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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

 
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Cette bureaucratie qui nous fait du mal pour notre bien

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Pendant plus de mille ans l’église catholique a été l’organisatrice de la bureaucratie. Seuls ses membres savaient lire et écrire, d’où cette vocation pratique car la bureaucratie utilise abondamment l’écrit.

Il n’est pas d’organisation conséquente sans bureaucratie.

Au début la bureaucratie organise. Pour cet objectif elle réclame et obtient des pouvoirs de coercition. Car une organisation ne peut exister que si ceux que l’on souhaite organiser observent les règles de l’organisation. L’inverse s’appelle l’anarchie pour certain, tout simplement la liberté pour d’autres dont je suis.

Il est très rare que les règles mises en place satisfassent tout le monde. Les réfractaires devront être contraints.

La question qui se pose alors inévitablement est : quel motif justifie d’imposer une organisation ?

Ou encore : quel motif justifie que la liberté de chacun soit organisée par d’autres ?

En ce qui concerne l’église catholique il s’agissait de croire en une seule et unique religion. C’est encore le cas chez les musulmans, les communistes, les écologistes, etc…. Une simplicité de motif permet de ne pas s’embarrasser de détails.

Dans le passé ce fût terrible. Ils en bavèrent ceux qui entraient en conflit avec la bureaucratie ecclésiastique. Ils en bavent encore ceux qui entrent en conflit avec la bureaucratie musulmane, en Iran ou ailleurs, communiste au Venezuela, écologiste un peu partout, etc…

Car, entendons-nous bien, il s’agit de faire le bonheur de la masse à organiser. Chacun sait à quel point il n’était à l’époque de bonheur possible qu’à travers l’église catholique, tout pêcheur, tout renégat, ne pouvait que souffrir de lui-même certainement mais, s’il le fallait, la bureaucratie inquisitrice du moment savait provoquer cette souffrance rédemptrice.

Les choses n’ont pas beaucoup changé.

Par exemple, vous voulez une retraite conséquente sans avoir à trop débourser personnellement ? Pas de problème, une bureaucratie bien organisée fera payer les autres pour vous. C’est simple. Un objectif clair, une bureaucratie déterminée, tout est alors possible.

Oui mais quand même, aujourd’hui tout le monde sachant lire et écrire ce n’est pas si facile, non ? La croyance n’est plus l’outil déterminant qu’elle a été.

Détrompez-vous. La bureaucratie va rendre l’objet du débat si compliqué que plus personne n’est capable de le comprendre. Vous voyez bien depuis plusieurs mois que les français se déchirent sous les yeux bienveillants de leur bureaucratie, depuis un mois et demi qu’ils galèrent face aux grèves, personne ne sait vraiment pourquoi.

Vous avez eu les justificatifs chiffrés des différentes solutions possibles de retraite ?

Pourtant ce ne doit pas être si sorcier. On connait le nombre de travailleurs, le nombre de retraités, maintenant et à venir, on doit pouvoir facilement répondre à : que faut-il pour faire quoi ?

Eh bien non, la bureaucratie, qui sait faire ces calculs, laisse la masse se fritter à coup de croyances, dans le plus parfait obscurantisme.

De là à penser qu’elle y trouve son intérêt il n’y a qu’un petit pas à faire.

Le fond de commerce de la bureaucratie est la complexité apparente qui démotive la raison au profit de la croyance. Car au nom de la croyance tous les excès sont possibles, voire souhaités.

Et nous arrivons au comble : faire croire que le mal que l’on vous fait est pour votre bien.

C’est magique, stratégique, d’abord provoquer l’ignorance, puis installer en lieu et place la croyance, la force se chargeant de convaincre les récalcitrants, pour finir en prétendant faire le bien, qui soudain dans les esprits va devenir proportionnel à la douleur, au chagrin de la perte de liberté. Plus t’as mal, plus c’est pour ton bien….

Cette merde de bureaucratie envahit toutes les sociétés, sans exception, avec toujours, toujours, les mêmes symptômes et les mêmes résultats.

Aucune expérience n’est utile, ne protège de cette calamité.

L’homme est incapable de capitaliser son expérience sociétale, tant il est avant tout individu, mais individu prédateur de l’autre….

La bureaucratie est son outil, son moyen de prédation. Tout le monde le comprend, mais c’est pour le bien de tous… alors…

Alors, bas les masques. Refusons cette bureaucratie, plus d’imprimé, plus d’autorisation, plus d’interdiction, juste de la politesse et du respect pour l’autre, pas de formulaire à remplir pour une chose aussi simple.

La grève des imprimés me parait la seule juste et efficace. Que peut faire une bureaucratie sans imprimé ?…

Bien à vous. H. Dumas
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