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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

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L'insoluble immigration

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Il n’est pas scandaleux d’affirmer que l’immigration se passe mal, tout particulièrement en France, et de se demander pourquoi.

Repartons depuis le début. Comment se forment les sociétés, comment restent-elles pérennes ?

Il existe trois principes de regroupement humain :

– Le droit du sol. Sont considérés comme appartenant au même groupe tous ceux que le hasard, ou la volonté de leurs géniteurs, a fait naître en un endroit géographique limité par des frontières.

– Le droit du sang. Sont alors considérés comme appartenant au même groupe ceux qui sont issus de parents eux-mêmes issus de ce groupe.

– Le droit du choix. Sont considérés comme appartenant au même groupe ceux qui l’ont rejoint volontairement. Il s’agit principalement de religion, de groupe d’intérêt ou de pensée.

La force et la durée d’une société dépend grandement de ses capacités économiques qui lui permettront de se défendre et d’apporter à ses membres un avantage par rapport à une situation de solitude. L’homme est prêt à perdre un peu de sa liberté personnelle et à accepter les contraintes du groupe s’il y trouve son intérêt.

Pour un français les trois principes de regroupement cohabitent. Le droit du sol régit sa nationalité. Le droit du sang régit ses rapports familiaux. Le droit du choix le laisse libre de ses adhésions personnelles à telle ou telle pensée ou groupe d’intérêt.

Ça c’est la théorie, dans la pratique c’est plus compliqué qu’il n’y parait.

Les limites, contours du regroupement.

Dans le premier cas, les limites sont les frontières. Plus ou moins hermétiques, elles peuvent être une protection ou une prison.

Dans le deuxième cas, les limites sont morales. Plus ou moins prégnante, la morale peut être un socle stabilisateur ou un mur psychologique réducteur infranchissable.

Dans le troisième cas il n’y a pas de limite, l’adhésion étant volontaire, la rupture l’est aussi, normalement.

Et l’économie dans tout ça.

Et bien c’est le problème. L’économie résulte de l’échange, qui nécessite évidemment la propriété des biens échangés.

Il y a des multitudes d’interactions entre cette propriété et les conditions de regroupement des hommes.

L’idéal serait que chaque homme puisse échanger librement. Que tout ce qu’il a besoin d’échanger lui appartienne en propre, qu’il en soit de même pour celui avec qui il échange. Nous serions alors dans le cadre du marché libre.

Ainsi la propriété privée serait totale pour tout, acceptée mondialement, chacun pourrait se déplacer à sa guise avec ses biens, ou ses capacités, et les échanger où bon lui semblerait avec qui il voudrait. Les frontières n’auraient pas lieu d’être.

C’est ainsi qu’a été créé le vaste espace des USA, continent à travers lequel chacun peut circuler librement, ce qui n’était pas le cas lorsque chaque tribu préservait son territoire. Cela a été rendu possible parce que l’adhésion initiale au groupe qui a conquis le territoire était volontaire, ce n’était ni le droit du sol ni le droit du sang qui régnait. Ce ne pouvait qu’être éphémère, ce le fut.

Soudain le socialisme

L’installation de frontières physiques (premier cas) ou morales (deuxième cas) donnent inévitablement naissance au socialisme.

En effet, à l’intérieur de ces frontières les différences qui s’imposent entre les hommes apparaissent comme des injustices pour ceux qui les subissent, alors que dans un monde ouvert elles ne seraient que des différences que chacun devrait assumer, notamment en se déplaçant librement pour s’installer sous des cieux plus propices à sa personnalité (conquête de l’Ouest).

Face à ses injustices apparentes, dont la majeure partie est liée aux contraintes imposées par la société d’appartenance — les injustices universelles trouvant naturellement leur résolution dans l’entraide universelle – celle-ci tend à proposer des solutions. Ce faisant la société devient inévitablement socialiste.

Ces solutions ne peuvent pas rester virtuelles. Concrètement, elles n’ont pas d’autre possibilité que d’envahir la sphère économique.

Elles ont alors la prétention d’inventer un ordre meilleur que le simple marché, lui-même systématiquement dénoncé comme le fautif des injustices. L’expérience prouve qu’elles échouent, mais le démontrer n’est pas l’objectif de ce billet.

Faisons comme si cela était efficace et donnait un résultat positif.

Le socialisme se présente sous la forme d’une égalité intramuros, qui dans ce but modifie la sphère économique, tend à se substituer au libre marché. Le principe de base étant : chacun agissant selon ses moyens sera en échange gratifié selon ses besoins.

Dans ce type d’organisation, en faisant l’effort d’imaginer qu’il soit possible et compatible avec la nature humaine, on comprend que le groupe ne peut pas introduire un élément qui ne soit pas inclus depuis le début, soudé à l’ensemble.

En réalité, cet altruisme exclut mécaniquement tout élément extérieur, toute fuite d’énergie ou de richesse nuisant à la répartition égalitaire à laquelle tous s’habituent.

Le socialisme, à l’échelle de l’humanité, est le comble de l’égoïsme. On n’entre pas et on ne sort pas d’un système socialiste.

Par exemple, contrairement à une assurance de santé privée dont il suffit de payer la cotisation, une assurance mutualisée par l’Etat ne pourra pas prendre en charge une personne non incluse dans le schéma collectif de son financement.

Il en est de même pour tous les services privés que l’Etat socialiste collectivise et qui supposent une appartenance totale à la collectivité pour pouvoir les utiliser, puisqu’il ne suffit pas d’en payer le coût, par ailleurs inconnu.

Conclusion

C’est parce que la France est socialiste qu’elle ne peut pas recevoir et qu’elle ne reçoit pas de migrant. Et le comble, c’est que ce sont justement les socialistes qui font mine de souhaiter les recevoir. Tant de perversion confond.

Dans une société libérale les migrants pourraient s’intégrer, mais il faudrait qu’ils travaillent. En “socialie”, le travail ne leur est pas imposé mais ils ne peuvent pas rentrer.

Bien cordialement. H. Dumas
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