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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

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Fiers de dépenser l'argent des autres

Audience de l'article : 1536 lectures
Nombre de commentaires : 2 réactions
Nos élus, dont il faut reconnaître l’opiniâtreté et la persévérance qu’ils ont dû mettre en œuvre pour être élus, sont fiers de dépenser notre argent.

Ils sont comme le chat qui vous rapporte triomphant, ronronnant à fond, le cadavre de la perruche rarissime qui vous a couté la peau du cul et que lui-même a eu beaucoup de mal à attraper au vol.

Ils ne doutent pas de bien dépenser notre argent, entourés qu’ils sont d’une armada de fonctionnaires et de bureaucrates qui les confortent à longueur de temps sur ce point. Cette certitude qui les habite n’est pas étrangère à l’absence de limite qu’ils se donnent sur le sujet.

Ils attendent même des remerciements, sous la forme de bulletins de votes, ils multiplient les dépenses de façon inversement proportionnelle aux bulletins qu’ils comptabilisent. C’est ainsi que, plus leur côte électorale baisse, plus ils dépensent, pensant nous séduire. En fait, ils nous ruinent en pensant nous épater et générer notre admiration. Ils sont indécrottables. .

Ils ont pour groupies et fervents soutiens cette moitié de français qui ne paient pas l’impôt, qui croient bénéficier gratuitement de toutes ces magnificences.

Ils ont tout faux, eux et leurs zélotes.

L’économie étant ce qu'elle est, les taxés qui portent la charge de ces dépenses somptuaires reportent évidemment cette charge, qu’ils n’assument que provisoirement, sur le plus grand nombre. Evidemment, ce report se fait sur toute la société, élus et fonctionnaires compris, en incluant au passage les plus pauvres.

Car, dans une société de division du travail, quelle que soit la façon dont l’impôt est prélevé, il est, in fine, payé par chacun en fonction de ses dépenses, puisqu’il est reporté inévitablement sur la partie de l’économie à laquelle chacun participe au double titre de fournisseur et de consommateur.

C’est le problème

Il y a certes du coulage, de la corruption, mais ce n’est pas la cause profonde de la faillite qui nous guette. Si ce n’était que cela, il suffirait d’une répression compétente et bien organisée pour régler le problème. Non, le drame, sans solution, est que les élus et les pauvres dépensent sans compter, croyant ne pas avoir à payer la facture.

C’est ce que l’on appelle aller dans le mur en klaxonnant.

Comme l’a si bien dit Frédéric Bastiat : “Il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas”.

Comment leur expliquer,

Qu’en réalité, nous sommes beaucoup mieux placés qu’eux pour dépenser notre argent. D’abord nous l’avons gagné, nous avons donc la légitimité de le dépenser librement. Ensuite, nous connaissons nos limites, qu’ils ne connaissent pas.

Comment leur faire comprendre que l’économie n’est pas une abstraction au même titre que leurs rêves politiques, qu’elle répond à des règles mathématiques simples qui consistent à vendre ce que l’on fait plus cher que cela nous est revenu, toutes charges comprises incluant l’impôt.

Que toutes les dépenses que nous sommes amenés à payer pour d’autres sont donc incluses dans la facturation de nos prestations, qu’ainsi finalement tout le monde paie tout.

Tout ça est d’une simplicité biblique, si évident, si discret, si peu brillant, peu scintillant, et pourtant, aveuglés par l’irrésistible envie de nous épater, de paraître généreux, nos élus tapent dans notre caisse, sans se douter un instant que ce sont eux, et ceux qu’ils avantagent, qui vont être amenés à payer la facture.

Ils rejouent sans cesse, avec une grande naïveté, la scène de l’arroseur arrosé.

Le plus drôle

C’est qu’à aucun moment ils ne prennent conscience de cette situation, l’empirant de jour en jour sans la percevoir.

Le moins drôle

C’est que ce désordre psychologique dépasse tout ce que l’on peut prévoir, cette inconscience a le temps de faire des ravages avant que les factures ne leur soient présentées.

C’est ainsi que L’ex-député européen Henri Weber, directeur des études au PS, “ne voit pas non plus de réelle inflexion possible, en dehors d’une redistribution des recettes plus élevées que prévu de la lutte contre la fraude fiscale aux ménages les plus modestes.”

Ah, la fraude fiscale…

Bientôt il faudra payer des figurants pour frauder et justifier l’hyperactivité des contrôleurs. Car enfin, le pillage a des limites, ceux qui sont pillées “les fraudeurs fiscaux” sont éliminés, la production de fraudeurs n’est pas à la hauteur des besoins de pillage de nos élus, il faut l’admettre.

In fine, tout comme l’impôt, le pillage par le contrôle fiscal sera reporté sur tous, ils paieront en plus cette facture.

Jusqu’au jour où la misère sera telle qu’arriveront les démolisseurs, ceux qui vénèrent Monsieur Kalachnikov et sont capables de raser une ville en quelques mois, ces hyènes qui vivent sur la déchéance des sociétés.

Sacrés nos élus, ils se la pètent avec notre argent, ils croient nous épater et nous séduire, faire le bien à l’œil, ils sont dans l’erreur, mais ils ne le savent pas ou ne veulent pas le savoir.

Pourtant, la plupart d’entre eux ont été bien élevés, dans le respect de la propriété privée, du capital et de la liberté, les trois valeurs de l’économie si utile pour tous, qu’ils sont en train de détruire consciencieusement.

Bien cordialement. H. Dumas
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2 commentaires

  • Lien vers le commentaire hftrade lundi, 02 juin 2014 19:35 Posté par hftrade

    ces gens comprennent tres bien, simplement ils font partie d'un autre monde, qui s'appelle noblesse d'etat.


    les fonctionnaires francais sont l'equivalent du clerge sous l'ancien regime, destiné a montrer le droit chemin au troupeau republicain egaré. 


    la dime, levée par bercy entretient ce petit monde.


    finalement vous voyez, les hommes changent mais pas les sociétés

  • Lien vers le commentaire zoulou2 samedi, 31 mai 2014 00:46 Posté par zoulou2

    Vous ne pouvez pas leur expliquer Henri, ils ne peuvent pas le comprendre, une caissiere, d'un magasin le comprend, elle manipule du cash, le jour ou il y a pas de clients, elle comprends que c'est pas bon, pas de clients = le magasin peut fermer, et elle se retrouve sans travail.


    Dans l'administration, on ne manipule pas de cash (a part quelleques une), on se pose pas la question, Coluche avait raison, impossible qu'on vole la pendule, a l'heure precise + 1 seconde, on laissent tout en plan et on se cassent, toute facon, y'a pas concurence, donc les usagers non pas le choix. Apres 15 dans le prive + 5 ans d'administration, j'ai demissione de mon poste de fonctionnaire pepere + retraite garantie a vie, cela ne concordais pas avec ma vision des choses. Je revois la gueule des mes chefs quand je leur est dit, je me casse, impenssable, l'emploi, la retraite vie.  (y'avais meme des collegues qui auraient fait pareil, s'il n'y avait pas eu, enfant, femme, credit immo).