Vous n'êtes pas membre (devenir membre) ou pas connecté (se connecter)
Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

Faire une recherche
Trouver un article
Trouver un auteur
conquerirlabourse

Edwy Plenel me fait marrer

Audience de l'article : 674 lectures
Nombre de commentaires : 0 réactions
Votez pour cet article
(0 Votes) - Note : 0.00
Partagez cet article avec vos connaissances
Je ne connais pas personnellement Edwy Plenel. Cela aurait pu se faire puisque nous avions un ami commun chez qui il passait ses vacances dans l’île d’Oléron.

Malheureusement cet ami très cher est décédé prématurément.

S’il était encore là, m’aurait-il présenté Edwy Plenel ? Je ne sais pas. C’était un homme d’une exceptionnelle qualité, je ne m’égarerai pas à penser à sa place.

Toujours est-il qu’Edwy Plenel me fait marrer.

En tout premier lieu du fait de sa casserole de plusieurs millions d’Euros de TVA, qu’il doit incontestablement, qu’il ne doit sans doute pas pouvoir payer — comme tout le monde –, qu’il espère probablement ne pas payer, qu’importe… la situation est d’un humour torride.

Son journal « Mediapart » a publié aujourd’hui un article qui vaut son pesant de cacahuètes.

Voici le lien : LIEN

Je ne reproduis pas l’article c’est interdit. Le lien non.

En gros voici l’histoire

Un journaliste de France Culture obtient d’enregistrer les audiences du tribunal correctionnel de Marseille. Ce qui est habituellement formellement interdit — on se demande bien pourquoi puisque les audiences sont publiques — mais bon.

V’là t’y pas qu’à ces audiences les magistrats se lâchent au point qu’ils ont honte de voir leur attitude filmée. Ils prennent alors une décision cassant l’accord de filmer et de diffuser qu’ils avaient donné. Pas mal non.

Et le Edwy tout étonné s’offusque.

Voyons Edwy, quand on est journaliste, il faut sortir, il faut aller aux audiences correctionnelles, régulièrement.

Surtout un journaliste comme vous qui dénonce et jette en pâture aux tribunaux tout un chacun. Il ne faut parler que de ce que l’on connait Edwy, faire autrement c’est mal.

Il ne faut pas confondre la justice et nos magistrats, nos tribunaux.

Les faits révélés dans votre journal sont d’une banalité. Il faut votre naïveté pour s’offusquer. Moi qui fréquente assidûment les prétoires, je vois cela à chaque audience.

Tenez Edwy, récemment, le Procureur de la République a lancé en plein audience : « l’honneur de M. Dumas, moi, je m’assois dessus », personne ne l’a repris.

Le Président de la même audience m’a refusé mon temps de plaidoirie, j’ai demandé que cela soit noté sur le plumitif, que dalle.

Mais oui mon brave Edwy, c’est ainsi.

A aucun moment les magistrats n’imaginent avoir à être justes. Ils sont là pour faire respecter une discipline, rien de plus. Certains, un peu entreprenants, profitent de leur situation pour faire du prosélytisme et anticiper sur la société collectiviste dont ils rêvent, où tout le monde téterait également au sein de l’Etat, eux régulant de main de maître l’organisation de la tétée.

Ils sont parfaitement semblables aux anciens magistrats des tribunaux militaires, ceux qui ont jugé Dreyfus, puis les objecteurs de conscience de la guerre de 14-18, puis évidemment qui ont rempli les trains de la mort. Les entreprenants sont plutôt style magistrats de Pol Pot.

C’est ça Edwy la justice que vous réclamez pour tous ceux qui ne pensent pas comme vous, une justice qui se fout complètement de la vérité, qui fait appliquer l’ordre – voire son ordre –, la discipline. Qui, dans ces conditions, n’a que faire de la recherche de la vérité, du respect de l’individu.

Contrairement à ce que vous croyez, mon cher Edwy, l’audience évoquée n’était pas indigne parce qu’il s’agissait d’un petit magrébin, elle était indigne parce que toutes les audiences de cette magistrature perdue sont indignes.

Certes je n’ai pas de peine à imaginer que votre journal ne se fendrait pas d’une ligne pour moi, ou pour l’un de ces milliers de français que Bercy qualifie de « fraudeurs fiscaux ». Pourtant la justice est la même pour nous que pour ce jeune maghrébin : violente, irrespectueuse, sectaire, corrompue intellectuellement, indifférente à la vérité,  en clair inacceptable et grandement responsable de la disparition du lien social, de la violence à venir.

Ce n’est pas demain que les audiences pourront être enregistrées.

Bien cordialement mon cher Edwy. H. Dumas
Poster un commentaire