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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

 
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La police souhaite un Etat policier

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Comme les commerçants souhaitent un état marchand, les fonctionnaires un état bureaucratique, les militaires un état militariste, les imams, les curés, les rabbins un état religieux et Bercy une dictature fiscale, les flics veulent un état policier.

C’est-à-dire un état dans lequel la police enquête puis donne elle-même — ou obtient à tout coup — la sanction qu’elle imagine due par le prévenu à la suite de son arrestation. Un état dans lequel la police n’a pas ou peu de compte à rendre.

Il n’est pas de jour où les flics ne se plaignent pas de l’attitude des magistrats qui ne sanctionneraient pas suffisamment les prévenus qu’ils leur présentent.

Evidemment, dans le genre répressif les flics ne sont pas gâtés par rapport à leurs collègues de Bercy qui eux enquêtent et sanctionnent librement, à leur guise, couverts par une justice administrative qui n’est qu’une parodie de justice.

Tout cela n’est rien que de parfaitement logique.

Où les choses se corsent c’est lorsque la population elle-même réclame cet état policier. Ce rend-elle bien compte des conséquences de ce qu’elle réclame, la population ?

Le peuple souverain est parfois curieux dans ses pulsions, pas vraiment lucide. Enfin, je dis parfois, ne devrais-je pas dire systématiquement ?

En effet, il y a beaucoup plus de risques à donner de larges pouvoirs à une police qui se prétend au-dessus de tout soupçon qu’à affronter une délinquance qui se sait désapprouvée par l’institution bien sûr mais aussi et surtout par la population.

Pour y voir plus clair, je vous propose une hypothèse.

Tout a commencé dans un carrefour de banlieue que je ne connais pas. Il s’agirait, parait-il, d’un lieu ouvertement connu pour trafic de drogue à grande échelle.

A qui peut-on faire croire qu’un trafic de drogue à grande échelle peut exister sans l’accord de ceux qui ont en charge de l’éradiquer ?

Donc, tacitement ou ouvertement, flics et politiques ont laissé prospérer ce trafic. On peut supposer que soudain, pour une raison qu’on ignore, ils ont décidé de l’interrompre. Sans aller jusqu’à imaginer une dérive de ripoux, on peut comprendre que des trafiquants, qui se prennent pour des commerçants ordinaires, qui en singent les méthodes, ont été suffisamment pris à contrepied pour ordonner des représailles. D’où : violence urbaine dira la presse.

Tous les intervenants — sauf nous le fameux peuple que l’on appelle soudain à la rescousse – sont probablement parfaitement au courant des tenants et des aboutissants de cette affaire.

Mon hypothèse vaut ce qu’elle vaut. Mais, comme toujours : cherchez le bénéficiaire il est souvent le coupable.

Qui a intérêt à fliquer encore plus la population, cette population qui en a marre, qui les critique ouvertement ? Qui, si ce ne sont nos élites “Enarquoises” ou “Enarquaises”, enfin qui sortent de l’ENA ?

Un peu plus tard, nos braves flics, manipulés, font comme tous les soirs le tour des bars et des boites de nuit. Ils ne peuvent décemment pas refuser les pots que leur offrent indics et tenanciers, il faut un minimum de savoir vivre ici comme partout, pas de vexations inutiles. Ils finissent l’esprit un peu en jachère. C’est ainsi qu’en fin de nuit, ils se retrouvent par hasard sur les Champs Elysées, et là, potaches au possible, ils expriment un peu bruyamment leur malaise, leur difficile situation entre le possible et l’impossible, la liberté et l’autorité, l’ordre et la fantaisie. D’où : coup d’Etat policier dira la presse.

Nous en sommes là. Syndicats et politiques, probablement liés dans la combine, ont le plus grand mal à donner un sens au monôme.

La populace rêve de confier de pouvoir à la force, elle rêve que d’autres à sa place violentent ceux qu’elle n’aime pas.

L’icone de la populace se sent pousser des ailes.

Promesse est faite de punir à mort tous les voisins que chacun de tous déteste, à cause de son voile, de ses papillotes, de son salaire, de sa planque professionnelle, de sa bagnole, de sa femme, de son mec, de sa santé, de sa beauté, de sa fortune, de ses allocations, etc… les motifs sont si nombreux.

N’est-ce pas le travail de la police de rabaisser le caquet de tous ces prétentieux qui pensent autrement ?

Car, ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas, pour personne, d’augmenter la rigueur et la discipline des enquêtes, d’affiner les culpabilités, de comprendre les désordres, de favoriser le vivre ensemble, non, il s’agit de taper plus librement, plus largement, de mettre au pas.

Pauvre de nous, l’avenir s’assombrit de jour en jour. Pourrait-il en être autrement avec tant de corruption et de connivence, avec le vice de la communication pour tenir lieu de constitution nationale ?

Bien cordialement. H. Dumas
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