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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

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conquerirlabourse

Le Conservatoire du Littoral

Audience de l'article : 566 lectures
Nature de contenu : Edito
Nombre de commentaires : 1 réaction
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Voilà un truc dont il est interdit de dire du mal.

D’abord des souvenirs…..

Vers 1980, Monsieur Lamay, président de La Henin, alors puissante banque spécialisée dans l’immobilier, rachète les Salins du Midi.

Évidemment, cela coule de source, la suite ne manquera pas de sel.

Lors de cet achat, il ne vise pas spécifiquement la production de sel dans les salines mais l’exposition en bord de mer de ces établissements.

Je serai tout particulièrement concerné par son établissement sétois qui s’étend entre mer et étang sous la forme d’une plage en bordure de la méditerranée de 15 km de long.

Nous sommes en 1981, l’époque est encore imaginative et optimiste. Je proposerai sur le site un grand projet dénommé « Atolis », qui correspondait aux espoirs d’économie touristique de la ville de Sète à l’époque encore ambitieuse, pas prête  à devenir ce qu’elle est devenue : une carte postale vide d’avenir pour feuilletons télévisés, une réserve de gentils primitifs.

Hélas pour M. Lamay la philosophie destructrice d’une certaine façon de voir le monde, représentée alors par sa majesté Mitterrand 1°, inventa le Conservatoire du Littoral, dont les terrains des Salins du Midi furent la première cible.

Ainsi, tout projet d’activité touristique le long de ces 15 kms de plage furent bannis , la nature devant s’imposer à tous, les estivants étant priés d’aller s’entasser ailleurs.

Qui pouvait s’insurger face à la dimension planétaire d’une telle ambition nihiliste?Personne évidemment. Donc, exit « Atolis ».

Ici, grâce au Conservatoire du Littoral, à l’Europe et à je ne sais quelles autorités supérieures, la nature sera totalement refaite. Un lifting géant, une plage de sable fabriquée à partir d’une ancienne route et de ses fondations broyées dans une machine gigantesque pendant des mois prendra la place de la plage précédente pourtant si naturelle, si aimante.

Des ouvrages en bois sont chargés de retenir le sable qui se faisait la malle, tout ça grillagé façon parc à bestiaux pour être sûr que le pas de l’homme n’y mettra pas les pieds. L’ensemble a coûté une fortune, ces 15 km de plage qui faisaient le bonheur d’êtres humbles, hélas humains, leur sont pratiquement interdits d’accès. C’est le désert.

Je me rappelle avec émotion les feux de camp nocturnes et les grillades que nous faisions sur cette même plage les soirs d’été de ma jeunesse, immanquablement suivis de bains de minuit soft où il arrivait que par forte chaleur le plancton s’étant emparé de la mer nous nagions dans un océan de bulles argentées par le reflet de la lune.

Soyons sérieux, cela ne pouvait pas durer.

Aujourd’hui la nature artificielle est « conservatoire-littorisée ». L’homme, cette engeance, en a été, Dieu soit loué, définitivement banni. Au lieu de se répandre librement sur ces 15 km de plage, il est prié de bien vouloir rejoindre le troupeau et de se contenter d’un m² de plage par personne, là où on lui dit et quand on lui dit.

J’espère que tout le monde a compris que c’est la moindre des choses pour ceux qui aiment la nature de ne pas avoir le droit d’y aller…. dans la nature.

C’est à ça que sert la nature.

Il faut bien comprendre que la conquête de l’ouest c’est terminé. La nature c’est pour les loups et pour les moustiques, pas pour les hommes. A eux restent les villes et leurs égouts.

Au fait, la banque La Henin…  ça a fait faillite. Vive la nature.

Ainsi donc, cahin-caha, tous les ans nous payons largement le Conservatoire du Littoral pour qu’il nous interdise de profiter de la nature, notamment des bords de mer.

Qui voudrait que le pourtour de nos mers ressemble à la Côte d’Azur… qui attire le monde entier. Pas de ça chez nous.

Interdisons, interdisons, n’est ce pas la principale activité d’un Etat qui se respecte, ici ou ailleurs, en cela ou en autre chose ?

Vive le Conservatoire du Littoral, même si c’est le truc le plus con du monde.

Dommage que les amoureux de la nature aient honte des hommes. Ils aiment les bouses et les pets des vaches, ils détestent le CO² et la merde des hommes. C’est ainsi, rien n’y peut.

Cordialement. H. Dumas
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1 Commentaire

  • Lien vers le commentaire alex6 dimanche, 20 août 2017 22:58 Posté par alex6

    Dans mon coin, il y a une plage de ce genre d'environ 10 kms de long.
    Les voitures (4x4) y sont autorisees sur les 2 premiers kilometres, ce qui nous permet des ballades en voiture epiques sur la plage avec les enfants.
    La liberte tient parfois a peu de choses...