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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

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Bientôt le père Noël

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Lorsque, vers six ou sept ans, j’ai compris que le père Noël n’existait pas : j’ai pleuré, j’étais inconsolable. Je n’ai pas le souvenir que ce fût la crainte de ne plus avoir de cadeau qui me mit dans cet état. Ni une vexation d’avoir été trompé.

Je crois que c’est l’injustice de l’information qui m’abattit. Le Père Noël me paraissait juste. La venue de ce vieillard chez tous les enfants avec sa hotte de cadeau me rassurait. Je trouvais la chose convenable, donc fatalement vraie.

Je ne dis pas qu’il s’agissait là d’une conscience politique prodige, non tout simplement un ordonnancement plus facile à croire que la vérité, plus séduisant, plus vrai.

Puis, j’ai oublié ce choc et, comble du mauvais gout ou de l’inconséquence, j’ai fait croire au père Noël mes enfants, puis eux mes petits-enfants.

Ont-ils eu la même souffrance en apprenant qu’il n’est pas ? Je ne sais pas, je ne leur ai jamais demandé.

Mais je me rappelle la surprise et l’immense joie dans leurs yeux, le frisson de bonheur leur traversant le corps, le matin quand ils découvraient les cadeaux apportés par le dit père Noël. Où peut-on trouver une aussi grande trace de bonheur visible ?

Les cadeaux, sans le père Noël, s’est fade, il faut bien l’avouer. Il manque le mystère.

Et bien sachez que c’est le même besoin de croyance qui anime la politique.

Les élus, à l’occasion de leurs promesses délirantes, quelle que soient leurs irréalités, voient passer dans les yeux de leurs électeurs la même joie, la même brillance que dans ceux des enfants le matin de Noël.

Ils ont le même bonheur que tous les parents de France avec le père Noël à ravir de mensonges leurs militants.

C’est magique de folie. A la fois si simple et si compliqué.

Les Gilets Jaunes n’échappent pas au phénomène et déjà racontent n’importe quoi.

Un exemple intéressant.

Ils parlent évidemment, comme tout le monde avant eux, de distribuer l’argent qui ne leur appartient pas. Ils visent tout particulièrement ce que l’on appelle les GAFA.

Les Gilets Jaunes ont-ils conscience que sans au moins trois de ces GAFA ils n’existeraient pas ?

Ils sont le fruit de Facebook, Google et Apple. Lesquels, s’ils n’avaient pu garder leur bénéfice en capital pour leur croissance, s’il avait été distribué, n’auraient pas pu atteindre le niveau de performances qui permet aux Gilets Jaunes de s’exprimer librement et immédiatement, en temps réel. Nous serions restés au Minitel.

Evidemment, l’Etat français se précipite pour taxer les GAFA qui, sachant ce que représente la France mondialement, ne seront sans doute pas plus fâchés que ça de la quitter en cas de taxation lourde.

Mais alors, plus de GAFA, plus de communication instantanée, plus de Gilets Jaunes, c’est pourtant simple.

Même le plus simple des Gilets Jaunes comprend cela.

Et cependant, il propose de taxer les GAFA. Uniquement pour voir passer la joie du père Noël dans les yeux de ceux qui écoutent.

Et oui, le père Noël est une ordure.

Bien à vous. H. Dumas
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