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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

 
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Nombre de commentaires : 1 réaction
Souvent je suis allé en forêt chercher des champignons ou chasser le sanglier, jamais je n’ai compris l’expression qui évoque l’arbre qui cacherait la forêt. C’est plutôt l’inverse que je peux facilement imaginer, c’est-à-dire la forêt qui cacherait l’arbre que l’on chercherait.

En réalité, Wikipédia consulté, j’apprends que l’arbre ne cache la forêt que pour le con qui fait une fixation sur un arbre au point d’en perdre de vue la forêt qui l’entoure. Ce n’est donc pas l’arbre qui cache la forêt mais bien l’esprit borné et obscurci de l’observateur.

C’est le coup du taureau qui cherche à encorner le chiffon rouge au lieu de transpercer de sa masse son tortionnaire.

Voilà qui me ravit et s’adapte parfaitement à notre monde politique où tout andouille de service à telle ou telle émission ou prestation publique arrive à cacher sa médiocrité et celle de l’ensemble de ses coreligionnaires, mais… grâce à notre complicité.

Alors que les mensonges répétés de nos élus, peaufinés par des communicants de haut niveau – oxymore –, devraient nous sauter aux yeux tant ils sont simplistes, pourquoi font-ils l’objet d’exégèses — qui finalement les valident — sur tous les supports possibles et imaginables, médias officiels ou réseaux sociaux.

Car enfin, ces hommes de l’Etat en sont irrémédiablement réduits à n’avoir qu’une seule et unique activité : nous mentir.

Ils se sont mis dans une situation matérielle totalement inextricable, ils ont distribué des cadeaux immérités, se sont attribués des faveurs tout aussi imméritées. Ils nous ont mis en faillite. Ils préféreraient crever, ou mieux nous voir crever, que de l’avouer.

La question lancinante, qui tourne en boucle sans réponse : comment cela est-il possible ? aura-t-elle un jour une réponse.

L’Absence de réponse à cette question est le nœud du problème et la combine qui sauvent les hommes de l’Etat. Ils s’accrochent comme des malades à l’entretien de ce mystère.

Or, la réponse est simple, c’est la suivante : L’arbre c’est l’Etat, la forêt c’est nous. Et l’arbre nous cache la forêt.

Voici comment cela fonctionne :

La crise économique ? L’Etat s’en occupe – La misère ? L’Etat s’en occupe – Les handicapés ? L’Etat s’en occupe – Les indigents ? L’Etat s’en occupe – Les geignards qui se trouvent insuffisamment riches ? L’Etat s’en occupe – Les fainéants dépressifs ? L’Etat s’en occupe – Les incompétents ? L’Etat s’en occupe – Les vieillards ? L’Etat s’en occupe – Le coronavirus ? L’Etat s’en occupe – Le confinement et la ruine qui va avec ? L’Etat s’en occupe – Le redémarrage de l’économie ? L’Etat s’en occupe, etc…

Dans ces conditions l’observateur naïf ne voit que l’Etat, l’observateur ambitieux aussi mais pas pour les mêmes raisons.

Tout le monde perd de vue : NOUS, qui est moi, vous… nous, quoi…

Incroyable, chacun y va de son petit avis sur l’Etat, qui n’existe pas, et perd de vue sa propre personne et les autres.

Pendant que nous nous penchons sur les problèmes de l’Etat, qui ne peut pas en avoir puisqu’il n’existe pas, nous oublions de nous pencher sur nos problèmes.

Le cerveau obscurci, nous croyons utile de disserter sur les mensonges des hommes de l’Etat, comme s’ils correspondaient à une réalité, et cela nous cache notre forêt : nous-mêmes.

C’est ainsi :

-Que nous oublions la faillite permise par l’indélicatesse de ceux à qui nous avons confié les clefs de notre destin, bien imprudemment.

-Que nous allons jusqu’à croire qu’ils sont en mesure de gérer une pandémie, que nous seuls subissons.

-Que, bien plus, nous faisons mine de croire que ce sont eux qui auraient le pouvoir de faire redémarrer l’économie, que nous avons arrêtée en nous confinant volontairement à une majorité de 90%.

Quand nous serons au fond du trou, dans quelques jours, et qu’ils nous diront : “il faut sauver l’Etat”, nous sommes capables de croire à cette situation abstraite, à cette allégorie.

Pour être plus précis : ceux qui seront alors autorisés à piller y croiront, ceux qui seront pillés un peu moins, mais pas au point de se révolter.

Les hommes de l’Etat sont les roseaux qui cachent les sables mouvants.

Bien à vous. H. Dumas
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1 Commentaire

  • Lien vers le commentaire Karl Descombes samedi, 23 mai 2020 17:57 Posté par Karl Descombes

    L'immense majorité des individus (dans toutes les socités) n'a pas envie de voir la réalité, n'a pas envie d'être responsable, n'a pas envie d'exercer son libre arbitre.


    Se tenir debout demande tellement d'énergie et de courage.


    Enfants, si nous n'avions pas vu tout le monde autour de nous marcher et si nous n'avions pas été encouragés à le faire par nos parents, nous serions tous encore à se déplacer à quatre pattes.


    Cela ne serait pas efficace, mais cela fonctionnerait plus ou moins.


    C'est une question purement culturelle.


    Et ce à double titre:


    1) Passé un certain niveau d'éducation, il est illusoire qu'inutile de vouloir même pousser les gens à être lucides.


    Physiquement, je n'ai jamais fait moins de 14 secondes au 100 m. C'est comme cela. Il serait stupide de me pousser encore et encore à aller chercher les 10 secondes. 


    Ce serait totalement inefficient.


    Voire contre-productif, car source de mensonges, tricheries et hypocrisie.


    2) Ce qui plus important est que la culture passée de génération en génération promeuve le fait que chaque invidu reste vigilant et actif pour que les élites (ceux qui sont sous les 10 secondes, chacun dans son domaine) soient les plus vertueuses possibles.


    L'exmple type est la Chine et ses populations éxtérieures: Hong-Kong, Taiwan, Singapour... Un même patrimoiné génétique, des cultures aux résultats si différents.