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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

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cryptopassion

Hier j'étais dans l'antre du monstre

Audience de l'article : 382 lectures
Nature de contenu : Edito
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L’immobilier est le sommet des activités du bipède humain, toutes options confondues.

Tout finit ou tend à finir par une construction.

Qu’il s’agisse du simple nid personnel ou familial, des activités industrielles, commerciales, ou tertiaires, de la culture ou des divertissements, l’immobilier s’impose. Par exemple, à Menlo Park on trouve le siège, gigantesque aboutissement immobilier, de l’activité la plus dématérialisée qui soit : Facebook.

La paléontologie consiste à gratter la terre pour découvrir l’origine des êtres vivants, principalement à partir de leurs lieux de vie et les accessoires s’y trouvant.

C’est donc à travers leur immobilier que les sociétés se découvrent : « dis moi quoi et comment tu construis et je te dirai qu’elle société tu es ».

Hier je participais à un Forum à Paris intitulé « Le 17ème forum des projets urbains ».

Une caricature de notre société immobilière politico-collectiviste où la liberté de l’individu est inexistante, même pas envisagée.

Parfaitement organisé au Palais des Congrès de la Porte Maillot, ce Forum regroupait les acteurs des plus grands projets immobiliers du pays.

Une vaste salle recevait plus de cent tables de 12 personnes pour un repas en commun.

Un large couloir déambulatoire favorable aux rencontres programmées ou fortuites séparait cette salle de deux couloirs desservant une dizaine d’espaces de conférence suréquipés en sonos, écrans, projecteurs et tribunes.

Dans ces espaces, tout au long de la journée, quelques orateurs aguerris ou débutants — mais tous sans originalité — ressassaient, quelque soit le projet présenté, exactement les mêmes idées aux mots prés devant une poignée de spectateurs indifférents au sujet car uniquement absorbés par le leur propre. Tout cela sans passion et sans aucun intérêt.

Pendant ce temps, le balais des ronds de jambe et des égos surdimensionnés battait son plein dans le couloir dédié.

Tous attendaient le repas.

Dans l’immense salle qui lui était consacrée à l’endroit le plus noble, un vaste carré ouvrant sur la verrière dominant la Porte Maillot, se trouvait les tables réservées aux majors, à nos grandes entreprises apparatchiks de l’immobilier. Le reste de la salle était consacré à la piétaille des fonctionnaires des services publics et des prestataires insignifiants.

Nulle trace des destinataires de ces grands projets : les acquéreurs, qui sont quand même à la fois les utilisateurs et les financiers ultimes de tout ce cirque.

Parmi les 1500 présents, que des seconds couteaux, pas un seul décideur.

Je me posais la question : mais à quoi sert ce type de manifestation ?

Car enfin, tout est voulu par le politique, tout est mis en musique par les services, tout est bâti par les majors qui dictent leur prix sans réelle concurrence. Pourquoi réunir coûteusement toute cette faune, d’où sont absents les véritables décideurs, sans aucune participation des destinataires ultimes : les acquéreurs utilisateurs ? Je ne sais pas.

Peut-être s’agit-il d’une propagande interne pour donner du cœur à l’ouvrage aux exécutants, faute pour eux d’avoir la récompense du travail bien fait par le retour satisfait du client. Il est vrai que leurs clients, les utilisateurs de l’immobilier, souffrent des contraintes politiques et idéologiques qu’ils leur imposent en bon exécutants lobotomisés, sans état d’âme.

Figurez-vous que, tel le canard dans la couvée de gras poulets de Bresse, j’étais venu distribuer le tract visible avec ce lien :

LE LIEN

Vous l’avez compris, mon décalage était complet.

Cependant pas d’agressivité juste de la condescendance de leur part.

Je suis parti après le déjeuner — compris dans le prix du ticket de participation — je n’ai pas attendu la grande messe d’autocongratulation générale de la fin de la journée.

Qu’il est dur d’être libéral dans ce monde de collectivistes convaincus, de penser et de respecter les individus pour eux-mêmes et non comme un morceau d’un ensemble. Où sont passées les lumières ?

Quelques échanges pendant le déjeuner m’ont convaincu que les acteurs de cette monstruosité sont parfaitement conscients de leurs actes et de la situation. Mais la récompense du confort qu’ils obtiennent en échange de leur complicité étouffe vite leurs velléités de morale.

Ils tuent l’immobilier en martyrisant le consommateur, comme ils tuent le reste. Les autres pour eux ne sont que les pions sur lesquels s’assoient leur pouvoir et leur confort.

Vivement qu’ils fassent faillite — ce qui ne saurait tarder — la liberté retrouvée sera à ce prix.

Bien cordialement. H. Dumas
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