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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

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DE GIRO 2

La phrase la plus con de l'année

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C’est : »La France a besoin d’une gauche forte ».

Il vaut mieux entendre ça qu’être sourde dirait ma mère si elle était encore de ce monde, je ne suis pas sûr qu’elle aurait raison, nous allons voir pourquoi.

Evidemment, il faut d’abord se mettre d’accord sur le concept : qu’est-ce, dans l’esprit de celui qui a prononcé cette phrase, qu’une gauche forte ?

Lui seul le sait avec précision.

En ce qui me concerne, j’ai l’impression qu’il vise une expression politique sous la forme d’un parti qui représenterait une pensée dite de gauche. Cette pensée prônerait l’égalité, la lutte contre le capital, l’affrontement philosophique entre une société libérale au service des individus et une société collectiviste, étatiste, prenant en charge les individus qui deviennent ainsi ses débiteurs donc sont à son service.

Cette organisation sociale serait avant tout morale, donc abstraite, les contraintes de tous les jours devraient se plier à cette morale de gauche.

Pour résumer, il s’agirait d’imposer à la société une croyance que l’on nomme socialisme.

Donc, dit le penseur, la France a besoin que cette croyance forte existe, sans quoi…

Sans quoi, quoi ?

Les histoires de croyance finissent mal,  en général…

C’est une chose qui me terrorise, à un point que vous ne pouvez pas imaginer. Je n’ai pas peur que le ciel me tombe sur la tête, je n’ai pas peur de mourir de chaud ou de froid par dérèglement climatique, je n’ai pas peur des agriculteurs, des industriels, des commerçants, des autres hommes quelle que soit leur couleur ou leur éducation, même pas des voyous, je n’ai qu’une peur, mais panique : la peur des croyances.

Ces belles croyances que tout le monde adopte dans la joie et qui finissent dans la barbarie. Quel que soit le nom qu’elles prennent au cours des siècles, elles finissent toutes par un carnage. Ce carnage me fait peur.

Je n’ai aucune peine à imaginer le taré qui va se pointer chez moi avec son fusil et me coller une balle dans la peau parce que je ne suis pas dans la ligne de sa croyance.

Il est déjà venu sans fusil, avec une calculette, il m’a tué économiquement, demain il le fera physiquement.

Parce que le problème est qu’il n’est pas particulièrement méchant, il est juste con et croit à des conneries.

Prenons un exemple

Le monde industriel au 19ième siècle a introduit la division du travail, qui a modifié substantiellement les rapports entre les hommes. Chacun eut alors beaucoup plus besoin de l’autre que par le passé. L’économie a été totalement modifiée.

Cependant, les dominations pesantes de l’organisation agraire précédente ont subsisté.

Marx s’en est ému, mais sans croyance. Au contraire, son ouvrage « le capital » est une suite, plus ou moins heureuse, de démonstrations chiffrées du nouvel équilibre à atteindre entre les hommes à la lumière de l’industrialisation.

Marx ne parle pas d’homme nouveau, il se contente de légitimer un nouvel équilibre entre les hommes. Il a raison, même s’il est gravement à la peine dans ses explications.

Ce sont ces fous de Bolcheviques qui, ayant pris le pouvoir par hasard en Russie, se sont mis dans l’idée de croire à un nouveau monde, à un homme nouveau.

Staline, homme intelligent et relativement normal au départ, pris dans ses ambitions et ses croyances en la possibilité d’un homme nouveau, confondant évolution sociale et création « divine », buttât sur la logique des paysans russes.

Quoi de plus logique qu’un paysan qui calque sa vie sur les vrais cycles de la terre et non sur de fumeuses théories, sur des croyances ?

Ce fut donc croyance contre bon sens. Les fusils étaient du côté de Staline, il s’en suivit des millions de morts et la famine pour tous, sauf pour lui et ses intimes.

Staline devint un criminel mondial, hélas il y prit goût.

Alors que, suivant les constats légitimes de Marx, si les hommes n’avaient pas nié l’industrialisation et avaient pris l’habitude de négocier les équilibres entre les forces en présence, tout aurait été différent.

L’homme socialiste nouveau de Lénine fut un énorme handicap pour le partage juste des risques et des gains que permettait l’industrie beaucoup plus facilement que précédemment l’agriculture.

Ce raté « socialiste » a coûté cher à l’humanité, en temps et en vies.

Et il en est encore pour prétendre qu’une croyance de gauche forte, de ce type, est nécessaire à la France !!!

C’est bien ce que je voulais dire au début de ce billet, ma mère se tromperait, il vaut mieux être sourd que d’entendre une telle bêtise.

Ne me faites pas dire qu’il faudrait une droite forte.

Je n’ai pas moins peur des croyances de droites que de celles de gauche. L’élitisme par cooptation ne me satisfait pas plus que l’égalitarisme.

Seules valent la liberté individuelle qui permet à chacun de vivre sa vie et la compétence qui lui permet de trouver sa place dans la société.

Tout le reste n’est que croyances qui cachent des privilèges indus, des perversions dominantes, des atrocités à venir.

La France n’a pas plus besoin d’une gauche forte que d’une droite forte, les français ont besoin qu’on leur lâche la grappe, qu’on les laisse vivre, qu’on leur laisse construire et conserver leur capital individuel dont la somme fait la richesse d’un pays.

Pour résumer le besoin de la France, il est simple : La France a besoin de renvoyer tout le personnel véreux de Bercy, de le remplacer par des personnes transparentes, qui haïraient le goût du secret et de l’espionnite, qui aideraient les entrepreneurs et les autres à protéger leur capital tout en payant une part d’impôt égale pour tous nécessaire à une dépense maîtrisée de l’Etat.

Voilà ce dont à besoin la France. Un jeune Président pourrait se donner cet objectif…

Cordialement. H. Dumas
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2 commentaires

  • Lien vers le commentaire tartemolle jeudi, 06 juillet 2017 13:57 Posté par tartemolle

    Ce jeune président ne subit pas de pressions! C'est un globaliste soumis à l'impérialisme américain qu'il admire et quil défend. Son passé de « young leader » et de Bilderberg en témoignent. C'est aussi un européiste, fédéraliste pour lequel il n'y a ni histoire de France ni identité française. Il n'aura donc aucun état d'âme pour appliquer servilement les décisions de Bruxelles et même celles de Berlin... sans parler de Washington bien sûr.

  • Lien vers le commentaire midahuen steave dimanche, 11 juin 2017 12:55 Posté par steelskeel

    Ce jeune président est aux ordres d'une superstructure dont les pôles de decisons sont à bruxelles, berlin et washington DC. sans manquer de respect à votre sagesse et à vos "cheuveux blancs" tant que la france s'enfonce dans ce gloubi glouba, le besoin que vous souhaitez pour la france et que je partage largement d'ailleurs n'a aucune chance de se produire. ca ne rentre pas dans le cadre des GOPE. hélas!