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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

 
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La poussière sous le tapis

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S’il est une chose qui tue assurément c’est la continuation dans l’erreur.

Heureusement l’homme est résistant à l’erreur, en règle générale. Il partage cette particularité avec la plupart des êtres vivants. Les erreurs qui tuent immédiatement ne sont pas légion.

C’est ainsi que, paradoxalement, l’erreur est le moteur de la vie, du progrès. C’est par l’analyse de ses erreurs que l’homme progresse.

L’erreur est l’arbitre de notre vie, ceux qui feignent de l’ignorer sont engloutis par elle, ceux qui l’avouent, l’analysent et évitent de la reproduire, vivent et avancent.

Dans le rapport aux autres le déni de l’erreur – mensonge à soi-même — conduit évidemment au mensonge à tous. Une posture due à la bêtise ou à la vanité, ou aux deux.

Enfin, l’absence d’erreur n’existe pas. Nul ne peut prétendre, quelque soit son niveau de compétence, ne pas faire d’erreur.

Il fallait préciser tout cela avant de revenir à nos préoccupations du jour, qui toutes tournent autour de l’erreur.

La politique de la poussière sous le tapis

Au moment où nous posons la question du devenir, il est nécessaire de se remémorer le passé d’hier, le presque encore présent.

Hier nous étions en faillite. La haine aveugle du capital, la consommation frénétique appuyée sur le crédit remplaçant le capital honni, des décideurs fonctionnaires irresponsables et dépensiers, des élus inexistants, ont généré cette faillite de façon irréversible.

Là-dessus, la pandémie apparaît comme la peste du XXIe siècle, difforme, effrayante pour une population qui sait son avenir déjà largement obéré par la fin programmée de sa belle vie de tricheuse.

Ces dans ces conditions que notre démocratie et ses représentants, élus ou moralement accrédités, sont chargés par la majorité de mentir. Cela tombe bien, c’est justement leur fonds de commerce : le mensonge.

Ils avaient déjà menti hier en prétendant que la crise n’existait pas, puis ce matin en affirmant que la pandémie est la cause de tout.

Ils rêvent là, maintenant, de nous faire croire que tout va bien se passer, qu’ils sont capables de créer les richesses nécessaires au rachat de nos dettes, voire de ne jamais les rembourser.

La poussière dissimulée sous le tapis, ils font mine de n’avoir rien vu.

Alors qu’ils ont été incapables de vérité et de décisions, ils se posent encore en dirigeants.

Cette posture, ils croient nous l’imposer par la force, par la limitation de nos libertés fondamentales, par le mensonge qu’ils appellent la communication. Par le pillage qu’ils appellent la redistribution.

La vanité et leurs intérêts immédiats les aveugles.

Ils ne sont pas — aussi peut être la plus grande part d’entre nous – capables d’avouer leurs quarante ans d’erreurs. Dans ces conditions nulle analyse n’est crédible, donc nulle décision n’a des chances d’être valide.

La tare de notre société est le déni de l’erreur

C’est le déni de l’erreur qui ouvre la voie à la croyance, seule possibilité pour ne pas devoir affronter les conséquences de l’erreur.

La population de ce pays est profondément croyante, elle croit en tout et en n’importe quoi. Sur ce point elle est, à la limite, attachante pour l’anthropologue.

Ces différentes croyances sont catastrophiques.

Elles permettent au plus grand nombre de se dissimuler les erreurs dont tous ont été complices. Elles ne permettent pas l’analyse de ces erreurs.

Dans ces conditions, non seulement il n’y a aucune chance pour que la situation se modifie, revienne à la normale, mais un conflit entre ces croyances multiples me parait incontournable.

C’est donc la guerre civile que je vois arriver quand la pression économique va générer un inconfort menaçant la vie même du plus grand nombre.

Ce sera le grand jour des survivalistes, le comble de la déraison.

Bien à vous. H. Dumas
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