, de saumons en élevage, le coronavirus décime l’être humain mis en batterie par les hommes de l’Etat.

Comme le poulet de Bresse l’homme a besoin d’un espace vital personnel important pour vivre, n’en déplaise aux écolos et à leur gourou Anne Hidalgo.

En troisième : la disparition programmée des élites actuelles

L’interview d’Emmanuel Macron dans le point du 15 et 17 Avril est pathétique.

“Le président de la République, dans un étonnant costume trois pièces en flanelle, est, de fatigue, affalé dans un fauteuil en cuir noir, face à la porte-fenêtre de son bureau qui donne sur les jardins”

L’homme est effondré, son système prévisionnel a explosé, il se sent impuissant et inutile, illégitime. Il ne sait pas penser autrement, l’avenir pour lui n’est que mathématique, l’émotion, l’imaginaire, il ne connait pas, ce n’est pas son éducation scolaire.

“Il craint un choc post-traumatique, qui pourrait se manifester à la sortie du confinement et peut-être même un déchaînement des passions”

Evidemment, il voit bien que sa sorcellerie va exploser, que le pouvoir lié lui échappe, que la haine va suivre la crédulité.

Le mal empire, son équilibre intellectuel est si fragilisé qu’il perd le sens des réalités, il oublie l’objectivité de Louis XIV constatant : “L’Etat c’est moi”, il est dans la confusion.

” Il se trouve que j’ai toujours cru en l’État, indique-t-il. Certains me le reprochent d’ailleurs beaucoup. On voit aujourd’hui l’État dans ce qu’il a de plus fort, et on le voit aussi dans certaines de ses faiblesses.”

Il ne peut ignorer à la place qu’il occupe qu’il n’y a pas d’Etat, qu’il n’y a que des hommes de l’Etat, dont il est le chef.

Ici, il nous dit qu’il a toujours eu confiance en lui — ce dont nous ne doutons pas – mais que ce n’est plus le cas et qu’il sait que tout le monde le perçoit, ce qui est vrai aussi.

Effectivement les chances qu’il soit emporté sont réelles. Il accumule les erreurs. Son salut ne pourrait passer que par la vérité, avouer la supercherie de la notion d’Etat, redonner la liberté aux individus et organiser ensuite une lutte collective contre le signe noir, au terme de laquelle chacun, cette liberté reconquise, pourra s’épanouir.

Il ne prend pas ce chemin. Trop vaniteux sans doute.

En quatrième : la mort de l’économie actuelle

N’en parlons pas. C’est à la fois la grande perdante et la grande responsable.

C’est son interprétation erronée du fait de la cupidité des hommes de l’Etat qui n’a pas permis d’organiser une réponse à ce cygne noir répertorié, sa compromission dans l’égalitarisme et dans la corruption qui ne vont pas lui permettre de rebondir.

Ce sera la grande perdante qui va permettre à la misère de s’installer durablement, et aux libertés de disparaître pour longtemps.

La patronne de la BCE, Mme Lagarde, nous présente le vélo comme un progrès, alors qu’il s’agit du moyen de déplacement des sociétés en état d’extrême pauvreté, c’est tout dire.

PS : Dans la vidéo je m’explique sur le billet Johnny Hallyday mal compris.



Bien à vous.  H. Dumas
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1 Commentaire

  • Lien vers le commentaire Engin-ear mardi, 21 avril 2020 14:34 Posté par Engin-ear

    La critique des algorithmes est exagérée.

    Nos algorithmes découlent de nos tentatives de modéliser la réalité.
    Avec nos capacités intellectuelles imparfaites et sur la base de nos connassances très imparfaites, nos algorithmes nous produisent des estimation très grossières. 

    Cela représente tout de même une aide utile... mais le hic c'est que je n'ai entendu parler d'aucun Etat, aucune entreprise privée qui se laisse guider entièrement par un algorithme quelconque.

    Le consensus aujourd'hui est que les meilleures pratiques de gestion se basent à la fois sur l'intuition ET les algos.