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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

 
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promospeciale

Ces étonnants étonnements....

Audience de l'article : 1006 lectures
Nombre de commentaires : 3 réactions
La maison « poulaga » n’en revient pas, dans la presse, d’avoir élevé en son sein le meurtrier fanatique de quatre des siens.

Force est d’admettre que ce massacre est injuste, révoltant, mais beaucoup moins étonnant que les responsables de cette administration veulent le faire croire.

Aujourd’hui, soudainement, on entend dire qu’une organisation va être mise en place pour dénoncer les déviances internes éventuelles du personnel de cette grande administration qu’est la police.

De quelles déviances s’agit-il ? La radicalisation religieuse ?

Quelle radicalisation religieuse, quelles croyances seront visées ? La musulmane, la catholique, la communiste, l’égalitariste, l’écologique, etc… ?

Je cherche à comprendre, j’ai du mal.

Car, ce que je vois est la chose suivante :

Les administrations fonctionnent par la cooptation et l’appartenance et non par le mérite ou le résultat. De ce fait une fois admis dans l’une d’elle l’impunité est totale, le groupe qu’elle constitue protège tous ses membres, sans distinction de qualité ou de moralité.

Tout le système va dans ce sens, y compris la justice qui respecte ce principe.

Par exemple

Dénoncez au tribunal le comportement déplacé d’un flic ou d’un contrôleur des impôts, ses abus de pouvoir, sa partialité, son sadisme, même sa folie, ses croyances, cela va mal se passer pour vous.

En revanche

Dénoncez au tribunal un commerçant, un industriel, un acteur économique, cela se passera très bien, vous serez un héros, quand bien même vos accusations feraient, in fine, chou blanc.

Comment dans ces conditions la maison « poulaga » pourrait-elle objectivement séparer le bon grain de l’ivraie en ce qui concerne son personnel interdit de critique ?

Ce drame n’est que le revers d’une organisation qui gangrène notre pays.

La responsabilité ayant disparue, l’appartenance étant la seule règle, nous sommes dans une société collectiviste de privilèges octroyés et non dans une société libérale de privilèges conquis.

Les seconds sont constamment remis en question, sous surveillance de la concurrence, pendant que les premiers ouvrent un droit à l’impunité qui génère tous les abus.

Nous sommes bien placés ici pour comprendre la différence.

Tous ceux qui sont tombés sur un contrôleur fiscal meurtrier de leur entreprise, de leurs biens, de leur famille, qui ont osé le poursuivre, savent ce que je veux dire.

Toutes nos administrations abritent inévitablement en leur sein des fous, des dérangés de la croyance, qui y prospèrent librement, à l’abri de toute remise en question, protégés par la force du groupe qui se prétend parfait, indépendamment des individualités qu’il abrite.

Ce grand n’importe quoi c’est quatre morts aujourd’hui à l’intérieur du système, c’est triste. Mais c’est aussi tous les jours des morts – passant inaperçus — à cause du système, mais chez les autres, chez ceux de l’extérieur, alors….

A bientôt pour les médailles, discours et autres colifichets, mais pas pour une remise en question, hélas….

Bien à vous.
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3 commentaires

  • Lien vers le commentaire pannap lundi, 23 décembre 2019 17:41 Posté par pannap

    excellent

    Eric Dupond-Moretti : Le premier choc surgit au sortir de l'université : on découvre la différence, parfois abyssale, entre les règles et leur application. Entre les enseignements et les faits. Entre l'idéal et la réalité. Tout étudiant en droit imagine en effet que lesdites règles ont été bien pensées, garantissent une équité partout réaffirmée, honorent la présomption d'innocence, assurent que le doute profite toujours à l'accusé. Bref, toutes sortes de grands principes qui, au fond, constituent la charpente même de la justice. Une fois immergé dans la réalité de cette justice, on est frappé par l'écart d'avec ces principes pour l'emploi et le respect desquels on a été formé par les plus éminents juristes.

    Puis au fil du temps et d'une pratique qui à la fois se heurte à et se nourrit de cette réalité, on expérimente la lumineuse conviction du magistrat Serge Fuster - également écrivain, sous le patronyme de Casamayor - : "La justice est une erreur millénaire qui veut que l'on ait attribué à une administration le nom d'une vertu". En d'autres termes, l'institution qui abrite la justice partage les qualités et les travers communs à toutes les administrations - y compris le regrettable réflexe corporatiste et d'autoprotection. Pour autant, je crois fondamentalement en la personnalisation de la justice et donc m'interdis de globaliser l'institution sans discernement ; la justice porte la signature de chacun de ceux qui l'exercent, un "bon" et un "mauvais" juge ne rendent pas la même justice.


    t     ;     

  • Lien vers le commentaire pannap lundi, 23 décembre 2019 17:40 Posté par pannap

    excellen

    Eric Dupond-Moretti : Le premier choc surgit au sortir de l'université : on découvre la différence, parfois abyssale, entre les règles et leur application. Entre les enseignements et les faits. Entre l'idéal et la réalité. Tout étudiant en droit imagine en effet que lesdites règles ont été bien pensées, garantissent une équité partout réaffirmée, honorent la présomption d'innocence, assurent que le doute profite toujours à l'accusé. Bref, toutes sortes de grands principes qui, au fond, constituent la charpente même de la justice. Une fois immergé dans la réalité de cette justice, on est frappé par l'écart d'avec ces principes pour l'emploi et le respect desquels on a été formé par les plus éminents juristes.

    Puis au fil du temps et d'une pratique qui à la fois se heurte à et se nourrit de cette réalité, on expérimente la lumineuse conviction du magistrat Serge Fuster - également écrivain, sous le patronyme de Casamayor - : "La justice est une erreur millénaire qui veut que l'on ait attribué à une administration le nom d'une vertu". En d'autres termes, l'institution qui abrite la justice partage les qualités et les travers communs à toutes les administrations - y compris le regrettable réflexe corporatiste et d'autoprotection. Pour autant, je crois fondamentalement en la personnalisation de la justice et donc m'interdis de globaliser l'institution sans discernement ; la justice porte la signature de chacun de ceux qui l'exercent, un "bon" et un "mauvais" juge ne rendent pas la même justice.


    t     ;     

  • Lien vers le commentaire pannap lundi, 07 octobre 2019 07:07 Posté par pannap

    bonjour,
    je vous vous ai suivi sur franced culture  ;  il faut publier dans le monde ; dans les grands journaux ...  Cordialement