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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

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Bercy matrice de la violence

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La violence s’est emparée de notre société, ses champions sont sur le ring. Chaque camp a choisi le sien.

D’un côté Christophe Castaner, ancien voyou, motive les flics garants du système en place, de l’autre Eric Drouet, qui n’est pas un bisounours mais dont on connait encore peu de choses, motive les révoltés prétendant aspirer à un autre système.

Les deux ne sont pas très regardants sur leurs troupes. Qui demande un CV à ceux dont il a besoin pour faire le coup de poing ? La majorité des flics aiment la castagne face visible du pouvoir, il en est de même de la majorité des gens qui manifestent dans la rue, les autres restent chez eux.

Flic ou voyou, l’alternance n’est pas une question de morale, c’est avant tout une résultante structurelle de l’organisation sociale qui se soucie relativement peu de la morale, qui est faite de conquêtes de pouvoir peu regardantes.

Mais me direz-vous pourquoi soudain la violence ?

Remontons un peu dans l’histoire.

Louis XIV, dit le roi soleil, fut un roi superficiel aux besoins financiers délirants qui malheureusement exerça le pouvoir fort longtemps et laissa le pays dans une ruine totale. Pour satisfaire ses besoins il installa une société d’initiés complices avec qui il partagea le gout du secret et l’indifférence face à l’abus de pouvoir et à l’injustice, dont les lettres de cachet étaient un des symboles.

La souffrance générée par ce roi ne mit pas immédiatement en danger la royauté, la population conditionnée et tenue à l’écart de la réalité par le secret subissait sans révolte significative.

Il fallut 75 ans et le poids de la misère par la ruine fiscale pour que la population descende dans la rue et casse tout, après que les intellectuels dits des lumières aient démystifié le secret, cassé la croyance divine dans le roi et conquis une minorité agissante. La majorité restant dans l’ignorance et la soumission la plus totale.

Revenons à nos soucis

Notre classe politique depuis les années 1970 est prise d’une folie initiatique et dépensière tout à fait équivalente à celle de Louis XIV, où elle et ses initiés se vautrent dans le pouvoir au mépris de toutes prudences financières et morales.

Elle cultive le secret, elle est indifférente à l’injustice, tout en affectant le contraire.

Malgré cela la majorité du pays lui fait encore largement confiance, mais la misère générée fait le lit d’une violence qui cherche à s’exprimer sans but précis ou constructif.

L’outil de Louis XIV était l’aristocratie ses prébendes et ses obligés, celui de notre classe politique est Bercy.

Bercy à elle seule regroupe toutes les tares d’un pouvoir en folie.

D’abord le secret et les lettres de cachet. Aucune information non maîtrisée n’émane de Bercy. Le secret y est la règle, ses employés le respectent tous, on peut supposer que dans le cas contraire ils savent que les sanctions encourues seraient pour eux insoutenables.

Les lettres de cachet sont les notifications fiscales qui suivent ou non un contrôle fiscal et qui sont un arrêt de mort sans possibilité de contestation, inconnues du public, elles aussi sont effectivement secrètes.

Bercy est l’outil qui prélève la dîme au profit des dirigeants sur l’énergie de la population. Sous couvert d’une répartition, dont personne ne voit la couleur, tous ceux qui travaillent perdent 80% de la valeur qu’ils créent, détournée par Bercy.

Bercy met les fonds ainsi volés à la population à la disposition de la classe politique pour conforter son pouvoir ou s’amuser au Monopoly mondial des affaires pour lequel elle est particulièrement peu douée.

Tout cela marchait très bien jusqu’à l’avènement d’internet.

L’ignorance entretenue par le secret, la délation accusant les acteurs économiques du vol en lieu et place de Bercy, permirent ce pillage à grande échelle sans que la population perçoive la réalité. Elle souffrait en silence, persuadée que c’est son destin.

Ceux qui percevaient la vérité étaient dévalorisés, ridiculisés par la justice, décrédibilisés par la propagande, jusqu’au jour ou internet s’est placé en observateur global pour tous.

L’intrusion sans précédent d’internet dans la vie publique et privée a mis au jour beaucoup choses, dont par exemple :

        – que l’exception française si vantée n’a pas que des qualités mais plutôt que des défauts,

            – que les favorisés de la république ont une vie sans aucun rapport avec les autres.

           – que le poids extrême de la fiscalité n’est pas une fatalité, d’autres y échappent.

          – que l’inversion des avantages liés à l’inactivité par rapport à ceux liés au travail n’est pas une règle mondiale.

         – Que des services publics en panne, des municipalités obèses, une justice aux abonnés absents n’est pas la marque d’une société moderne.

          – Que des hôpitaux à la ramasse, une population médicale en vrac payée au prix de l’ouvrier spécialisé après quinze ans d’étude ce n’est pas le fait du hasard.

          –  Qu’une éducation nationale qui fabrique principalement des illettrés, au sens large du mot, n’est pas respectable.

          – Que le monopole d’Etat sert principalement les employés de l’Etat, au détriment des assujettis.

          – Qu’une fiscalité délirante ruine les forces vives qui partent ailleurs.

          – Que la propagande ne remplace qu’un temps la réalité, qui a tendance à revenir au galop.

          – Que la propriété privée est l’ossature de notre société, la massacrer déstructure gravement la société, le lien social, l’objectif social, sans compensation crédible.

Ces constats et bien d’autres ont dans un premier temps découragé les français, brouillé leurs repères, les ont mis en état de sidération laissant la porte ouverte à tous les sectarismes, aux prédicateurs de malheur, aux complotistes et autres dérangés du cerveau.

De cette pagaille générée par Bercy sort aujourd’hui une violence qui n’a rien d’autre à proposer qu’elle-même.

Pendant ce temps Bercy, comme Louis XVI, se planque, fait semblant de mollir alors qu’il n’en est rien, n’imagine pas un seul instant revenir en arrière, s’excuser, rendre d’une façon ou d’une autre ce qu’elle a pris.

Bercy laisse la violence s’installer, se réjouit à l’idée que celle-ci, aveugle comme il se doit, finira par se mettre à son service, tant Bercy s’imagine le centre royal de tout, la légitimité divine, l’ordre et l’égalité, le droit, la légitimité.

Bercy ne mérite pas plus que Louis XVI, mais pas moins.

Bercy est la responsable de nos malheurs, de nos discordes, des violences actuelles, Bercy se cache, mais Internet voit Bercy, Bercy devra payer.

L’observation est la force qui modifie l’ordre des choses, Bercy est observée par le net, Bercy sera modifiée. Aujourd’hui ou demain, qu’importe ses jours sont comptés, M. Castaner n’y peut rien et M. Drouet pas grand-chose.

Bien à vous. H. Dumas
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